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Un monde littéraire...
Et bien plus...

        
La Arponneuse
L’amour n’a pas d’âge. On peut rencontrer la personne qui passera le reste de sa vie avec nous. Un instant à deux pour toujours, pourquoi pas ! Il est vrai que lorsque nous sommes jeune, c’est plus difficile de le comprendre. On se dit qu’une relation ne durera pas, que nous somme en permanence influencée par ce que véhicule la société. Ce qui suit prouve le contraire. Trouver sa moitié n’est pas une question d’âge, de dictat. Le sentiment amoureux est bien plus profond. Anna, qui va bientôt avoir quinze ans, découvre pour la première fois ce que c’est en rencontrant un garçon dans sa classe. Petit à petit, elle ressent différentes émotions en l’observant. Son cœur bat plus rapidement, ses yeux se mettent à briller. Cette sensation, qui la tient, est indescriptible. Un peu comme une photo floue. Ce jeune homme s’appelle Olli. Grand, fin comme une brindille. Il est très légèrement musclé. On n’a pas l’impression qu’il fait du sport. Sa façon de parler, de bouger, son style, tout est attirant. 

Un jour en cours de math le professeur demande aux étudiants de se mettre par deux pour un exercice. Il ne veut pas qu’il y ai d’élève seul dont associe directement un garçon avec une fille. Pas de meilleurs amis ensembles pour bavasser de tout et de rien. Il aime le calme. Anna se retrouve par hasard avec Olli. Au moment où il se dirige vers elle, impossible de bouger, de sortir un son. Dans sa tête, c’est l’explosion de joie et de peur. Le prof rappelle que cet exercice est noté. Ces quelques mots lui font un électrochoc. Il faut se ressaisir un peu. Une heure de travail en binôme ne doit pas être si compliqué que ça. Les minutes défilent lentement comme une fuite d’eau au goutte-à-goutte. Le jeune homme est très sérieux jusqu’à ce que la sonnerie retentisse dans ses oreilles. Il dérive sur un autre sujet que le devoir de math. Serait-ce une blague ? Où voudrait-il faire connaissance. En effet, la jeune Anna ne l’a pas laissé indifférent. Finalement, la gêne est partagée. Les amies de l’adolescente qui voient la scène ont le sourire aux lèvres. Après un appel des garçons le jeune Olli lui dit, « à plus tard ». Les filles courent demander à leur amie comment, c’était: 
« Alors?! Raconte-nous tout ! 
- Ben, rien. On a fait le devoir de math. 
- Non mais arrête ! On t’as vu discuter avec lui après la sonnerie.
- Oui, c’est vrai. On a échangé un peu. J’ai l’impression qu’il était gêné comme moi. Je ne sais pas trop si c’est une blague ou bien réel. 
- À mon avis c’est plutôt juste. Je ne l’ai pas vu parler à ses amis avant de se déplacer. Et si tu veux mon avis, vous allez bien ensembles.»

Les deux adolescents ne se connaissaient pas. Ils ont passé leur vie dans les mêmes écoles sans jamais se voir. Il y avait un groupe de fille et un de garçons. Elle n’y avait jamais prêté attention jusqu’à ce qu’il atterrisse dans sa classe. On peut passer une vie l’un à côté de l’autre sans jamais se connaître, se voir. Une seconde peut tout changer.  
À la suite de ces quelques mots, le groupe de filles se dirige vers la cours pour prendre une pause bien méritée. Il ne leur reste plus beaucoup de temps avant la reprise des cours. C’est une journée classique de collégienne. Le midi les filles n'ont qu'une heure pour déjeuner. Le centre de l'attention est Anna, qui vient de rencontrer un charmant jeune homme. Les filles lui demandent comment elle le trouve et surtout si elle veut sortir avec lui plus tard. À quoi bon mentir, son visage en dit long sur ce qu'elle pense à l”intérieur. C'est comme un livre ouvert. Si elle dit oui, pleins de questions vont s”enchaînées, non, on la traitera de menteuse. Dans tout les cas il n'y a pas d”issue possible. La journée suit son cours normalement, sans plus de questions. Les amies d'Anna ont utilisées tout leur stock. 

Le soir devant son ordinateur, la jeune fille reçoit une demande d'amie sur Facebook. C'est le binôme du cours de math qui veut faire connaissance, on dirait. Choqué par la situation, elle s'empresse de prendre son téléphone et envoyer une photo de la demande à ses amies. Les réponses ne tardent pas. «Accepte», «dis oui», «réponds lui»... Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour accepter la demande. Des l'instant ou elle donne son accord, Olli lui envoi un message. Troublé par celui-ci, quelques secondes lui sont nécessaires pour envoyer la réponse. Le temps lui parait interminable. 'est encore pire que de regarder un sablier qui est en marche. Finalement, la communication dure toute la soirée. Ils se trouvent tout deux des tas de points communs. Leur vie est à peu près similaire. 

Le lendemain lors de l'arrivée de la jeune Anna, c”est la folie. Kim, une de ses meilleures amies, lui demande le déroulé de la soirée sans plus attendre. Tous les détails sont importants. Pas une seule miette n'est perdu en cours de route. La journée peut se poursuivre comme d'habitude après cette interlude. Le jeune garçon en fait de même avec son groupe. Sans le savoir, ils ont des sentiments identiques. Ils ne savent comment les exprimer. Un coup de pouce ne leur ferait pas de mal. Les groupes d'amis décident de les aider un peu. Ils vont donc se retrouver dans un parc quelques jours après pour mettre au point un plan d'attaque. Trop compliqué de faire quelque chose de rapide, simple donc ils décident de leur dire tout simplement qu'ils se plaisent. Si ça ne marche pas, ils ne s'appellent plus par leurs prénoms. Et la magie opère finalement. Olli et Anna se retrouvent une semaine plus tard dans un coin de la cours. Ils sont envahis par la peur. Mais il faut bien commencer quelque part. Le jeune homme prend le départ, enfin c'est ce qu”il pense. Au même moment l'adolescente prend la parole. Ils se laissent mutuellement la parole comme ce que l'on peut trouver dans certains films américains. Un instant magique. Ne sachant que faire la jeune ado se tue pour que son homologue puisse en placer une. À la seconde ou elle, comprends que ses sentiments pour lui sont partagés, un sourire se dessine sur ses lèvres.
 
C’est l’étonnement pour le jeune homme qui ne comprend pas trop ce qui se passe. Tout d’abord, il pense que la jeune fille se fout de lui puis il se dit que ce n’est pas possible. Anna finis par lui dire qu’elle ressent la même chose. Soulagés d’un poids, les deux ados décident de se mettre en couple. Quelques jours plus tard, lors de l’arrivée devant l’établissement les élèves s’embrassent devant leurs camarades qui sifflent de joie. Certaines personnes sont tout de même dégoûtée d’assister à ce spectacle. La journée suit son cours normalement. Les amies de la jeune fille prennent le moment du déjeuner pour lui demander comment était ce baiser et le plus important, comment est ce qu’ils ont fait pour se mettre ensembles. La réponse fut des plus courtes. Le groupe ne s’attendait pas à si peu. Les filles insistent en vain. La vérité est là, sous leurs yeux. Même si elle est aussi simple. Cet événement est arrivé pendant une journée de cours. Les deux personnes se sont avoué leurs sentiments et ont décidées de se mettre ensembles. Bon et bien, les filles se contenterons de si peu finalement. Ce n’est pas assez savoureux, mais bon. Le repas se termine dans la joie et la bonne humeur. Anna sors avant ses amies pour aller retrouver son julot. Ils finissent la journée ensemble. On dirait un vieux couple par moment. Ça leur donne un certain charme. Justement, dans quelques semaines, ils seront pour la première fois seul tous les deux. Les parents du jeune homme partent en week-end en Italie pour leur anniversaire de mariage. Olli voudrait organiser un dîner aux chandelles comme ceux vu dans des films. 

Pour ne pas éveiller les soupçons quant à cette surprise, seul les meilleurs amies de la jeune fille sont prévenu. Il a besoin d’aide pour mettre en place cette soirée. Il a bien sûr demander aux parents d’Anna si c’était possible de l’inviter avant. Sans dire que sa famille ne serait pas là. Il ne faut pas inquiéter tout le monde. Le pire serait d’avoir le désaccord du père ou de la mère. Enfin bref. Tout est fait pour que le plan fonctionne. Il y a deux semaines pour tout préparer. C’est assez large pour voir tous les détails. Le jeune homme ne pense à rien d’autre que ce dîner aux chandelles. Chaque minute avec sa copine est un bonheur. Les discussions, les blancs, les regards. Il ne s’en lasse pas. [...]

Le moment tant attendu arrive. La jeune fille ne sait pas du tout ce qui se trame dans son dos. Le samedi soir, ses parents lui proposent d’aller dîner dans un restaurant un peu chic. Il faut qu’elle soit prête pour une heure bien précise. Le maquillage, les vêtements, la coiffure. Du vernis peut-être. C’est assez inattendu. Sur le coup, Anna se fait des films. L’adolescente croit que ses parents ont une nouvelle à lui annoncer du style, mariage, divorce ou enfant. Pas préparé, un vent de panique commence à monté. À 18 h 30, la sonnette sort la jeune fille de ses réflexions. Le couple d’adultes lui demande d’aller ouvrir la porte le temps qu’ils finissent de se mettre sur leur trente et un. Surprise ! C’est Olli en costume qui se tien devant la porte. Pourquoi est-il la ? :
« Bonjour, Olli ! Qu’est-ce que tu fais ici ? 
- Je suis venu te chercher pour une surprise. 
- Désolé, mais ça ne sera pas possible ce soir. Je sors avec mes parents. Je crois qu’ils ont une nouvelle à m’annoncer. 
- T’inquiètes pas, on va trouver une solution. 
- Ma chérie, vas-y. On va rester à la maison nous. 
- Mais...! Qu’est-ce que vous faites an pyjama?! Et notre dîner ?! 
- Il n’y a pas de sortie au restaurant. C’était un prétexte pour que tu te prépares. Vas-y et amuse-toi bien. Ah et n'oublie pas ton sac. 
- Mon sac?!
- Il est dans le placard de l’entrée. Ne me demande pas ce qu’il contient, ce n’est pas moi qui l’ai préparé. À ce qui paraît après le dîner, tu retrouves tes amies pour une soirée pyjama.»
La jeune fille est surprise. Un grand sourire se dessine sur son visage. 
Ce qu’elle ne sait pas, c’est que le sac a été préparé par ses meilleures amies en prévision de la soirée avec Olli. La famille du couple ne sait pas ce qui se trame. Fort heureusement le plan a été millimétré. Les deux adolescents partent chez le jeune homme pour un petit dîner en amoureux. Lors de leur arrivée, il dépose son sac dans l’entrée. Une visite des lieux lui est proposée. Cet endroit est assez minimaliste. Peu d’objets sont visibles. Une table est installée avec des bougies et de quoi ce sustenté. Du soda, un peu de jus de fruit. Le menu est simple. 


Après un bon repas et quelques instants de discussion, les regards des deux amoureux se croisent. Une étincelle se produit. Ils s’avancent l’un et l’autre, lentement dans la même direction. Leurs lèvres deviennent de plus en plus proche. C’est un moment où ils ne pensent plus à rien. Seul l’amour présent dans la pièce les guide. La chaleur du moment se ressent dans le salon. Un baiser langoureux débute. C’est comme ce qui est visible dans les films. La passion, la chaleur, l’instant ou rien d’autre ne peut casser cette magie. 

Olli et Anna se lèvent de leurs chaises tout en s’embrassant. L’envie de continuer les dévore petit à petit. Ce n’est pas habituel. La première foi qu’une telle chose se produit, mais, envahi par le plaisir de l’instant, aucun ne s’arrête. Ils continuent tous deux en direction de la chambre du jeune homme. C’est un moment magique, qui se profile. Totalement imprévu, improvisé sans protection. La jeune femme n’ose pas dire que c’est sa première fois tout comme son homologue. 

Les yeux dans les yeux, ils se comprennent. Tout doucement, à tâtons, leur passion s’enflamme. Une heure, plus tard, ils se regardent, tout sourire. Un soupir s’entend, sortant du plus profond de leur être. Le jeune homme, la jeune femme sont dans un état de bonheur absolu. Rien ne peu les perturber. Pas l’ombre d’un regret, doute. Après cela, les deux jeunes amoureux décident de se poser devant un film. La télé allumée, il ne reste plus qu’à choisir lequel retiendra leur attention pour le reste de la soirée. 

Aux alentours de minuit, les amies d’Anna appellent sur son smartphone pour savoir quand elle sera là. Ne voulant pas partir, la réponse tarde un peu. Olli lui fait comprendre qu’il ressent la même chose, mais, que malheureusement, rester cette foi-ci lui est impossible. Malgré cette folle envie de passer la nuit avec sa bien-aimée, le garçon la laisse partir. À peine le pas de la porte franchie, un SMS arrive disant « tu me manques déjà ». Tous pleins de sentiments se dégagent dans l’atmosphère. Une légèreté était palpable. Les meilleurs amis d’Anna lui demandent les détails. Sans un mot, elle fait comprendre que le moment fut magique. Une première fois qui l’a enchantée. La magie du regard. Le groupe de filles fait un grand sourire sans en dire plus. La soirée ce fini dans la joie et la bonne humeur. Tout le monde s’endort sans grande difficulté. Le lendemain, la jeune Anna se trouve sur un nuage. Elle pense avoir rêver ces moments magiques mais, redescend sur terre au moment ou elle comprend que ça ne l’est pas. Le jeune garçon lui envoi un message pour lui rappeler cet instant de bonheur. Le groupe d’amies prend un petit-déjeuner ensemble en rigolant. Pendant ce temps, hors du temps, la jeune Anna rêvasse à sa soirée d’hier. Ce fut tellement magique qu’elle ne put résister à y repenser se demandant s’il ne faisait de même. Après tout pourquoi-pas, tout est possible ! 

Une des amies, Vivia, qui remarquait tout, proposa d’aller faire un peu de shopping histoire de sortir un peu. « Elle disait que je devais me faire belle pour mon copain » sortie la jeune femme à ses amies. Drôle de chose, non, vérité, un peu ! Quoi de mieux que des nouvelles fringues ?! Rien si ce n’est de les porter ensuite. Après une folle journée, il est temps de rentrer à la maison. Le groupe se sépare lorsqu’il arrive à l’arrêt de bus. Habitant à des endroits différents, il est nécessaire de se disperser un peu. Au bout d’une vingtaine de minutes de trajet, la jeune femme retrouve ses parents tout sourire. Elle s’attend à une série de questions sur ce qui s’est passé. Pour ne pas avoir de gêne, les détails leur son épargné. Il est juste question d’un repas et d’une soirée pyjama. Après tout ce qui est à Vegas reste à Vegas ! 

Le moment défile à une vitesse, pas le temps de se poser pour déballer les nouvelles affaires. Lors du dîner, toute la journée, est passée au crible. Tout est raconté sur les derniers achats. La maman demande à voir tout ce qui se trouvait dans les sacs de sa fille. Celle-ci lui fait une présentation rapide. Une fois libre une petite main saisi le téléphone et appelle Olli. Il lui manquait depuis la fin de leur soirée. Une histoire de rien, de tout à la fois. Le couple passe au moins deux bonnes heures au téléphone. Le sommeil finit par les rattraper, ce qui coupe le mouvement. Un baiser plus tard, tout le monde est au lit. Livre en main, les yeux se ferment petit à petit en destination du pays des rêves. Les jours passent et ne se ressemblent jamais. Tous plus beaux les uns que les autres. 
Environ un mois après ce premier rendez-vous amoureux, le jeune couple remet ça. Cette fois-ci, tout est différent. Ils se retrouvent dans une cabane. Celle d’Anna lorsqu’elle était enfant. On lui avait construit non loin de chez elle dans les bois pour ses réunions entre amies. Tous ses secrets s’y cachaient. Ils avaient amené un ordinateur histoire de regarder des films en amoureux. Pour le dîner, fast-food, bougies et ambiance tamisée. Grâce au smartphone du jeune homme, ils avaient Internet. C’était un élément essentiel pour regarder des longs-métrages. De fil en aiguille, le couple tombe sur des vidéos qu’ils ne devraient pas regarder. Une chose en entraînant une autre, leur curiosité est piquée. Ils se décident à regarder un film porno. 
Ce n’est pas commun. On ne leur avait jamais parlé de cela. Apparemment, ce ne fut pas utile. Enfin bon, c’est surtout que les parents n’y voyaient pas grand intérêt. Avec Internet, on peut tout apprendre, disaient-ils. Il est vrai que c’est une mine d’or, mais tout de même. Il y a des choses à savoir avant de s’y perdre. Finalement, ce n’était pas si mal. Le film pornographique a éveillé des désirs en eux. Sans plus attendre, un baiser langoureux commence. Dans le même temps, les deux adolescents se déshabillent tel un éclair. En moins de deux, ils se retrouvent à même le sol à se faire l’amour sauvagement. On dirait des bêtes de foire. Ils hurlent de plaisir à s’en rompre les cordes vocales. Après un moment de plaisir charnel, le calme revient. 

Le jeune homme est allongé au côté de la jeune femme sans dire un foutre mot. La respiration, rapide, brève, les yeux brillants de plaisir. Quant à la jeune Anna, la respiration se fait beaucoup plus intense. Elle recommencerait bien, mais il est temps de rentrer. Ses parents risqueraient de s’inquiéter un peu. Se disant que ce fut un moment merveilleux le jeune couple enfilait ses vêtements à toute vitesse. Avant de se quitter, ils se jurent de garder cela secret même pour les amis les plus proches. D’un commun accord, ils s’embrassent et descendent de la cabane. Sans le savoir, ils venaient de se trouver une nouvelle passion. Cela peut paraître bizarre, mais, ça ne l’est pas pour eux. Quelques jours plus tard, environ une semaine Anna commence à se sentir patraque le matin. La nausée et des vomissements. Ils surviennent de nulle-part, selon elle. Ne sachant pas à quoi cela peut être du, elle prend un rendez-vous chez le médecin de famille. Lui pourra lui dire ce que c’est. Le cabinet étant plein le matin, il préfère se déplacer et aller la voir l’après-midi. À sa grande surprise pas de gastro. Elle n comprend pas. Pour elle vomi = gastro. Sauf qu’elle avait oublié l’essentiel. Ses cours d’SVT. Comment s’en rappeler lorsqu’on est malade, ce que l’on suppose être une maladie. Le verdict tombe ! Anna n’est pas malade, pas vraiment ! C’est un heureux événement qui l’attend. Le médecin lui annonce qu’elle est enceinte d’un mois, un peu plus environ. Elle n’a que 8 semaines pour décider si elle le garde ou non. Au début, aucun mot ne sort. Le médecin lui prescrit des compléments alimentaires ainsi que divers examens à réaliser. À la fin, il lui dit qu’elle peut être accompagnée psychologiquement si elle le souhaite. Bouche baie, elle raccompagne le médecin à la porte et le remercie. Comment va-t-elle faite pour l’annoncer à sa famille, ses amies, son copain ?! Tant de questions, pas de réponses. C’est la panique qui s’installe pour laisser place à des douleurs à l’estomac. Se rendant compte que ce n’est potentiellement pas très bon, il lui faut se calmer un peu. La jeune femme prend de grandes inspirations et respire le plus lentement possible. Il lui faut chasser toutes les questions qui lui trottent dans la tête. Une fois calmée, elle prend son ordinateur pour regarder quelques vidéos sur Internet. Les douleurs s’estompent petit à petit. Le calme revient dans son esprit. Il lui faut tout de même chercher une bonne façon de l’annoncer à sa famille, son copain et les parents du copain en question. Il n’est pas question de le cacher. Puis elle ne sait que faire. Le garder ou non-tel est la question. 

Le soir, lorsque ses parents arrivent, la tension monte pour Anna. Quelques minutes le temps qu’ils se posent et le moment tant redouté arrive. Plutôt sera le mieux. Comme on dit, faute avouée, à moitié pardonné. Après une grande inspiration, la peut-être future maman appelle ses parents : 

« Papa, maman, vous pouvez venir un instant ? 
- Oui ! On arrive ! 
- Mettez-vous sur le canapé. 
- D’accord. 
- écoutez, j’ai quelque chose à vous dire ! Mais avant, promettez-moi de ne pas vous énerver ! 
- On te le promet ! Qu’est-ce qui se passe ? 
- je ne sais pas si c’est bien ou non, mais ce n'était pas prévu. C’était un accident ! Enfin, si je peux dire. 
- Tu nous fais peur ! 
- Bon voilà ! Vous vous souvenez de ce dîner surprise avec mon copain ? 
- Oui ! 
- nous n’avons pas fait que manger. Étant donné que nous l’avions jamais fait. « La chose »
- Quelle chose ?
- Euh... L’amour (gênée)
- C’est ça ta nouvelle ? 
- Non ! En fait, c’est le résultat de cet amour dont j’aimerais vous parler. Il y a quelques jours, j’ai commencé à avoir des nausées et vomir le matin. J’ai appelé le médecin qui est venu me voir un peu en urgence... Je suis enceinte.»

Elle se met à pleur pensant qu’elle se ferait engueuler. E résultat fut inattendu. Ses parents ne crièrent pas. La minute suivante était riche de silence et de larmes. La mère comprenant les pleure. Elle dit alors « ne pleure pas », « on ne va pas te crier dessus ». Tout deux lui dirent que c’était ainsi et qu’ils seraient avec elle quoiqu’elle décide. Soulagée, la jeune femme sourie. Elle décide donc, d’appeler son copain pour le lui annoncer. Sur le coup, sa mère lui explicite qu’il est préférable d’aller le voir. Il est vrai que par téléphone s'est plus compliqué. Une dizaine de minutes plus tard, toute la petite famille débarque chez Olli qui ne s’y attendait pas. Anna commence par le prendre à part. On ne s’attend pas à pareille nouvelle. Parfois, la vie en décide autrement. L’amour aura raison du reste. Une surprise arrive sans prévenir. Un brin de stress surgi de nulle-part. La jeune femme commence à avoir très mal au ventre, mais se met à respirer lorsque le jeune Olli lui demande ce qu’il y a. Après une courte pause la nouvelle tombe. Impossible pour lui de ne rien dire. Le choc positif, négatif, quel qu’il soit est bel et bien là ! L’amour, plus fort que tout l’emporte. La seule réponse fut « quoi que tu choisisses, je t’aimerais toujours ! Je te soutiendrais » Il lui fait promettre une chose, lui dire si elle décide de ne pas garder cet enfant avant d’avorter. Non pas pour l’en empêcher mais, l’accompagner dans cette épreuve. 
Par la suite, la petite famille se réunit dans le salon. Cela ne pouvait pas être pire que la première annonce. La jeune Anna se lève et prend la parole. Les parents du jeune homme n’ont pas de mots lorsqu’ils entendent les termes maman et enceinte. Ils esquissent un sourire, petit, qui s’agrandit peu à peu après. C’est peut-être un peu tôt, mais ils sont contents. À la grande surprise Anna ne c’est pas faite engueuler comme elle le pensait. Même si une part de stress reste, elle se trouve mieux. Maintenant, il lui faut choisir entre garder cet être qui grandit en elle ou non. 

Après un ou deux jours de réflexion, la jeune future maman annonce qu’elle garde cet enfant. Pour ce faire, elle convoque une réunion de famille. Une grande première. Lors de ce moment personne des adultes ne se doute de la chose en question. Le petit copain s’interroge. Après une longue respiration, la réponse arrive. « Je le garde » une fois le moment passé, la pression redescend. La famille réunie au complet en profite pour prendre un goûter et fêter cela. Les futurs grands-parents sont heureux. Malgré le jeune âge d’Anna, pas d’opposition. Le jeune couple s’aime passionnément de toute façon, aucune raison que ça ne se passe mal. Et puis il n’y a pas vraiment d’âge approprié. Les conditions sociales, la société actuelle, ne doivent pas influencer un choix. Ce n’est pas la société qui porte un enfant, mais une personne. On pourrait croire que c’est effrayant. 

En fait non. Il faut comprendre, apprendre pour savoir. La décision dans l’absolu n’appartient qu’à une personne. Les réjouissances se finissent tranquillement après un bon dîner. Les jeunes amoureux se font un dernier baiser avant de se dire au-revoir. Le temps avance avec le premier rendez-vous médical depuis la découverte de cette grossesse. Olli et Anna sont accompagnés par leurs parents qui se posent dans la salle d’attente du cabinet. Au bout de quelques minutes, tout va pour le mieux. L’embryon se développe bien. Il a la taille d’une bille à peu près. On peut le voir qui est posé sur la paroi de l’utérus. Ce n’est pas si mal. Pour le moment difficile de créer un lien avec cet enfant en ne voyant pas de corps. Ça ne saurait tarder disent les parents à l’unisson. 

Dans quelques semaines/mois, tout changera. Qui dit que ça sera mieux. La jeune femme a du mal à réaliser qu’elle va avoir un bébé. Quant à son copain, c’est l’amour fou, l’ignorance totale, le questionnement permanent. Il ignore tout de la maternité. Fort heureusement, on lui en explique le plus possible pour ne pas trop le perdre. Quelques semaines passent, le troisième mois arrive très rapidement. Le couple songe à le dire à ses amis. Ne sachant pas ce qui se passera, ils n’y vont pas très serein. 

Le matin devant leur collège, tout le monde les attends. Pour plus de simplicité, de discrétion, le groupe prend la direction du parc juste à côté. La première demande, ne pas rire de la situation. Il faut aussi jurer de ne pas parler de cela en public. Toute la situation semble étrange, mais elle ne l’est pas. « Bon voilà ! Ce n'est pas facile alors je me lance. De toute façon ça se verra dans quelque temps ! Je suis... Enceinte !»

À la surprise générale, tout le monde ouvre grand les yeux. « Oui, je suis bien enceinte ! Et c’est Olli le père !» Personne donne l’impression de comprendre puis ils se mirent à dire félicitation. Le jeune couple se sent soulagé quelque peu. 
Les choses avancent dans la bonne direction. L’école est prévenue que le sport est interdit à Anna pendant un temps, sans en informer les raisons. Il vaudrait mieux pas que l’information se répande dans l’école. Un certificat de l’hôpital est délivré à la CPE pour que cela soit plus officiel. Disons qu’un simple papier de médecin serait plus suspect. Le professeur de sport m’apprécie guère qu’un étudiant ne vienne pas à son cours. Lors de la première heure d’étude, après la délivrance du dit papier, il force la jeune femme à participer. Il se rend vite compte que c’est une erreur lorsqu’Anna tombe à terre et se tord de douleur à l’estomac. Elle est envoyée sur le banc. Dorénavant, elle ira en salle de permanence. Les amies de l’adolescente crient sur le prof qui ne cesse de les menacer d’heures de colle. Lors de l’incident une des filles l’accompagne sur le banc. Il faut la rassurer un peu. Le corps faible, elle parvient difficilement jusqu’au banc de touche. Les deux amies se mettent à discuter un peu. Le moment vient de demander si le prof est au courant. « Non, je n'ai rien dit.» Lubna s’étonne un peu avant de réaliser l’étendu de la situation. « Pourquoi j’ai demandé ça?! Je suis stupide » la réponse fut immédiate. « Tu n’es pas bête, c’est normal de poser ce genre de question. Et puis c’est tout nouveau » 
« C’est vrai, tu as raison.» Ne voulant pas continuer la séance Lubna dit au prof qu’elle reste avec son amie pour le cas ou. Sans broncher « oui, c’est bon !» Une bonne discussion plus tard le cours se fini. Plus de douleurs au ventre, de gêne. La journée peut reprendre son cours. Lors de la pause-dèj, le groupe d’amis se retrouve à la cantine pour manger. Ils parlent de tout et de rien. Les garçons rigolent pendant que les filles parlent grossesse. Il leur est demandé de rester discrètes le dessus.
 
Les jours passent, le ventre de la future maman commence à se voir un peu. À l’approche du troisième mois, le stress monte. Si tout va bien, il faudra faire une annonce au reste de la famille. Que de choses à penser. Dans deux semaines, c’est l’échographie des trois mois. Le jeune couple l’attend avec impatiente. Un moment pareil ne peut qu’être merveilleux. Lorsqu’Anna se regarde dans un miroir, aucun détail n’est épargné. Elle caresse son ventre, le scrutant avec attention. 

Avec un accord mutuel des parents, Olli peut aller voir Anna les vendredi soir et vice-versa. Ils se posent dans la cabane et continuent de regarder des films pornos de temps en temps. Ce genre de vidéo les fascine. Ils se disent imaginer reproduire certaines des scènes. C’est leur petit secret. Personne ne le sait, personne, sauf eux. La vie est ainsi faite. La première semaine se fait longue. Chaque heure de cours passe plus lentement que d’habitude. Une solution lui traverse l’esprit, dormir. Les tentatives furent infructueuses. Le sommeil ne vint pas. Seules les nausées matinales se faisaient sentir. Fort heureusement des toilettes sont mises à disposition à chaque étage de l’établissement. Les professeurs ne savent pas la réalité de la situation. Ils sont seulement contraints à la laisser aller et venir pour cause de maladie. Non seulement, c’est contraignant, mais, en plus, perturbant pour les autres qui n’ont pas cette possibilité. Les amis savent, comprennent. Le reste est jaloux. La réalité ne fait pas rire. Le week-end arrive, l’impatiente grandit. Le couple doit aller au cinéma regarder le dernier blockbuster. Pop-corne, bonbons, tout ce qui est possible, les accompagnera lors de cette séance. 

Le conducteur, ce jour, est le père d’Olli. Toujours un peu inquiet pour Anna, il préfère éviter qu’elle prenne les transports en communs. La jeune femme est comme un coq en pâte. Des fois elle aimerais tout de même être tranquille. Repensant à ce qui pourrait arriver, cette envie lui est coupé net. Il est préférable de se trouver avec un adulte sachant que faire en cas d’urgence. Un bon samedi en perspective. Tout se déroule comme prévu. D’ailleurs bien plus vite que la semaine. Serait-ce une bonne nouvelle ! Possible. Anna est pressée que ses nausées disparaissent. Sa mère lui explique que ça peut durer jusqu’au second trimestre. Chaque grossesse est différente, ce qui ne rassure pas la jeune fille. Disons que ce n’est pas très glamour. 

La seconde semaine passe comme une lettre à la poste. Le jour de l’échographie arrive plus vite que l’éclair. Voulant éviter de louper les cours, le rendez-vous est prévu le samedi. Plus de simplicité pour la jeune famille. Lors de cet examen, un petit être pointe le bout de son nez. On distingue un petit corps sur le moniteur. La future maman fond presque en larmes à la vue de son enfant. Ça y-est ! Elle réalise qu’elle va avoir un enfant. Elle va devenir maman ! À la sortie du cabinet, elle montre les clichés à ses parents, beaux-parents, émerveillé. Les larmes leur montent aux yeux. La joie se ressent dans la pièce. Le retour se passe dans le bonheur de l’instant. Le jeune couple veut fêter ça. En cette occasion, ils se retrouvent dans la cabane d’Anna pour pratiquer leur petit plaisir coupable. Leur regard se croise. La passion et la chaleur sont palpables dans la petite pièce. Le début d’un baiser long et langoureux. La chaleur est telle que les deux amoureux commencent à se déshabiller. Le jeune homme sort son ordinateur et l’installe sur une caisse en bois. Ils lancent un premier film pornographique. Celui-ci leur donne des idées. Ils sont excités rien qu’a l’idée d’essayer. Tout est organisé, millimétré. Rien de ce qui se passe dehors ne peut les perturber. Il n’y a là que plaisir, passion, amour. Lors de la fin du petit jeu d’amour, tout est rangé. Un dernier baiser. Retour à la maison. Anna se sent un peu fatiguée. À la maison, elle prend une bonne douche avant de se mettre au lit devant un bon film. 
Pas le temps de finir, l’heure du dîner arrive. La petite famille échange sur divers sujets le temps des informations. Ils mangent toujours la télé allumée le soir. Pas le temps de prendre un dessert : « Je suis fatigué, je vais aller me coucher ». 
Un câlin plus tard la voilà dans sa chambre un livre à la main. Quelques pages, les yeux se ferment petit à petit. Anna pose sa lecture à son chevet, éteint la lumière avant de plonger dans le royaume des rêves. Le week-end fini, l’école reprend à la normal. Tout se passe bien pour le moment. Les symptômes de grossesses s’atténuent comme si Anna devenait une personne pas enceinte. Les nausées sont encore là, mais moins longues. Les nausées sont encore là mais moins longues. La jeune femme ressent un regain d’énergie malgré l’apparition d’un gros ventre, personne ne voit ce qui se passe. C’est l’automne, il fait froid, un pull ne serait pas de refus. On pourrait croire qu’elle a simplement pris du poids. Comme quoi les vêtements changent tout. [...] 

Le quatrième mois est passé à une vitesse folle. Aucun symptôme ressenti, aucun mouvement. Le bébé se fait discret. On en oublierait presque qu’il y a un bébé qui grandit. La vie reprend un cours normal. La jeune femme profite de ses amies le plus possible. Lors des cours de sports, les filles prétextent avoir leur règles pour ne pas participer, retrouver Anna et se marrer, le temps d’une séance. Elles y vont à tour de rôle pour plus de crédibilité. S’agirait-il du point faible de ce professeur. Malheureusement oui. Ayant un enfant adolescent à qui il a donné une éducation spéciale, rien ne pourrais laisser penser le contraire. Il dit alors que lorsque les filles ont leur règle, il ne faut pas les déranger. Ce serait une période très délicate. « C’est surtout un bon moyen de l’avoir, oui!» Se disaient les filles de la classe. 

La jeune femme ne faisait pas de sport, mais, dansait en soirée. Elle prétextait des soirées pyjama avec des copines pour s’échapper. Personne ne se douterait de la supercherie. Les parents de ses amies ne savaient même pas pour le futur enfant. Ce ne fut pas voulu. Entre les soirées, les sortis shoppings, les balades dans le parc, les jeux un peu fous, pas de pause. Anna courait dans tous les sens se sentant pleine d’énergie. Ce quatrième mois passait comme une lettre à la poste. La mère de l’adolescente lui demandait un peu comment elle se sentait. Les réponses furent très brèves. « Je me sens très bien ». Que des affirmations !

Le cinquième mois commence à peine, la jeune femme a un rendez-vous important. C’est le moment de découvrir le sexe de son futur enfant. Le petit-ami l’accompagne comme à l’habitude. Sachant l’emploi du temps compliqué du jeune couple, les entretiens se font toujours le samedi. Cette foi-ci, seule le père de la jeune fille peut les y conduire. « Remarque, cela leur permettra de garder la surprise.» Dirent les parents en chœur. Ils auraient pu venir, mais ils ne voulaient pas savoir trop tôt. Il fallait faire une annonce officielle. 

C’est là que le couple eu une idée. Ils ont demandé à la meilleure amie d’Anna de venir avec eux. Le médecin lui donnerait une enveloppe avec le sexe du bébé. Le couple n’en saurait rien. Lubna, organiserait une gender reveal. Pas de chichi, juste un gâteau et quelques ballons. Une fois l’enveloppe en main la jeune femme filait chez son pâtissier lui annoncer la couleur, qu’il puisse finir la préparation. Cela lui prendrait une heure ou deux. Quelques décorations plus tard, un beau cake arrive sur la table. Olli et Anna prennent un grand couteau pour couper la première part. L’intérieur est violet, c’est une fille. Heureux, les deux amoureux s’embrassent devant toute l’assemblé. La petite fête est réussie. Un peu de musique, tout le monde danse. La jeune Anna profite du moment pour se déhancher. 

La suite des événements était inattendue. Personne ne, c’était douté que cela pourrait être aussi grave. Danser, chose totalement banale pour un adulte/enfant/adolescent qui n’a aucun souci particulier. Pour une femme enceinte... C’est à double tranchant... Soit rien ne se produit, soit c’est le chaos. Lors du passage d’une musique particulière, un accident survint. Anna se met lentement à terre, se tordant de douleur au ventre. Ni une ni deux les beaux-parents saisissent le premier téléphone trouvé, appellent les urgences.

Les joies de l'amour

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L’amour n’a pas d’âge. On peut rencontrer la personne qui passera le reste de sa vie avec nous. Un instant à deux pour toujours, pourquoi pas ! Il est vrai que lorsque nous sommes jeune, c’est plus difficile de le comprendre. On se dit qu’une relation ne durera pas, que nous somme en permanence influencée par ce que véhicule la société. Ce qui suit prouve le contraire. Trouver sa moitié n’est pas une question d’âge, de dictat. Le sentiment amoureux est bien plus profond. Anna, qui va bientôt avoir quinze ans, découvre pour la première fois ce que c’est en rencontrant un garçon dans sa classe. Petit à petit, elle ressent différentes émotions en l’observant. Son cœur bat plus rapidement, ses yeux se mettent à briller. Cette sensation, qui la tient, est indescriptible. Un peu comme une photo floue. Ce jeune homme s’appelle Olli. Grand, fin comme une brindille. Il est très légèrement musclé. On n’a pas l’impression qu’il fait du sport. Sa façon de parler, de bouger, son style, tout est attirant. 

Un jour en cours de math le professeur demande aux étudiants de se mettre par deux pour un exercice. Il ne veut pas qu’il y ai d’élève seul dont associe directement un garçon avec une fille. Pas de meilleurs amis ensembles pour bavasser de tout et de rien. Il aime le calme. Anna se retrouve par hasard avec Olli. Au moment où il se dirige vers elle, impossible de bouger, de sortir un son. Dans sa tête, c’est l’explosion de joie et de peur. Le prof rappelle que cet exercice est noté. Ces quelques mots lui font un électrochoc. Il faut se ressaisir un peu. Une heure de travail en binôme ne doit pas être si compliqué que ça. Les minutes défilent lentement comme une fuite d’eau au goutte-à-goutte. Le jeune homme est très sérieux jusqu’à ce que la sonnerie retentisse dans ses oreilles. Il dérive sur un autre sujet que le devoir de math. Serait-ce une blague ? Où voudrait-il faire connaissance. En effet, la jeune Anna ne l’a pas laissé indifférent. Finalement, la gêne est partagée. Les amies de l’adolescente qui voient la scène ont le sourire aux lèvres. Après un appel des garçons le jeune Olli lui dit, « à plus tard ». Les filles courent demander à leur amie comment, c’était: 
« Alors?! Raconte-nous tout ! 
- Ben, rien. On a fait le devoir de math. 
- Non mais arrête ! On t’as vu discuter avec lui après la sonnerie.
- Oui, c’est vrai. On a échangé un peu. J’ai l’impression qu’il était gêné comme moi. Je ne sais pas trop si c’est une blague ou bien réel. 
- À mon avis c’est plutôt juste. Je ne l’ai pas vu parler à ses amis avant de se déplacer. Et si tu veux mon avis, vous allez bien ensembles.»

Les deux adolescents ne se connaissaient pas. Ils ont passé leur vie dans les mêmes écoles sans jamais se voir. Il y avait un groupe de fille et un de garçons. Elle n’y avait jamais prêté attention jusqu’à ce qu’il atterrisse dans sa classe. On peut passer une vie l’un à côté de l’autre sans jamais se connaître, se voir. Une seconde peut tout changer.  
À la suite de ces quelques mots, le groupe de filles se dirige vers la cours pour prendre une pause bien méritée. Il ne leur reste plus beaucoup de temps avant la reprise des cours. C’est une journée classique de collégienne. Le midi les filles n'ont qu'une heure pour déjeuner. Le centre de l'attention est Anna, qui vient de rencontrer un charmant jeune homme. Les filles lui demandent comment elle le trouve et surtout si elle veut sortir avec lui plus tard. À quoi bon mentir, son visage en dit long sur ce qu'elle pense à l”intérieur. C'est comme un livre ouvert. Si elle dit oui, pleins de questions vont s”enchaînées, non, on la traitera de menteuse. Dans tout les cas il n'y a pas d”issue possible. La journée suit son cours normalement, sans plus de questions. Les amies d'Anna ont utilisées tout leur stock. 

Le soir devant son ordinateur, la jeune fille reçoit une demande d'amie sur Facebook. C'est le binôme du cours de math qui veut faire connaissance, on dirait. Choqué par la situation, elle s'empresse de prendre son téléphone et envoyer une photo de la demande à ses amies. Les réponses ne tardent pas. «Accepte», «dis oui», «réponds lui»... Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour accepter la demande. Des l'instant ou elle donne son accord, Olli lui envoi un message. Troublé par celui-ci, quelques secondes lui sont nécessaires pour envoyer la réponse. Le temps lui parait interminable. 'est encore pire que de regarder un sablier qui est en marche. Finalement, la communication dure toute la soirée. Ils se trouvent tout deux des tas de points communs. Leur vie est à peu près similaire. 

Le lendemain lors de l'arrivée de la jeune Anna, c”est la folie. Kim, une de ses meilleures amies, lui demande le déroulé de la soirée sans plus attendre. Tous les détails sont importants. Pas une seule miette n'est perdu en cours de route. La journée peut se poursuivre comme d'habitude après cette interlude. Le jeune garçon en fait de même avec son groupe. Sans le savoir, ils ont des sentiments identiques. Ils ne savent comment les exprimer. Un coup de pouce ne leur ferait pas de mal. Les groupes d'amis décident de les aider un peu. Ils vont donc se retrouver dans un parc quelques jours après pour mettre au point un plan d'attaque. Trop compliqué de faire quelque chose de rapide, simple donc ils décident de leur dire tout simplement qu'ils se plaisent. Si ça ne marche pas, ils ne s'appellent plus par leurs prénoms. Et la magie opère finalement. Olli et Anna se retrouvent une semaine plus tard dans un coin de la cours. Ils sont envahis par la peur. Mais il faut bien commencer quelque part. Le jeune homme prend le départ, enfin c'est ce qu”il pense. Au même moment l'adolescente prend la parole. Ils se laissent mutuellement la parole comme ce que l'on peut trouver dans certains films américains. Un instant magique. Ne sachant que faire la jeune ado se tue pour que son homologue puisse en placer une. À la seconde ou elle, comprends que ses sentiments pour lui sont partagés, un sourire se dessine sur ses lèvres.
 
C’est l’étonnement pour le jeune homme qui ne comprend pas trop ce qui se passe. Tout d’abord, il pense que la jeune fille se fout de lui puis il se dit que ce n’est pas possible. Anna finis par lui dire qu’elle ressent la même chose. Soulagés d’un poids, les deux ados décident de se mettre en couple. Quelques jours plus tard, lors de l’arrivée devant l’établissement les élèves s’embrassent devant leurs camarades qui sifflent de joie. Certaines personnes sont tout de même dégoûtée d’assister à ce spectacle. La journée suit son cours normalement. Les amies de la jeune fille prennent le moment du déjeuner pour lui demander comment était ce baiser et le plus important, comment est ce qu’ils ont fait pour se mettre ensembles. La réponse fut des plus courtes. Le groupe ne s’attendait pas à si peu. Les filles insistent en vain. La vérité est là, sous leurs yeux. Même si elle est aussi simple. Cet événement est arrivé pendant une journée de cours. Les deux personnes se sont avoué leurs sentiments et ont décidées de se mettre ensembles. Bon et bien, les filles se contenterons de si peu finalement. Ce n’est pas assez savoureux, mais bon. Le repas se termine dans la joie et la bonne humeur. Anna sors avant ses amies pour aller retrouver son julot. Ils finissent la journée ensemble. On dirait un vieux couple par moment. Ça leur donne un certain charme. Justement, dans quelques semaines, ils seront pour la première fois seul tous les deux. Les parents du jeune homme partent en week-end en Italie pour leur anniversaire de mariage. Olli voudrait organiser un dîner aux chandelles comme ceux vu dans des films. 

Pour ne pas éveiller les soupçons quant à cette surprise, seul les meilleurs amies de la jeune fille sont prévenu. Il a besoin d’aide pour mettre en place cette soirée. Il a bien sûr demander aux parents d’Anna si c’était possible de l’inviter avant. Sans dire que sa famille ne serait pas là. Il ne faut pas inquiéter tout le monde. Le pire serait d’avoir le désaccord du père ou de la mère. Enfin bref. Tout est fait pour que le plan fonctionne. Il y a deux semaines pour tout préparer. C’est assez large pour voir tous les détails. Le jeune homme ne pense à rien d’autre que ce dîner aux chandelles. Chaque minute avec sa copine est un bonheur. Les discussions, les blancs, les regards. Il ne s’en lasse pas. [...]

Le moment tant attendu arrive. La jeune fille ne sait pas du tout ce qui se trame dans son dos. Le samedi soir, ses parents lui proposent d’aller dîner dans un restaurant un peu chic. Il faut qu’elle soit prête pour une heure bien précise. Le maquillage, les vêtements, la coiffure. Du vernis peut-être. C’est assez inattendu. Sur le coup, Anna se fait des films. L’adolescente croit que ses parents ont une nouvelle à lui annoncer du style, mariage, divorce ou enfant. Pas préparé, un vent de panique commence à monté. À 18 h 30, la sonnette sort la jeune fille de ses réflexions. Le couple d’adultes lui demande d’aller ouvrir la porte le temps qu’ils finissent de se mettre sur leur trente et un. Surprise ! C’est Olli en costume qui se tien devant la porte. Pourquoi est-il la ? :
« Bonjour, Olli ! Qu’est-ce que tu fais ici ? 
- Je suis venu te chercher pour une surprise. 
- Désolé, mais ça ne sera pas possible ce soir. Je sors avec mes parents. Je crois qu’ils ont une nouvelle à m’annoncer. 
- T’inquiètes pas, on va trouver une solution. 
- Ma chérie, vas-y. On va rester à la maison nous. 
- Mais...! Qu’est-ce que vous faites an pyjama?! Et notre dîner ?! 
- Il n’y a pas de sortie au restaurant. C’était un prétexte pour que tu te prépares. Vas-y et amuse-toi bien. Ah et n'oublie pas ton sac. 
- Mon sac?!
- Il est dans le placard de l’entrée. Ne me demande pas ce qu’il contient, ce n’est pas moi qui l’ai préparé. À ce qui paraît après le dîner, tu retrouves tes amies pour une soirée pyjama.»
La jeune fille est surprise. Un grand sourire se dessine sur son visage. 
Ce qu’elle ne sait pas, c’est que le sac a été préparé par ses meilleures amies en prévision de la soirée avec Olli. La famille du couple ne sait pas ce qui se trame. Fort heureusement le plan a été millimétré. Les deux adolescents partent chez le jeune homme pour un petit dîner en amoureux. Lors de leur arrivée, il dépose son sac dans l’entrée. Une visite des lieux lui est proposée. Cet endroit est assez minimaliste. Peu d’objets sont visibles. Une table est installée avec des bougies et de quoi ce sustenté. Du soda, un peu de jus de fruit. Le menu est simple. 


Après un bon repas et quelques instants de discussion, les regards des deux amoureux se croisent. Une étincelle se produit. Ils s’avancent l’un et l’autre, lentement dans la même direction. Leurs lèvres deviennent de plus en plus proche. C’est un moment où ils ne pensent plus à rien. Seul l’amour présent dans la pièce les guide. La chaleur du moment se ressent dans le salon. Un baiser langoureux débute. C’est comme ce qui est visible dans les films. La passion, la chaleur, l’instant ou rien d’autre ne peut casser cette magie. 

Olli et Anna se lèvent de leurs chaises tout en s’embrassant. L’envie de continuer les dévore petit à petit. Ce n’est pas habituel. La première foi qu’une telle chose se produit, mais, envahi par le plaisir de l’instant, aucun ne s’arrête. Ils continuent tous deux en direction de la chambre du jeune homme. C’est un moment magique, qui se profile. Totalement imprévu, improvisé sans protection. La jeune femme n’ose pas dire que c’est sa première fois tout comme son homologue. 

Les yeux dans les yeux, ils se comprennent. Tout doucement, à tâtons, leur passion s’enflamme. Une heure, plus tard, ils se regardent, tout sourire. Un soupir s’entend, sortant du plus profond de leur être. Le jeune homme, la jeune femme sont dans un état de bonheur absolu. Rien ne peu les perturber. Pas l’ombre d’un regret, doute. Après cela, les deux jeunes amoureux décident de se poser devant un film. La télé allumée, il ne reste plus qu’à choisir lequel retiendra leur attention pour le reste de la soirée. 

Aux alentours de minuit, les amies d’Anna appellent sur son smartphone pour savoir quand elle sera là. Ne voulant pas partir, la réponse tarde un peu. Olli lui fait comprendre qu’il ressent la même chose, mais, que malheureusement, rester cette foi-ci lui est impossible. Malgré cette folle envie de passer la nuit avec sa bien-aimée, le garçon la laisse partir. À peine le pas de la porte franchie, un SMS arrive disant « tu me manques déjà ». Tous pleins de sentiments se dégagent dans l’atmosphère. Une légèreté était palpable. Les meilleurs amis d’Anna lui demandent les détails. Sans un mot, elle fait comprendre que le moment fut magique. Une première fois qui l’a enchantée. La magie du regard. Le groupe de filles fait un grand sourire sans en dire plus. La soirée ce fini dans la joie et la bonne humeur. Tout le monde s’endort sans grande difficulté. Le lendemain, la jeune Anna se trouve sur un nuage. Elle pense avoir rêver ces moments magiques mais, redescend sur terre au moment ou elle comprend que ça ne l’est pas. Le jeune garçon lui envoi un message pour lui rappeler cet instant de bonheur. Le groupe d’amies prend un petit-déjeuner ensemble en rigolant. Pendant ce temps, hors du temps, la jeune Anna rêvasse à sa soirée d’hier. Ce fut tellement magique qu’elle ne put résister à y repenser se demandant s’il ne faisait de même. Après tout pourquoi-pas, tout est possible ! 

Une des amies, Vivia, qui remarquait tout, proposa d’aller faire un peu de shopping histoire de sortir un peu. « Elle disait que je devais me faire belle pour mon copain » sortie la jeune femme à ses amies. Drôle de chose, non, vérité, un peu ! Quoi de mieux que des nouvelles fringues ?! Rien si ce n’est de les porter ensuite. Après une folle journée, il est temps de rentrer à la maison. Le groupe se sépare lorsqu’il arrive à l’arrêt de bus. Habitant à des endroits différents, il est nécessaire de se disperser un peu. Au bout d’une vingtaine de minutes de trajet, la jeune femme retrouve ses parents tout sourire. Elle s’attend à une série de questions sur ce qui s’est passé. Pour ne pas avoir de gêne, les détails leur son épargné. Il est juste question d’un repas et d’une soirée pyjama. Après tout ce qui est à Vegas reste à Vegas ! 

Le moment défile à une vitesse, pas le temps de se poser pour déballer les nouvelles affaires. Lors du dîner, toute la journée, est passée au crible. Tout est raconté sur les derniers achats. La maman demande à voir tout ce qui se trouvait dans les sacs de sa fille. Celle-ci lui fait une présentation rapide. Une fois libre une petite main saisi le téléphone et appelle Olli. Il lui manquait depuis la fin de leur soirée. Une histoire de rien, de tout à la fois. Le couple passe au moins deux bonnes heures au téléphone. Le sommeil finit par les rattraper, ce qui coupe le mouvement. Un baiser plus tard, tout le monde est au lit. Livre en main, les yeux se ferment petit à petit en destination du pays des rêves. Les jours passent et ne se ressemblent jamais. Tous plus beaux les uns que les autres. 
Environ un mois après ce premier rendez-vous amoureux, le jeune couple remet ça. Cette fois-ci, tout est différent. Ils se retrouvent dans une cabane. Celle d’Anna lorsqu’elle était enfant. On lui avait construit non loin de chez elle dans les bois pour ses réunions entre amies. Tous ses secrets s’y cachaient. Ils avaient amené un ordinateur histoire de regarder des films en amoureux. Pour le dîner, fast-food, bougies et ambiance tamisée. Grâce au smartphone du jeune homme, ils avaient Internet. C’était un élément essentiel pour regarder des longs-métrages. De fil en aiguille, le couple tombe sur des vidéos qu’ils ne devraient pas regarder. Une chose en entraînant une autre, leur curiosité est piquée. Ils se décident à regarder un film porno. 
Ce n’est pas commun. On ne leur avait jamais parlé de cela. Apparemment, ce ne fut pas utile. Enfin bon, c’est surtout que les parents n’y voyaient pas grand intérêt. Avec Internet, on peut tout apprendre, disaient-ils. Il est vrai que c’est une mine d’or, mais tout de même. Il y a des choses à savoir avant de s’y perdre. Finalement, ce n’était pas si mal. Le film pornographique a éveillé des désirs en eux. Sans plus attendre, un baiser langoureux commence. Dans le même temps, les deux adolescents se déshabillent tel un éclair. En moins de deux, ils se retrouvent à même le sol à se faire l’amour sauvagement. On dirait des bêtes de foire. Ils hurlent de plaisir à s’en rompre les cordes vocales. Après un moment de plaisir charnel, le calme revient. 

Le jeune homme est allongé au côté de la jeune femme sans dire un foutre mot. La respiration, rapide, brève, les yeux brillants de plaisir. Quant à la jeune Anna, la respiration se fait beaucoup plus intense. Elle recommencerait bien, mais il est temps de rentrer. Ses parents risqueraient de s’inquiéter un peu. Se disant que ce fut un moment merveilleux le jeune couple enfilait ses vêtements à toute vitesse. Avant de se quitter, ils se jurent de garder cela secret même pour les amis les plus proches. D’un commun accord, ils s’embrassent et descendent de la cabane. Sans le savoir, ils venaient de se trouver une nouvelle passion. Cela peut paraître bizarre, mais, ça ne l’est pas pour eux. Quelques jours plus tard, environ une semaine Anna commence à se sentir patraque le matin. La nausée et des vomissements. Ils surviennent de nulle-part, selon elle. Ne sachant pas à quoi cela peut être du, elle prend un rendez-vous chez le médecin de famille. Lui pourra lui dire ce que c’est. Le cabinet étant plein le matin, il préfère se déplacer et aller la voir l’après-midi. À sa grande surprise pas de gastro. Elle n comprend pas. Pour elle vomi = gastro. Sauf qu’elle avait oublié l’essentiel. Ses cours d’SVT. Comment s’en rappeler lorsqu’on est malade, ce que l’on suppose être une maladie. Le verdict tombe ! Anna n’est pas malade, pas vraiment ! C’est un heureux événement qui l’attend. Le médecin lui annonce qu’elle est enceinte d’un mois, un peu plus environ. Elle n’a que 8 semaines pour décider si elle le garde ou non. Au début, aucun mot ne sort. Le médecin lui prescrit des compléments alimentaires ainsi que divers examens à réaliser. À la fin, il lui dit qu’elle peut être accompagnée psychologiquement si elle le souhaite. Bouche baie, elle raccompagne le médecin à la porte et le remercie. Comment va-t-elle faite pour l’annoncer à sa famille, ses amies, son copain ?! Tant de questions, pas de réponses. C’est la panique qui s’installe pour laisser place à des douleurs à l’estomac. Se rendant compte que ce n’est potentiellement pas très bon, il lui faut se calmer un peu. La jeune femme prend de grandes inspirations et respire le plus lentement possible. Il lui faut chasser toutes les questions qui lui trottent dans la tête. Une fois calmée, elle prend son ordinateur pour regarder quelques vidéos sur Internet. Les douleurs s’estompent petit à petit. Le calme revient dans son esprit. Il lui faut tout de même chercher une bonne façon de l’annoncer à sa famille, son copain et les parents du copain en question. Il n’est pas question de le cacher. Puis elle ne sait que faire. Le garder ou non-tel est la question. 

Le soir, lorsque ses parents arrivent, la tension monte pour Anna. Quelques minutes le temps qu’ils se posent et le moment tant redouté arrive. Plutôt sera le mieux. Comme on dit, faute avouée, à moitié pardonné. Après une grande inspiration, la peut-être future maman appelle ses parents : 

« Papa, maman, vous pouvez venir un instant ? 
- Oui ! On arrive ! 
- Mettez-vous sur le canapé. 
- D’accord. 
- écoutez, j’ai quelque chose à vous dire ! Mais avant, promettez-moi de ne pas vous énerver ! 
- On te le promet ! Qu’est-ce qui se passe ? 
- je ne sais pas si c’est bien ou non, mais ce n'était pas prévu. C’était un accident ! Enfin, si je peux dire. 
- Tu nous fais peur ! 
- Bon voilà ! Vous vous souvenez de ce dîner surprise avec mon copain ? 
- Oui ! 
- nous n’avons pas fait que manger. Étant donné que nous l’avions jamais fait. « La chose »
- Quelle chose ?
- Euh... L’amour (gênée)
- C’est ça ta nouvelle ? 
- Non ! En fait, c’est le résultat de cet amour dont j’aimerais vous parler. Il y a quelques jours, j’ai commencé à avoir des nausées et vomir le matin. J’ai appelé le médecin qui est venu me voir un peu en urgence... Je suis enceinte.»

Elle se met à pleur pensant qu’elle se ferait engueuler. E résultat fut inattendu. Ses parents ne crièrent pas. La minute suivante était riche de silence et de larmes. La mère comprenant les pleure. Elle dit alors « ne pleure pas », « on ne va pas te crier dessus ». Tout deux lui dirent que c’était ainsi et qu’ils seraient avec elle quoiqu’elle décide. Soulagée, la jeune femme sourie. Elle décide donc, d’appeler son copain pour le lui annoncer. Sur le coup, sa mère lui explicite qu’il est préférable d’aller le voir. Il est vrai que par téléphone s'est plus compliqué. Une dizaine de minutes plus tard, toute la petite famille débarque chez Olli qui ne s’y attendait pas. Anna commence par le prendre à part. On ne s’attend pas à pareille nouvelle. Parfois, la vie en décide autrement. L’amour aura raison du reste. Une surprise arrive sans prévenir. Un brin de stress surgi de nulle-part. La jeune femme commence à avoir très mal au ventre, mais se met à respirer lorsque le jeune Olli lui demande ce qu’il y a. Après une courte pause la nouvelle tombe. Impossible pour lui de ne rien dire. Le choc positif, négatif, quel qu’il soit est bel et bien là ! L’amour, plus fort que tout l’emporte. La seule réponse fut « quoi que tu choisisses, je t’aimerais toujours ! Je te soutiendrais » Il lui fait promettre une chose, lui dire si elle décide de ne pas garder cet enfant avant d’avorter. Non pas pour l’en empêcher mais, l’accompagner dans cette épreuve. 
Par la suite, la petite famille se réunit dans le salon. Cela ne pouvait pas être pire que la première annonce. La jeune Anna se lève et prend la parole. Les parents du jeune homme n’ont pas de mots lorsqu’ils entendent les termes maman et enceinte. Ils esquissent un sourire, petit, qui s’agrandit peu à peu après. C’est peut-être un peu tôt, mais ils sont contents. À la grande surprise Anna ne c’est pas faite engueuler comme elle le pensait. Même si une part de stress reste, elle se trouve mieux. Maintenant, il lui faut choisir entre garder cet être qui grandit en elle ou non. 

Après un ou deux jours de réflexion, la jeune future maman annonce qu’elle garde cet enfant. Pour ce faire, elle convoque une réunion de famille. Une grande première. Lors de ce moment personne des adultes ne se doute de la chose en question. Le petit copain s’interroge. Après une longue respiration, la réponse arrive. « Je le garde » une fois le moment passé, la pression redescend. La famille réunie au complet en profite pour prendre un goûter et fêter cela. Les futurs grands-parents sont heureux. Malgré le jeune âge d’Anna, pas d’opposition. Le jeune couple s’aime passionnément de toute façon, aucune raison que ça ne se passe mal. Et puis il n’y a pas vraiment d’âge approprié. Les conditions sociales, la société actuelle, ne doivent pas influencer un choix. Ce n’est pas la société qui porte un enfant, mais une personne. On pourrait croire que c’est effrayant. 

En fait non. Il faut comprendre, apprendre pour savoir. La décision dans l’absolu n’appartient qu’à une personne. Les réjouissances se finissent tranquillement après un bon dîner. Les jeunes amoureux se font un dernier baiser avant de se dire au-revoir. Le temps avance avec le premier rendez-vous médical depuis la découverte de cette grossesse. Olli et Anna sont accompagnés par leurs parents qui se posent dans la salle d’attente du cabinet. Au bout de quelques minutes, tout va pour le mieux. L’embryon se développe bien. Il a la taille d’une bille à peu près. On peut le voir qui est posé sur la paroi de l’utérus. Ce n’est pas si mal. Pour le moment difficile de créer un lien avec cet enfant en ne voyant pas de corps. Ça ne saurait tarder disent les parents à l’unisson. 

Dans quelques semaines/mois, tout changera. Qui dit que ça sera mieux. La jeune femme a du mal à réaliser qu’elle va avoir un bébé. Quant à son copain, c’est l’amour fou, l’ignorance totale, le questionnement permanent. Il ignore tout de la maternité. Fort heureusement, on lui en explique le plus possible pour ne pas trop le perdre. Quelques semaines passent, le troisième mois arrive très rapidement. Le couple songe à le dire à ses amis. Ne sachant pas ce qui se passera, ils n’y vont pas très serein. 

Le matin devant leur collège, tout le monde les attends. Pour plus de simplicité, de discrétion, le groupe prend la direction du parc juste à côté. La première demande, ne pas rire de la situation. Il faut aussi jurer de ne pas parler de cela en public. Toute la situation semble étrange, mais elle ne l’est pas. « Bon voilà ! Ce n'est pas facile alors je me lance. De toute façon ça se verra dans quelque temps ! Je suis... Enceinte !»

À la surprise générale, tout le monde ouvre grand les yeux. « Oui, je suis bien enceinte ! Et c’est Olli le père !» Personne donne l’impression de comprendre puis ils se mirent à dire félicitation. Le jeune couple se sent soulagé quelque peu. 
Les choses avancent dans la bonne direction. L’école est prévenue que le sport est interdit à Anna pendant un temps, sans en informer les raisons. Il vaudrait mieux pas que l’information se répande dans l’école. Un certificat de l’hôpital est délivré à la CPE pour que cela soit plus officiel. Disons qu’un simple papier de médecin serait plus suspect. Le professeur de sport m’apprécie guère qu’un étudiant ne vienne pas à son cours. Lors de la première heure d’étude, après la délivrance du dit papier, il force la jeune femme à participer. Il se rend vite compte que c’est une erreur lorsqu’Anna tombe à terre et se tord de douleur à l’estomac. Elle est envoyée sur le banc. Dorénavant, elle ira en salle de permanence. Les amies de l’adolescente crient sur le prof qui ne cesse de les menacer d’heures de colle. Lors de l’incident une des filles l’accompagne sur le banc. Il faut la rassurer un peu. Le corps faible, elle parvient difficilement jusqu’au banc de touche. Les deux amies se mettent à discuter un peu. Le moment vient de demander si le prof est au courant. « Non, je n'ai rien dit.» Lubna s’étonne un peu avant de réaliser l’étendu de la situation. « Pourquoi j’ai demandé ça?! Je suis stupide » la réponse fut immédiate. « Tu n’es pas bête, c’est normal de poser ce genre de question. Et puis c’est tout nouveau » 
« C’est vrai, tu as raison.» Ne voulant pas continuer la séance Lubna dit au prof qu’elle reste avec son amie pour le cas ou. Sans broncher « oui, c’est bon !» Une bonne discussion plus tard le cours se fini. Plus de douleurs au ventre, de gêne. La journée peut reprendre son cours. Lors de la pause-dèj, le groupe d’amis se retrouve à la cantine pour manger. Ils parlent de tout et de rien. Les garçons rigolent pendant que les filles parlent grossesse. Il leur est demandé de rester discrètes le dessus.
 
Les jours passent, le ventre de la future maman commence à se voir un peu. À l’approche du troisième mois, le stress monte. Si tout va bien, il faudra faire une annonce au reste de la famille. Que de choses à penser. Dans deux semaines, c’est l’échographie des trois mois. Le jeune couple l’attend avec impatiente. Un moment pareil ne peut qu’être merveilleux. Lorsqu’Anna se regarde dans un miroir, aucun détail n’est épargné. Elle caresse son ventre, le scrutant avec attention. 

Avec un accord mutuel des parents, Olli peut aller voir Anna les vendredi soir et vice-versa. Ils se posent dans la cabane et continuent de regarder des films pornos de temps en temps. Ce genre de vidéo les fascine. Ils se disent imaginer reproduire certaines des scènes. C’est leur petit secret. Personne ne le sait, personne, sauf eux. La vie est ainsi faite. La première semaine se fait longue. Chaque heure de cours passe plus lentement que d’habitude. Une solution lui traverse l’esprit, dormir. Les tentatives furent infructueuses. Le sommeil ne vint pas. Seules les nausées matinales se faisaient sentir. Fort heureusement des toilettes sont mises à disposition à chaque étage de l’établissement. Les professeurs ne savent pas la réalité de la situation. Ils sont seulement contraints à la laisser aller et venir pour cause de maladie. Non seulement, c’est contraignant, mais, en plus, perturbant pour les autres qui n’ont pas cette possibilité. Les amis savent, comprennent. Le reste est jaloux. La réalité ne fait pas rire. Le week-end arrive, l’impatiente grandit. Le couple doit aller au cinéma regarder le dernier blockbuster. Pop-corne, bonbons, tout ce qui est possible, les accompagnera lors de cette séance. 

Le conducteur, ce jour, est le père d’Olli. Toujours un peu inquiet pour Anna, il préfère éviter qu’elle prenne les transports en communs. La jeune femme est comme un coq en pâte. Des fois elle aimerais tout de même être tranquille. Repensant à ce qui pourrait arriver, cette envie lui est coupé net. Il est préférable de se trouver avec un adulte sachant que faire en cas d’urgence. Un bon samedi en perspective. Tout se déroule comme prévu. D’ailleurs bien plus vite que la semaine. Serait-ce une bonne nouvelle ! Possible. Anna est pressée que ses nausées disparaissent. Sa mère lui explique que ça peut durer jusqu’au second trimestre. Chaque grossesse est différente, ce qui ne rassure pas la jeune fille. Disons que ce n’est pas très glamour. 

La seconde semaine passe comme une lettre à la poste. Le jour de l’échographie arrive plus vite que l’éclair. Voulant éviter de louper les cours, le rendez-vous est prévu le samedi. Plus de simplicité pour la jeune famille. Lors de cet examen, un petit être pointe le bout de son nez. On distingue un petit corps sur le moniteur. La future maman fond presque en larmes à la vue de son enfant. Ça y-est ! Elle réalise qu’elle va avoir un enfant. Elle va devenir maman ! À la sortie du cabinet, elle montre les clichés à ses parents, beaux-parents, émerveillé. Les larmes leur montent aux yeux. La joie se ressent dans la pièce. Le retour se passe dans le bonheur de l’instant. Le jeune couple veut fêter ça. En cette occasion, ils se retrouvent dans la cabane d’Anna pour pratiquer leur petit plaisir coupable. Leur regard se croise. La passion et la chaleur sont palpables dans la petite pièce. Le début d’un baiser long et langoureux. La chaleur est telle que les deux amoureux commencent à se déshabiller. Le jeune homme sort son ordinateur et l’installe sur une caisse en bois. Ils lancent un premier film pornographique. Celui-ci leur donne des idées. Ils sont excités rien qu’a l’idée d’essayer. Tout est organisé, millimétré. Rien de ce qui se passe dehors ne peut les perturber. Il n’y a là que plaisir, passion, amour. Lors de la fin du petit jeu d’amour, tout est rangé. Un dernier baiser. Retour à la maison. Anna se sent un peu fatiguée. À la maison, elle prend une bonne douche avant de se mettre au lit devant un bon film. 
Pas le temps de finir, l’heure du dîner arrive. La petite famille échange sur divers sujets le temps des informations. Ils mangent toujours la télé allumée le soir. Pas le temps de prendre un dessert : « Je suis fatigué, je vais aller me coucher ». 
Un câlin plus tard la voilà dans sa chambre un livre à la main. Quelques pages, les yeux se ferment petit à petit. Anna pose sa lecture à son chevet, éteint la lumière avant de plonger dans le royaume des rêves. Le week-end fini, l’école reprend à la normal. Tout se passe bien pour le moment. Les symptômes de grossesses s’atténuent comme si Anna devenait une personne pas enceinte. Les nausées sont encore là, mais moins longues. Les nausées sont encore là mais moins longues. La jeune femme ressent un regain d’énergie malgré l’apparition d’un gros ventre, personne ne voit ce qui se passe. C’est l’automne, il fait froid, un pull ne serait pas de refus. On pourrait croire qu’elle a simplement pris du poids. Comme quoi les vêtements changent tout. [...] 

Le quatrième mois est passé à une vitesse folle. Aucun symptôme ressenti, aucun mouvement. Le bébé se fait discret. On en oublierait presque qu’il y a un bébé qui grandit. La vie reprend un cours normal. La jeune femme profite de ses amies le plus possible. Lors des cours de sports, les filles prétextent avoir leur règles pour ne pas participer, retrouver Anna et se marrer, le temps d’une séance. Elles y vont à tour de rôle pour plus de crédibilité. S’agirait-il du point faible de ce professeur. Malheureusement oui. Ayant un enfant adolescent à qui il a donné une éducation spéciale, rien ne pourrais laisser penser le contraire. Il dit alors que lorsque les filles ont leur règle, il ne faut pas les déranger. Ce serait une période très délicate. « C’est surtout un bon moyen de l’avoir, oui!» Se disaient les filles de la classe. 

La jeune femme ne faisait pas de sport, mais, dansait en soirée. Elle prétextait des soirées pyjama avec des copines pour s’échapper. Personne ne se douterait de la supercherie. Les parents de ses amies ne savaient même pas pour le futur enfant. Ce ne fut pas voulu. Entre les soirées, les sortis shoppings, les balades dans le parc, les jeux un peu fous, pas de pause. Anna courait dans tous les sens se sentant pleine d’énergie. Ce quatrième mois passait comme une lettre à la poste. La mère de l’adolescente lui demandait un peu comment elle se sentait. Les réponses furent très brèves. « Je me sens très bien ». Que des affirmations !

Le cinquième mois commence à peine, la jeune femme a un rendez-vous important. C’est le moment de découvrir le sexe de son futur enfant. Le petit-ami l’accompagne comme à l’habitude. Sachant l’emploi du temps compliqué du jeune couple, les entretiens se font toujours le samedi. Cette foi-ci, seule le père de la jeune fille peut les y conduire. « Remarque, cela leur permettra de garder la surprise.» Dirent les parents en chœur. Ils auraient pu venir, mais ils ne voulaient pas savoir trop tôt. Il fallait faire une annonce officielle. 

C’est là que le couple eu une idée. Ils ont demandé à la meilleure amie d’Anna de venir avec eux. Le médecin lui donnerait une enveloppe avec le sexe du bébé. Le couple n’en saurait rien. Lubna, organiserait une gender reveal. Pas de chichi, juste un gâteau et quelques ballons. Une fois l’enveloppe en main la jeune femme filait chez son pâtissier lui annoncer la couleur, qu’il puisse finir la préparation. Cela lui prendrait une heure ou deux. Quelques décorations plus tard, un beau cake arrive sur la table. Olli et Anna prennent un grand couteau pour couper la première part. L’intérieur est violet, c’est une fille. Heureux, les deux amoureux s’embrassent devant toute l’assemblé. La petite fête est réussie. Un peu de musique, tout le monde danse. La jeune Anna profite du moment pour se déhancher. 

La suite des événements était inattendue. Personne ne, c’était douté que cela pourrait être aussi grave. Danser, chose totalement banale pour un adulte/enfant/adolescent qui n’a aucun souci particulier. Pour une femme enceinte... C’est à double tranchant... Soit rien ne se produit, soit c’est le chaos. Lors du passage d’une musique particulière, un accident survint. Anna se met lentement à terre, se tordant de douleur au ventre. Ni une ni deux les beaux-parents saisissent le premier téléphone trouvé, appellent les urgences.
La Arponneuse
Pas le temps de traîner, les souffrances, trop fortes, ont peut-être causé des dégâts. La jeune femme n’a pas le temps de comprendre ce qui se passe. Elle tombe dans l’inconscience quelques minutes après s’être retrouvé à terre. Comment est-ce possible. L’instant d’avant tout allait bien. Le jeune homme la tenait par la main, lui demandant de se réveiller. Aucune réponse. Le samu arrive aussi rapidement que possible. Lors de son arrivé, tout le monde est envoyé dans une pièce voisine pour éviter toute gêne. 

Ils interviennent assez rapidement. Les parents inquiets demandent si tout va bien. Une des médecins leur dit que la jeune fille et sont enfant sont sein et sauf. Direction l’hôpital ! Olli monte dans l’ambulance, ses parents, beaux-parents suivent avec une voiture derrière. Dès l’arrivée aux urgences, le brancard est conduit dans une chambre. La jeune fille est transférée dans un lit médicalisé toujours inconsciente. Le médecin explique que son corps a besoin de repos. Elle se réveillera quand son organisme le décidera. Dans la soirée, les parents décident de rentrer chez eux. Il est préférable de la laisser se reposer. Ils reviendrons demain. Ces instants de solitudes se sont fait ressentir. 

Anna se réveille un peu paniqué. Elle hurle, pleins poumons. Par hasard, un psychologue l’entend, se précipite dans la chambre. Il faut comprendre ce qui se passe pour l’aider. 
Rien que de vue tout semble clair. Une crise d’angoisse aiguë. Il faut la calmer de toute urgence avant que cela ne lui cause plus de soucis qu’il n’y a déjà. 
« Respire, profondément, lentement. Inspire, expire. Le plus lentement possible »

Anna s’exécute. Elle sent qu’elle est en sécurité. C’est comme les précédentes crises de paniques, les mêmes douleurs, difficultés pour respirer. Comprenant la situation, l’endroit dans lequel elle se trouve, l’angoisse redescend petit à petit. Une discussion commente alors entre les deux femmes. Au bout de plus d’une demi-heure, la jeune femme s’endort. La psychologue sort de la pièce croisant le médecin en même temps. Après un bref compte-rendu tout deux repartent dans une direction opposée. Le lendemain matin toute la famille se retrouve dans la chambre attendant le médecin. Celui-ci arrive d’un pas assuré. Bonne, mauvaise nouvelle, ils se préparaient à toute éventualité. Plus de peur que de mal. Le bébé est en bonne santé. La jeune maman va bien. Par contre plus le droit de sortir. Il lui faut du repos absolu. Mais comment est-ce possible ? Elle se sentait bien ce dernier mois ! C’est justement là qu’est le souci. Le médecin explicite alors que c’est un des symptômes de la grossesse. Le regain d’énergie signifie que tout va bien, mais qu’il faut y aller mollo. Cela fatigue le corps qui au bout d’un moment le fait savoir. 

Le médecin demande donc à la jeune femme de rester au lit jusqu’à la fin de son cinquième mois. Elle devra revenir faire un contrôle et si tout va bien, elle pourra reprendre les cours. Dans les minutes qui suivent, la meilleure amie d’Anna est appelée. Il faut la tenir informé de la situation. Pour plus de sécurité, il faudra un ou deux jours d’observation. L’adolescente comprend qu’elle a échappé à de possibles graves complications. Ne voulant pas perdre son bébé, elle donne son accord. Olli passe la journée avec elle. Ils regardent des films drôle, d’amour, sur la magie, un peu de tout et de rien. Un petit baiser, retour à la maison pour le jeune homme. Le lendemain, la petite famille peut rentrer à la maison. Tout va pour le mieux. Anna peut aller se balader à la condition qu’elle marche uniquement, qu’elle prenne le temps, le repos est obligatoire après. Il faut qu’elle soit à minima assise. 
Lors du trajet en voiture, les premiers mouvements de bébé se font sentir. La joie inonde l’espace. La main sur le ventre, le jeune homme ressent ces mouvements. Il pause sa tête sur les épaules de sa copine, se laisse aller à la rêverie. La semaine commence bien. [...]

Le samedi, jour de sortie, est important. Une semaine sans avoir vu des arbres, de la végétation. Tout ça fait un peu long. Le couple décide d’aller se balader au parc. Enfin, c’est ce qui est dit aux parents. En dépit du bon sens, les deux ados se rendent dans leur cabane. Le garçon n’est pas rassuré à l’idée de fêter la nouvelle du sexe du bébé. Il se laisse finalement convaincre. Ils commencent par mettre en place le décor. Un ordinateur, un matelas, quelques coussins. Rien de bien compliqué. Ils essaient de trouver un film qui serait plus lent que d’habitude, des mouvements légers, sensuels, tout doux. Ils ne savent pas vraiment s’ils arriveront à trouver ce qu’ils désirent. La vie fait bien les choses, car ils finissent par découvrir une vidéo qui correspond parfaitement. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Ce qui les ravit. Un moment coupé du temps où ils découvrent un type de vidéos qu’ils n’avaient jamais vu. Le film dure une demi-heure, demi-heure de pur bonheur. Ils sont émerveillés devant tant de grâce, de douceur. C’est un instant au ralenti. Peu de temps s’écoule entre la fin de la vidéo, le début de cet acte d’amour passionné. Ils prennent le temps de se découvrir comme ils ne l’avais jamais fait au paravent. Le jeune couple se déshabille pièce par pièce comme s’il faisait un strip-tease. Ils débutent par le haut, descendent tout en s’embrassant lentement, passionnément. Olli, très précautionneusement, s’enfonce dans le corps d’Anna. Il fait des mouvements de va-et-vient aussi ralentie que possible. Le plaisir n’est que plus fort, autant que le désir. 

Plus l’action est lente, plus elle provoque de jouissance. Une échappée dans un monde merveilleux pour les futurs parents. On entend plus que leur respiration lente, intense. Ils n’avaient jamais ressenti de telles sensations. La fin fut l’apothéose, un intermède entre deux comme s’ils allaient reprendre. 
S’allongeant sur le matelas, le souffle presque endormi. Se bécotant une foi de plus en attrapant les fringues dispersées au sol. Un instant plus tard, les voilà prêt à partir. Marchant à une allure légère en direction de leur maison respective. Anna prend un temps pour elle dans la salle de bain. Des soins du visage, corps, un bon bain avant d’aller dîner. Ses parents la retrouve tout sourire à table. Ils se demandent bien ce qui c’est passé pendant cette balade. La jeune femme leur répond qu’elle a apprécié cette sortie au grand air, simplement. Il n’est pas question de dévoiler son secret à quiconque. Même ses parents. 

L’estomac bien rempli, un bon épisode de série, de la lecture et au lit ! 


Le week-end se termine dans la joie et la bonne humeur. Le lundi, les parents appellent le collège de la jeune fille pour prévenir qu’elle ne pourra malheureusement pas être présente ce moi-ci en cours du faite d’une maladie qui nécessite du repos obligatoire. Ils apporterons un mot de la clinique dans les plus brefs délais. Il est impossible de dire à la place de leur fille ce qu’il en est en réalité sans craindre des conséquences. Il ne tient qu’à elle de le dire ou non.
La CPE qui est derrière le combiné demande quand reviendra-t-elle. «Pour le moment nous ne savons pas» expriment les parents. Il faudra se contenter de ces seuls éléments.

Après cet appel, la mère décide d’aller parler avec la jeune fille. Au fil de l’eau, celle-ci comprend que cela doit venir de son propre fait. Dire publiquement que l’on est enceinte est un risque comme un autre? Pas vraiment. Il est plus élevé que le reste. Anna trouve plus sage d’en faire part à la direction de l’établissement car si elle doit reprendre les cours... Il faut pouvoir agir s’il y a un incident, accident, peut importe ce qu’il se passe.  La santé est plus importante que la vie sociale. Et puis de toute façon ça se verra tôt ou tard. Et la il sera impossible de nier quoique ce  soi.

Anna demande alors d’aller à l’école parler à la CPE pour dissiper tout soucis avenir. Ce n’est pas tout de donner un mot écrit de la main d’un médecin. Surtout s’il ne contient pas l’information essentielle. Il faut aussi s’expliquer concernant ce qui se passe. Prévenir tout risque de débordement est essentiel dans ce genre de cas. Ne sachant pas ce qu’il peut advenir. Bref, elle est décidé à parler. Ce n’est pas sa famille qui l’en empêchera. Ils sont même en accord avec sa décision. C’est ce qui semble le mieux pour le moment. Pour ne pas créer de soucis plus qu’il n’en faut, il est décidé que la jeune fille ira à son école le vendredi en journée. Il y a moins d’étudiant, de professeur. La fin de semaine sera plus simple.

C’est aussi le meilleur jour de la semaine selon elle. Le week-end en perspective ne peux que rendre la mission plus facile. C’est d’ailleurs la semaine qui est passé le plus vite. Le vendredi est arrivé en un clignement d’yeux. Pas vraiment mais, c’est l’impression que ça a donné. Le matin, réveil un peu difficile. La jeune femme est un peu fatigué. Pourtant elle a bien dormis. Sa mère lui explique que c’est tout à fait normal. Il faut du temps pour se remettre d’un tel épisode dans un premier temps. Dans un second temps, il y a un symptôme qui est fréquent chez les femmes enceintes, la fatigue. Ce n’est pas un fait rare. Maintenant que tout est expliqué, Anna peut appréhender  la situation plus sereinement.

Le départ est imminent. Le temps de mettre un manteau, les chaussures et hop dans la voiture. Avec un fauteuil, pas évident de se déplacer. Fort heureusement la voiture est grande. Le père met la jeune fille sur un des sièges arrière, pli l’appareil puis le met dans le coffre. Dis minutes plus tard, la petite famille se retrouve devant les grilles de l’école. Il doit être dans les environs de 9 h 30. Personne dehors, les bureaux de l’accueil sont vide vu de loin. La mère sonne pour demander d’ouvrir les portes de l’établissement. Un surveillant arrive et demande ce que la jeune fille fait en fauteuil. Elle explicite que c’est privé et qu’elle est justement venu en parler avec la CPE. Le pion ne pose pas plus de question. «Allez-y».

Le père reste devant le portail et fait signe qu’il ne vient pas. Il laisse sa femme et sa fille y aller. Après tout pas besoin de tous se rendre dans le bureau de la conseillère. Un petit sourire en guise de réponse. Une fois retourné les deux femmes avancent en direction du bâtiment principale. Pour le moment personne ne les a croisé. La porte s’ouvre devant un couloir rempli de casier. Le bureau se trouve sur la gauche de celui-ci. La mère aide la jeune fille à passer. Pas facile d’avancer toute seule. Avant même de frapper à la porte du bureau, la porte s’ouvre. C’est la conseillère qui, ayant reçu un appel du surveillant, se trouve derrière:
- Bonjour, que puis-je faire pour vous?
- Bonjour, nous aurions aimé vous parler.
- Enfin moi. Maman tu peux m’attendre ici? Je vais y aller seul.
- Entrons ! (Elle ferme la porte derrière Anna et s’assoit à son bureau.) Qu’est-ce  que je peux faire pour toi.
- Je suis venu vous faire part de la situation avant qu’elle ne se sache au sein des élèves, des professeurs. Je préfère le dire le plutôt possible pour ne pas en subir les conséquences plus tard.
- Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Je suis toute ouïe.
- J’ai fais envoyer un certificat médical stipulant que je ne pourrais venir en cours ce moi-ci. La raison en est simple. Je suis enceinte et je dois rester au repos pendant un mois complet suite à un petit séjour à l’hôpital. Le bébé va bien mais, pour que ça continue dans la bonne voie je dois rester alité.
- Je comprends. C’est une situation délicate. J’en avertirais tes professeurs et nous verrons comment faire pour te transmettre les cours, devoirs et autres. J’espère que tu reviendras vite.
- je l’espère aussi. Je n’aime pas rester clouée au lit. Mais je n’ai pas le choix. D’ailleurs cette sortie est exceptionnelle. Je ne ressortirais probablement pas avant le prochain rendez-vous médicale. Enfin bon ça devrait aller.
- Je te remercie de m’avoir prévenu. Nous ferons attention à ce que cela ne déborde pas. Rentre bien et à bientôt.
- Merci, au revoir.»

La jeune femme retrouve sa mère devant le bureau. Elles échangent quelques mots avant de prendre la direction du portail. Le pion les y attends pour l’ouvrir. Le père esquisse un sourire en les apercevant. La petite famille prend la direction de la maison. Lors de son arrivé Anna est posé sur son lit avec tout ce dont elle a besoin. Son téléphone est sur le chevet, la télévision allumé, de l’eau en quantité. Cette première semaine c’est très bien passé. Pas de fatigue ressenti après cette sortie. Ça lui a fait le plus grand des biens. Le repos, c’est bien. Mais, il faut aussi prendre l’air de temps en temps. Le petit ami de la jeune fille vient la rejoindre le soir pour regarder un film. Ça leur permet de passer du temps ensemble, de profiter du bébé dans le ventre qui commence à bouger un peu. Ils lui parlent, racontent des histoires et chantent quelques chansons.

Tout se passe à merveille. Au début le jeune homme était gêné mais au fil des soirées tout s’envolait. Ce sentiment apparaissait surtout avec les parents de la bien aimé. Ce n’est jamais facile lorsqu’on est jeune. Le regard des autres est très important jusqu’au jour ou on apprend à s’en détacher.
La semaine suivante fut tranquille. Le jeune couple se voyait souvent le soir après les cours. Olli amenait les devoirs d’Anna ainsi que les leçons vu la journée. Elle s’en serait bien passé mais, c’est tout de même important d’avoir son brevet. Le choix est vite fait dans ce cas. Pas de réflexion possible.

Les devoirs sont faits le matin suivant après un bon petit déjeuner. La jeune fille prends ses cahier et travaille environ jusque midi. Après un bon déjeuner elle se repose devant un bon film. Sous une couette avec un petit chocolat chaud décoré à la guimauve. [...]

Les deux semaines restantes ont filés à une vitesse ! Pas le temps de dire ouf et déjà dans le cabinet du médecin qui suit la jeune femme. Après vérification tout va pour le mieux. Elle peut reprendre les cours par contre elle devra commencer par y aller à mi-temps. Pas de journées complètes. Le but est de faire un essai, de voir ce que ça donne. «Si tout se passe comme il faut, la futur maman pourra reprendre l’école normalement» explicite le praticien. La jeune femme retrouve un visage plus joyeux. Même si ce n’est qu’à temps partiel c’est déjà ça de pris.

La surprise des élèves quand elle reviendra sera de la partie. C’est très certainement ce qui se produira. La jeune fille en est persuadé. Mise à part ses amis qui sont au courants de la situation dans laquelle elle se trouve. Ça n’a pas manqué. Lors de son arrivé devant les grilles de l’école tous les regards étaient tourné vers elle. Ses amis lui ont fait signe de venir avant de lui dire bonjour. Les filles lui ont fait un gros câlin de groupe. Après les nouvelles du matin sur la santé de la jeune femme, la conversation se concentre sur ce qui se passe avec les élèves. Est-ce qu’il y a des dramas, ce genre de choses. Avant même d’avoir fini, les portes s’ouvrent. «Tout le monde entre comme s’ils avaient le feu aux fesses». Avec les hormones la futur maman ne sait plus comment parler. Tous ses amis rigolent avant de prendre la direction de la cours.

La sonnerie retentit très rapidement. Les clés de l’ascenseur en main Anna prend ses copines avec elle. C’est plus sympa de le prendre a plusieurs que seul. Elle en profite pour leur dire qu’elle ne sera là que le matin pour le moment. C’est un peu dommage mais bon, elles sont quand même contente. Une demi-journée est déjà mieux que rien. Lors de leur arrivé dans la salle de classe le professeur remarque Anna. Il lui demande comment elle va. Une réponse brève ne lui suffit  pas, il en redemande encore. Après quelques minutes d’échange le cours peut enfin commencer. Sans plus attendre le professeur donne les premiers exercices. Étant donné la situation il termine en disant que si Anna a besoin d’un coup de main il l’aiderait. Ne sachant pas ce qu’elle a pu travailler ou non, il préfère intervenir en cas de. Un peu gêner sur le moment, il se tait et retourne à son bureau.
Les autres cours se ressemblent. Tous les profs demandent des nouvelles. En soi c’est compréhensible mais, un peu dérangeant à un moment. De toute façon c’est le temps de quelques jours pensait-elle. Le midi ses amies voulaient manger avec elle. Un proposition est faite. Elle mange à la cantine et rentre chez elle après. Pourquoi pas, c’est une bonne idée.  La jeune fille décline pour le premier jour mais propose de la faire vendredi. C’est le dernier jour de la semaine, idéal pour le faire. Et au pire elles vont manger dehors. Un petit fast-food ne serait pas de refus, tiens.

Les amies acceptent avec plaisir l’invitation. Elles s’organisent pour avoir un mot de leur parents disant qu’elles ne mangent pas au collège. Plutôt est le mieux. Heureusement que c’est pas aussi strict dans cet établissement. Parfois certaines écoles ne l’autorisent pas. Après ce n’est pas une fin en soi. Après tout l’école est faite pour apprendre en premier.

Enfin bon ce n’est pas le propos ici. La bande est contente de pouvoir se voir même si ce n’est que la demi-journée. Le reste de la semaine se passe plutôt bien. Pas de ressenti de fatigue. La jeune femme n’en fait pas trop non plus. Au vu des récents événements vaut mieux pas. Il en est de même pour les autres semaines de ce mois ce n’est pas des plus simples par moment de ne venir que la matinée. La jeune femme aimerais reprendre un rythme normal.
Cela serait plus simple. Elle ne perdrait pas de temps dans les révisions de cours. La compréhension des leçons seraient plus simple. Elle y gagne beaucoup.

Ce n’est que le 7ème moi. Il faut tenir encore deux petits moi. Elle ne voit le médecin qu’au bout des quatre semaines. Cela permettra de voir si le bébé va bien et si une reprise totale est envisageable. S’il y a un quelconque risque pour l’enfant ou la mère, c’est repos forcé. C’est préférable dans un pareil cas. Elle est assez jeune pour avoir un enfant niveau physique. Pour le reste c’est une autre affaire. Il faut suivre cela comme une personne qui serait plus âgé. Certaines tranches d’âge ont plus de risque que d’autres même si on est à labris de rien quelque soit l’année, la personne. C’est assez aléatoire en faite.

Le temps passe si vite. Le soir avant le rendez-vous le jeune couple se retrouve pour profiter d’un temps ensemble. Ils regardent un petit film dans le salon. Les parents les observent de loin, posé dans la salle à manger. Le père profite de ce moment pour discuter avec la mère. C’est un instant de bonheur figé dans le temps. Lorsque le film se fini le silence se fait entendre. Le jeune homme embrasse sa bien aimé avant de l’aider à aller dans sa chambre. Ils échangent quelques mots, un dernier baiser avant qu’Olli ne rentre chez lui. Les parents d’Anna le ramènent chez lui. Le lendemain toute la famille se retrouve chez le médecin pour voir si tout va bien.

A priori rien à signaler. Tout est bon, le bébé va bien, la mère aussi. Tout est en ordre. L’accord pour faire des journées complètes est donné. La reprise des cours complète est donc prévu ce lundi. La jeune femme est ravi de cette nouvelle. Des le retour dans la voiture elle saisi son téléphone pour envoyer un message a toutes ses amies. Celles-ci sont contente d’entendre ça.

Les retrouvailles ne seront que de courtes durées. Le huitième mois se passe plutôt bien. Le souci est que la fatigue se fait ressentir au bout d’à peine deux semaines. La futur maman décide de se reposer le plus possible après les cours mais, ce n’est pas très bon malgré cela. À la troisième semaine un matin elle ne se réveille pas à l’heure. Personne ne s’en rend compte. Ses parents sont parti au travail sans se poser de question. Après tout elle connaissait son emploi du temps. Se réveiller une à deux heures plus tard lui avait fait du bien. Enfin, presque. C’est le téléphone de la maison qui l’avait réveillé. Au bout du fil la CPE qui appelait pour savoir ou elle était. Anna avait du dire qu’elle ne se sentait pas bien pour justifier cette absence.

Un simple mot et tout c’est arrangé. La jeune fille se remet au lit avant de se rendre compte qu’il faudrait se lever pour aller prendre un petit déjeuner. Elle décide de faire quelque chose de simple. Du lait et des céréales. Et pourquoi pas devant la télévision. Après tout une journée à ne rien faire lui ferait du bien.
Cette panne de réveil était une chance finalement. C’est la première et la dernière se dit-elle. Il ne faut pas faire ce genre de chose trop souvent. Il est vrai que dans son cas ce n’est pas simple. Tout peut arriver. Enfin bon, après un bon petit-déjeuner la jeune femme se pose dans le canapé du salon pour regarder un film.

Elle ne fait pas que regarder la télévision. Même si elle n’est pas en cours il faut qu’elle travaille. Les devoirs sont fait pour le reste de la semaine. Le temps lui parait long pour une fois. Elle décide alors d’aller se mettre dans son lit et faire une sieste. Un peu de musique douce et hop ! Pas le temps de finir la première chanson. Les yeux se ferment petit à petit jusqu’à la plonger dans le pays des rêves. Un instant plus tard, réveillé par la faim, la jeune femme se lève en direction de la cuisine. Manger est important surtout quand on est plus seul.
Le reste de la journée se termine dans le calme et la détente. Un bon bain pour se détendre avant l’arrivée des parents. Ils ne posent pas de questions lorsqu’ils passent le pas de la porte. Le fait qu’Anna soi la leur parait normal.

C’est comme si elle n’était pas là ce jour-là En fait c’est surtout que les deux parents avaient beaucoup de travail aujourd’hui. Ils sont un peu fatigué ce qui donne un état moins normal qu’à l’habitude. Et au vu de l’état de la jeune femme, il est possible qu’ils ne disent rien parce qu’ils savent que ça n’aura pas de conséquence.

Le dîner se passe dans le calme. Pas de problème particulier. Les discussions vont bon train. Au menu des pâtes et du poulet. Rien d’extraordinaire ce soir-la. Ça reste tout de même bon. Le trio prends le temps d’échanger quelques mots.
La fatigue gagne petit à petit Anna. Après un bon repas elle file dans sa chambre pour se poser devant un livre. Un peu de musique, une petite lumière et la soirée peut commencer. Au bout d’une heure les yeux commencent à se fermer petit à petit. Le livre est fermé, la musique coupé puis la lumière éteinte. Cette nuit lui fait beaucoup de bien. Le lendemain matin lorsque le réveil sonne pas de panne. Heureusement d’ailleurs, elle se serait senti mal de louper encore une journée.

Les semaines restantes se ressemblaient à peu de choses près. La fatigue toujours bien présente. Mais cette foi-ci pas de panne de réveil. Lorsqu’Anna Arrive dans son établissement, tout le monde la regarde. C’est bien la première fois qu’un étudiant se trouve dans une tel situation. Ils regardent surtout son corps transformé par la grossesse. Seul ses amis ne le voient pas comme tel.
Elle finit par se mettre en colère et demander pourquoi ces regards insistants. Les gens ne savent que répondre à cela. Elle hurle alors que ce n’est pas la peine de la dévisager. Ce n’est qu’un corps qui a grossi, rien de plus. Les gens retournent à leur discussion, occupations avant d’entrer dans l’enceinte du bâtiment. Heureusement il ne reste que deux ou trois jours avant le rendez-vous du huitième mois avec le médecin. Elle arrive à son point de rupture. Encore une semaine comme ça et elle finit par se transformer en belle au bois dormant pour une durée indéterminé.

Le samedi arrive en un éclair. Pour plus de simplicité c’est le matin que tout se passe. La sage-femme contrôle si tout va bien. Voyant l’état de la jeune femme, elle demande à revenir à une demi-journée d’étude. Un certificat est délivré dans la foulée. Cette foi-ci au lieu de venir le matin, ce serait l’après-midi.
C’est une bonne solution pour dormir un peu plus. Ça ne veut pas dire se lever une heure avant le départ non plus. Mais un petit plus pour l’énergie.

Après vérification tout va bien. Le bébé grandit bien, il est en pleine forme. Pour ce qui est du sexe, rien a changé. Des fois il peut y avoir un retard de développement et le sexe peut se développer très en retard. Ce n’est pas commun pour une grossesse. Cela arrive dans de rare cas. Une fois une jeune maman a eu la surprise à son écho de contrôle du neuvième mois de se voir dire que c’était un garçon. Fort heureusement elle l’a bien prit.

Enfin bon c’est assez rare. Peu de chance que cela se produise.
Étant donné que c’est la fin de la grossesse la sage-femme demande a revoir Anna dans deux semaines au lieu d’un moi comme d’habitude. Il faut vérifier que tout se passe bien. Dans le cas ou il y aurait un souci, l’intervention serait plus rapide. Il faut parer à toute éventualité.
La majeur partie du temps Anna doit rester au lit pour éviter toute complication possible. Quelques petites sorties au parc avec Olli. Ils s’assoient dans l’herbe, échangent quelques mots, regardent le ciel. Ils passent un moment à écouter bébé qui donne des petits coup dans le ventre. Un tableau magnifique.
Quelques photos sont prises pour immortaliser le moment. Le jeune couple aimerait bien faire des petites folies dans la cabane de la futur maman mais, ce n’est pas possible. En l’état actuelle des choses il vaut mieux éviter. Le jeune homme lui dis que lorsque la petite sera arrivé ils fêteront ça tout les deux.
Une idée qui les ravis. [...]

Le rendez-vous de la seconde semaine ne se fait pas attendre.  Rien a signaler. Le bébé se développe normalement. Tout va pour le mieux. La fatigue est redescendu à un niveau inférieur. La jeune femme peut aller en cours uniquement les après midi jusqu’à la dernière semaine. Lorsqu’elle y entrera, dans cette dernière ligne droite, il faudra rester à la maison. Étant donné que c’est une grossesse à risque il vaut mieux éviter de se trouver dehors. Si quelque chose arrive-il sera plus difficile d’intervenir. Tout le monde est préparé à ce qui pourrait se produire. La famille a suivi des cours spécialisés.

Ce n’est pas, rien ce genre de chose. Il faut aussi prendre en compte la localisation de la maison dans laquelle vie la jeune femme. Elle se trouve dans un grand appartement de 200m²  environ. Il est monté sur deux étages. Pour plus de simplicité sa chambre a été déplacer au premier étage. Elle se trouve à droite du salon. Pas loin de tout finalement. Il y a un ascenseur et un escalier qui desservent son étage. Le dernier de l’immeuble. Il doit y avoir 5 étages tout au plus. Ce n’est pas très haut mais, suffisant. Les pièces sont assez grandes. Ça permet de circuler correctement dans l’espace. Le premier étage est plus adapté que le second, uniquement accessible via un escalier. Ce n’est pas très pratique. Il faudra faire des aménagements pour que la jeune femme puisse rester au premier étage quelque temps. Une fois que la récupération est fini, elle devrait pouvoir retourner au second étage. Les changements se ferons en fonction de l’évolution.

Plus tard dans la journée le jeune couple se retrouve pour regarder une série. Ils ont entendu parler d’un programme qui parlerais d’ados parents dans un ton assez joyeux et drôle. C’est un bon moyen de voir les choses sous un autre angle. Ils gardent en tête que ce n’est pas la réalité. Rien ne sert de copier ce qui se fait à l’écran. De toute façon il y a encore du temps pour penser à tout ça.

La journée se termine dans la joie et le bonne humeur. Olli ne pouvant rester, donne un dernier baiser à sa copine et se met en direction de sa maison. La jeune femme va dans sa chambre pour se poser, lire un livre avant de dormir. Elle avait prit un petit dîner avant. Repas assez gros pour deux mais, court.

Par moments elle ne se trouve pas assez grosse. Enfin elle remarque qu’elle prend peu de poids. Pourtant son ventre est bien gros. S’il faut tout le poids vient du bébé. La petite fille prend tout ce qui est bon signe. Il faut voir après la naissance ce que ça donnera. Ce jour est attendu. La jeune futur maman est un peu pressé de donner naissance. Malgré le stress, la peur, les questionnements qui viennent par rapport à ce jour. Elle ne sait pas comment cela va se passer. Tout pleins de questions lui viennent à l’esprit. De temps en temps pour comprendre, se rassurer elle demande à sa mère. La belle-mère est aussi mise à contribution. Pas aussi souvent mais, dès qu’une interrogation survient au moment où elle est dans les parages. Et c’est important de faire participer tout le monde.

Un instant plus tard la jeune Anna s’endort son livre à la main. L’entendre tomber la réveille quelque peu en sursaut. Elle le range, éteint la lumière, s’endort de nouveau même pas 5 minutes après. Le dimanche se passe tout doucement. La jeune femme prends le temps de se réveiller. Un bon petit déjeuner et la journée peut commencer. Le livre entamé le soire précédent est reprit dès qu’Anna arrive dans sa chambre. Un peu de musique pour accompagner cette session et une petite bougie parfumé. Elle en a quelques-unes adapté pour les femmes enceintes. La fenêtre est ouverte pendant que la bougie brûle.  Le froid gagnant la pièce, la jeune Anna éteint la flamme de la bougie avant d’aller fermer la fenêtre. Malgré le fait qu’elle soit sous la couette, le froid se fait sentir.

Elle ne veut pas être malade avant l’accouchement. Il ne lui reste que deux semaines normalement. Le jour du terme elle devra aller faire un examen de contrôle. Il s’agit de voir comment ça va, s’il faut attendre, déclencher le travail ou s’il est en cours. Il est déjà arrivé qu’une femme soit en travail et ne sente rien. Dans ce cas ça peut être dangereux autant pour elle que pour le bébé. Dans ce cas il vaut mieux faire très attention. Et au moindre doute la famille peut appeler la maternité pour poser une question. La mère d’Anna connaît, sait des choses mais, ne peut pas l’aider sur tout. Chaque cas est différent. On ne peut pas les traiter de la même façon.

Le week-end fini, il est temps de reprendre le chemin de l’école. Le matin est totalement libre. La jeune femme peut faire ce dont elle a envie. L’après midi est consacré a ses études. Les professeurs qui ne la voient pas le matin lui font passer les cours par le biais de son copain pour qu’elle puisse les rattraper. Dès qu’il y avait un exercice a rendre elle le faisait puis le donnait à Olli pour que les profs puissent l’avoir en temps et en heure. Elle sait que dans quelques jours les cours seront mis en stand-by. En fin le temps de l’hospitalisation et de la récupération. Ce sont les médecins qui doivent décider de sa date de retour normalement.

Le samedi suivant les parents d’Anna organisent une sortie en famille. Petite balade dans le parc, restaurent le midi et séance photo l’après midi. Ils prennent le temps d’apprécié chaque moment de cette journée. C’est comme un tableau peint à la main. Tous les détails se voient au fil du travail de l’artiste.
Marcher au ralenti, regarder le paysage respirer l’aire des fleurs. Le doux parfum des roses.

Le soir lorsque le trio rentre à la maison le dîner est prêt. Ils ont commandé à manger pour éviter de faire la cuisine.  Ils avaient une envie de burgers. Ce n’est pas un repas courant. Une fois de temps en temps pour le plaisir leur suffit largement. Ils savourent chaque bouchée de ce délicieux moment. Ces moments font le plus grand bien à la jeune femme. Le repos n’est pas que physique dans certains cas. Il est aussi mental. Si la personne est stressé, angoissé, les conséquences peuvent être lourdes parfois. On sous-estime beaucoup le mental par moment. Pourtant il est la cause de bien des maux.

Cela joue beaucoup dans des cas de grossesse. C’est pour cela que les médecins sont la. Ils rassurent les parents pour éviter des complications. Lors de traumatisme grave, ce sont des psychologues spécialisés qui sont conseillé.
Une fois le moment terminé, la petite famille se pose devant un bon film. La futur maman commençant à s’endormir, ils mettent pause et l’aident à aller au lit. En un clin d'œil Anna s’endort. Le dimanche est plus tranquille lors du réveil. Rester au lit le temps d’émerger, regarder des vidéos pour passer quelques instants.

Le petit-déjeuner se prend très tard ce matin-là La jeune femme a eu l’idée de faire un brunch. Tout est fait pour être zen. Après ce moment la jeune femme prend un livre qu’elle a commencé dans la semaine. Il est assez gros. 500 pages, quelque chose comme ça. Le temps de le finir peut être long selon la vitesse de lecture.  Elle le reprend au niveau ou elle c’est arrêté, sa dernière lecture. Une centaine de pages environ. Ne lisant que quelques pages par jour, elle avance lentement en semaine. La priorité va aux devoirs en règle générale.

Les études restent une priorité tant qu’elle le peu. Ne pouvant pas aller en cours totalement, le travail personnel prime. La jeune femme sait qu’elle aura du retard lors de l’accouchement. Il y a un temps de récupération qui n’est pas négligeable.
Il y a tout de même des jours ou elle ne fait rien. Le stress de l’école peut être un accélérateur voir un déclencheur. Dans son cas ce n’est pas trop grave car elle est en fin, toute fin de grossesse mais si elle peut aller jusqu’au terme, les choses n’iront que mieux. Ce sera le plus naturel possible. Les médecins ont expliqué qu’à ce stade il était possible que la jeune femme ait des contractions. Si elles ne sont pas rapprochées de moins de 5 minutes, ce n’est pas grave. Par contre s’il y en a tout les 4 à 5 minutes en continu pendant plus de deux heures, il faut aller à la maternité. Cela veut dire que le travail a commencé. Avec toutes les informations en main, pas de risque de se tromper ou de venir pour rien. Il peut tout de même arriver qu’il y ai des contractions de faux travail. Elles sont exactement comme les vraies mais, n’ont aucune action. On ne peut pas vraiment le savoir même s’il arrive que certaines personnes le détecte. Ce n’est pas courent.

Re: Les joies de l'amour

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Pas le temps de traîner, les souffrances, trop fortes, ont peut-être causé des dégâts. La jeune femme n’a pas le temps de comprendre ce qui se passe. Elle tombe dans l’inconscience quelques minutes après s’être retrouvé à terre. Comment est-ce possible. L’instant d’avant tout allait bien. Le jeune homme la tenait par la main, lui demandant de se réveiller. Aucune réponse. Le samu arrive aussi rapidement que possible. Lors de son arrivé, tout le monde est envoyé dans une pièce voisine pour éviter toute gêne. 

Ils interviennent assez rapidement. Les parents inquiets demandent si tout va bien. Une des médecins leur dit que la jeune fille et sont enfant sont sein et sauf. Direction l’hôpital ! Olli monte dans l’ambulance, ses parents, beaux-parents suivent avec une voiture derrière. Dès l’arrivée aux urgences, le brancard est conduit dans une chambre. La jeune fille est transférée dans un lit médicalisé toujours inconsciente. Le médecin explique que son corps a besoin de repos. Elle se réveillera quand son organisme le décidera. Dans la soirée, les parents décident de rentrer chez eux. Il est préférable de la laisser se reposer. Ils reviendrons demain. Ces instants de solitudes se sont fait ressentir. 

Anna se réveille un peu paniqué. Elle hurle, pleins poumons. Par hasard, un psychologue l’entend, se précipite dans la chambre. Il faut comprendre ce qui se passe pour l’aider. 
Rien que de vue tout semble clair. Une crise d’angoisse aiguë. Il faut la calmer de toute urgence avant que cela ne lui cause plus de soucis qu’il n’y a déjà. 
« Respire, profondément, lentement. Inspire, expire. Le plus lentement possible »

Anna s’exécute. Elle sent qu’elle est en sécurité. C’est comme les précédentes crises de paniques, les mêmes douleurs, difficultés pour respirer. Comprenant la situation, l’endroit dans lequel elle se trouve, l’angoisse redescend petit à petit. Une discussion commente alors entre les deux femmes. Au bout de plus d’une demi-heure, la jeune femme s’endort. La psychologue sort de la pièce croisant le médecin en même temps. Après un bref compte-rendu tout deux repartent dans une direction opposée. Le lendemain matin toute la famille se retrouve dans la chambre attendant le médecin. Celui-ci arrive d’un pas assuré. Bonne, mauvaise nouvelle, ils se préparaient à toute éventualité. Plus de peur que de mal. Le bébé est en bonne santé. La jeune maman va bien. Par contre plus le droit de sortir. Il lui faut du repos absolu. Mais comment est-ce possible ? Elle se sentait bien ce dernier mois ! C’est justement là qu’est le souci. Le médecin explicite alors que c’est un des symptômes de la grossesse. Le regain d’énergie signifie que tout va bien, mais qu’il faut y aller mollo. Cela fatigue le corps qui au bout d’un moment le fait savoir. 

Le médecin demande donc à la jeune femme de rester au lit jusqu’à la fin de son cinquième mois. Elle devra revenir faire un contrôle et si tout va bien, elle pourra reprendre les cours. Dans les minutes qui suivent, la meilleure amie d’Anna est appelée. Il faut la tenir informé de la situation. Pour plus de sécurité, il faudra un ou deux jours d’observation. L’adolescente comprend qu’elle a échappé à de possibles graves complications. Ne voulant pas perdre son bébé, elle donne son accord. Olli passe la journée avec elle. Ils regardent des films drôle, d’amour, sur la magie, un peu de tout et de rien. Un petit baiser, retour à la maison pour le jeune homme. Le lendemain, la petite famille peut rentrer à la maison. Tout va pour le mieux. Anna peut aller se balader à la condition qu’elle marche uniquement, qu’elle prenne le temps, le repos est obligatoire après. Il faut qu’elle soit à minima assise. 
Lors du trajet en voiture, les premiers mouvements de bébé se font sentir. La joie inonde l’espace. La main sur le ventre, le jeune homme ressent ces mouvements. Il pause sa tête sur les épaules de sa copine, se laisse aller à la rêverie. La semaine commence bien. [...]

Le samedi, jour de sortie, est important. Une semaine sans avoir vu des arbres, de la végétation. Tout ça fait un peu long. Le couple décide d’aller se balader au parc. Enfin, c’est ce qui est dit aux parents. En dépit du bon sens, les deux ados se rendent dans leur cabane. Le garçon n’est pas rassuré à l’idée de fêter la nouvelle du sexe du bébé. Il se laisse finalement convaincre. Ils commencent par mettre en place le décor. Un ordinateur, un matelas, quelques coussins. Rien de bien compliqué. Ils essaient de trouver un film qui serait plus lent que d’habitude, des mouvements légers, sensuels, tout doux. Ils ne savent pas vraiment s’ils arriveront à trouver ce qu’ils désirent. La vie fait bien les choses, car ils finissent par découvrir une vidéo qui correspond parfaitement. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Ce qui les ravit. Un moment coupé du temps où ils découvrent un type de vidéos qu’ils n’avaient jamais vu. Le film dure une demi-heure, demi-heure de pur bonheur. Ils sont émerveillés devant tant de grâce, de douceur. C’est un instant au ralenti. Peu de temps s’écoule entre la fin de la vidéo, le début de cet acte d’amour passionné. Ils prennent le temps de se découvrir comme ils ne l’avais jamais fait au paravent. Le jeune couple se déshabille pièce par pièce comme s’il faisait un strip-tease. Ils débutent par le haut, descendent tout en s’embrassant lentement, passionnément. Olli, très précautionneusement, s’enfonce dans le corps d’Anna. Il fait des mouvements de va-et-vient aussi ralentie que possible. Le plaisir n’est que plus fort, autant que le désir. 

Plus l’action est lente, plus elle provoque de jouissance. Une échappée dans un monde merveilleux pour les futurs parents. On entend plus que leur respiration lente, intense. Ils n’avaient jamais ressenti de telles sensations. La fin fut l’apothéose, un intermède entre deux comme s’ils allaient reprendre. 
S’allongeant sur le matelas, le souffle presque endormi. Se bécotant une foi de plus en attrapant les fringues dispersées au sol. Un instant plus tard, les voilà prêt à partir. Marchant à une allure légère en direction de leur maison respective. Anna prend un temps pour elle dans la salle de bain. Des soins du visage, corps, un bon bain avant d’aller dîner. Ses parents la retrouve tout sourire à table. Ils se demandent bien ce qui c’est passé pendant cette balade. La jeune femme leur répond qu’elle a apprécié cette sortie au grand air, simplement. Il n’est pas question de dévoiler son secret à quiconque. Même ses parents. 

L’estomac bien rempli, un bon épisode de série, de la lecture et au lit ! 


Le week-end se termine dans la joie et la bonne humeur. Le lundi, les parents appellent le collège de la jeune fille pour prévenir qu’elle ne pourra malheureusement pas être présente ce moi-ci en cours du faite d’une maladie qui nécessite du repos obligatoire. Ils apporterons un mot de la clinique dans les plus brefs délais. Il est impossible de dire à la place de leur fille ce qu’il en est en réalité sans craindre des conséquences. Il ne tient qu’à elle de le dire ou non.
La CPE qui est derrière le combiné demande quand reviendra-t-elle. «Pour le moment nous ne savons pas» expriment les parents. Il faudra se contenter de ces seuls éléments.

Après cet appel, la mère décide d’aller parler avec la jeune fille. Au fil de l’eau, celle-ci comprend que cela doit venir de son propre fait. Dire publiquement que l’on est enceinte est un risque comme un autre? Pas vraiment. Il est plus élevé que le reste. Anna trouve plus sage d’en faire part à la direction de l’établissement car si elle doit reprendre les cours... Il faut pouvoir agir s’il y a un incident, accident, peut importe ce qu’il se passe.  La santé est plus importante que la vie sociale. Et puis de toute façon ça se verra tôt ou tard. Et la il sera impossible de nier quoique ce  soi.

Anna demande alors d’aller à l’école parler à la CPE pour dissiper tout soucis avenir. Ce n’est pas tout de donner un mot écrit de la main d’un médecin. Surtout s’il ne contient pas l’information essentielle. Il faut aussi s’expliquer concernant ce qui se passe. Prévenir tout risque de débordement est essentiel dans ce genre de cas. Ne sachant pas ce qu’il peut advenir. Bref, elle est décidé à parler. Ce n’est pas sa famille qui l’en empêchera. Ils sont même en accord avec sa décision. C’est ce qui semble le mieux pour le moment. Pour ne pas créer de soucis plus qu’il n’en faut, il est décidé que la jeune fille ira à son école le vendredi en journée. Il y a moins d’étudiant, de professeur. La fin de semaine sera plus simple.

C’est aussi le meilleur jour de la semaine selon elle. Le week-end en perspective ne peux que rendre la mission plus facile. C’est d’ailleurs la semaine qui est passé le plus vite. Le vendredi est arrivé en un clignement d’yeux. Pas vraiment mais, c’est l’impression que ça a donné. Le matin, réveil un peu difficile. La jeune femme est un peu fatigué. Pourtant elle a bien dormis. Sa mère lui explique que c’est tout à fait normal. Il faut du temps pour se remettre d’un tel épisode dans un premier temps. Dans un second temps, il y a un symptôme qui est fréquent chez les femmes enceintes, la fatigue. Ce n’est pas un fait rare. Maintenant que tout est expliqué, Anna peut appréhender  la situation plus sereinement.

Le départ est imminent. Le temps de mettre un manteau, les chaussures et hop dans la voiture. Avec un fauteuil, pas évident de se déplacer. Fort heureusement la voiture est grande. Le père met la jeune fille sur un des sièges arrière, pli l’appareil puis le met dans le coffre. Dis minutes plus tard, la petite famille se retrouve devant les grilles de l’école. Il doit être dans les environs de 9 h 30. Personne dehors, les bureaux de l’accueil sont vide vu de loin. La mère sonne pour demander d’ouvrir les portes de l’établissement. Un surveillant arrive et demande ce que la jeune fille fait en fauteuil. Elle explicite que c’est privé et qu’elle est justement venu en parler avec la CPE. Le pion ne pose pas plus de question. «Allez-y».

Le père reste devant le portail et fait signe qu’il ne vient pas. Il laisse sa femme et sa fille y aller. Après tout pas besoin de tous se rendre dans le bureau de la conseillère. Un petit sourire en guise de réponse. Une fois retourné les deux femmes avancent en direction du bâtiment principale. Pour le moment personne ne les a croisé. La porte s’ouvre devant un couloir rempli de casier. Le bureau se trouve sur la gauche de celui-ci. La mère aide la jeune fille à passer. Pas facile d’avancer toute seule. Avant même de frapper à la porte du bureau, la porte s’ouvre. C’est la conseillère qui, ayant reçu un appel du surveillant, se trouve derrière:
- Bonjour, que puis-je faire pour vous?
- Bonjour, nous aurions aimé vous parler.
- Enfin moi. Maman tu peux m’attendre ici? Je vais y aller seul.
- Entrons ! (Elle ferme la porte derrière Anna et s’assoit à son bureau.) Qu’est-ce  que je peux faire pour toi.
- Je suis venu vous faire part de la situation avant qu’elle ne se sache au sein des élèves, des professeurs. Je préfère le dire le plutôt possible pour ne pas en subir les conséquences plus tard.
- Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Je suis toute ouïe.
- J’ai fais envoyer un certificat médical stipulant que je ne pourrais venir en cours ce moi-ci. La raison en est simple. Je suis enceinte et je dois rester au repos pendant un mois complet suite à un petit séjour à l’hôpital. Le bébé va bien mais, pour que ça continue dans la bonne voie je dois rester alité.
- Je comprends. C’est une situation délicate. J’en avertirais tes professeurs et nous verrons comment faire pour te transmettre les cours, devoirs et autres. J’espère que tu reviendras vite.
- je l’espère aussi. Je n’aime pas rester clouée au lit. Mais je n’ai pas le choix. D’ailleurs cette sortie est exceptionnelle. Je ne ressortirais probablement pas avant le prochain rendez-vous médicale. Enfin bon ça devrait aller.
- Je te remercie de m’avoir prévenu. Nous ferons attention à ce que cela ne déborde pas. Rentre bien et à bientôt.
- Merci, au revoir.»

La jeune femme retrouve sa mère devant le bureau. Elles échangent quelques mots avant de prendre la direction du portail. Le pion les y attends pour l’ouvrir. Le père esquisse un sourire en les apercevant. La petite famille prend la direction de la maison. Lors de son arrivé Anna est posé sur son lit avec tout ce dont elle a besoin. Son téléphone est sur le chevet, la télévision allumé, de l’eau en quantité. Cette première semaine c’est très bien passé. Pas de fatigue ressenti après cette sortie. Ça lui a fait le plus grand des biens. Le repos, c’est bien. Mais, il faut aussi prendre l’air de temps en temps. Le petit ami de la jeune fille vient la rejoindre le soir pour regarder un film. Ça leur permet de passer du temps ensemble, de profiter du bébé dans le ventre qui commence à bouger un peu. Ils lui parlent, racontent des histoires et chantent quelques chansons.

Tout se passe à merveille. Au début le jeune homme était gêné mais au fil des soirées tout s’envolait. Ce sentiment apparaissait surtout avec les parents de la bien aimé. Ce n’est jamais facile lorsqu’on est jeune. Le regard des autres est très important jusqu’au jour ou on apprend à s’en détacher.
La semaine suivante fut tranquille. Le jeune couple se voyait souvent le soir après les cours. Olli amenait les devoirs d’Anna ainsi que les leçons vu la journée. Elle s’en serait bien passé mais, c’est tout de même important d’avoir son brevet. Le choix est vite fait dans ce cas. Pas de réflexion possible.

Les devoirs sont faits le matin suivant après un bon petit déjeuner. La jeune fille prends ses cahier et travaille environ jusque midi. Après un bon déjeuner elle se repose devant un bon film. Sous une couette avec un petit chocolat chaud décoré à la guimauve. [...]

Les deux semaines restantes ont filés à une vitesse ! Pas le temps de dire ouf et déjà dans le cabinet du médecin qui suit la jeune femme. Après vérification tout va pour le mieux. Elle peut reprendre les cours par contre elle devra commencer par y aller à mi-temps. Pas de journées complètes. Le but est de faire un essai, de voir ce que ça donne. «Si tout se passe comme il faut, la futur maman pourra reprendre l’école normalement» explicite le praticien. La jeune femme retrouve un visage plus joyeux. Même si ce n’est qu’à temps partiel c’est déjà ça de pris.

La surprise des élèves quand elle reviendra sera de la partie. C’est très certainement ce qui se produira. La jeune fille en est persuadé. Mise à part ses amis qui sont au courants de la situation dans laquelle elle se trouve. Ça n’a pas manqué. Lors de son arrivé devant les grilles de l’école tous les regards étaient tourné vers elle. Ses amis lui ont fait signe de venir avant de lui dire bonjour. Les filles lui ont fait un gros câlin de groupe. Après les nouvelles du matin sur la santé de la jeune femme, la conversation se concentre sur ce qui se passe avec les élèves. Est-ce qu’il y a des dramas, ce genre de choses. Avant même d’avoir fini, les portes s’ouvrent. «Tout le monde entre comme s’ils avaient le feu aux fesses». Avec les hormones la futur maman ne sait plus comment parler. Tous ses amis rigolent avant de prendre la direction de la cours.

La sonnerie retentit très rapidement. Les clés de l’ascenseur en main Anna prend ses copines avec elle. C’est plus sympa de le prendre a plusieurs que seul. Elle en profite pour leur dire qu’elle ne sera là que le matin pour le moment. C’est un peu dommage mais bon, elles sont quand même contente. Une demi-journée est déjà mieux que rien. Lors de leur arrivé dans la salle de classe le professeur remarque Anna. Il lui demande comment elle va. Une réponse brève ne lui suffit  pas, il en redemande encore. Après quelques minutes d’échange le cours peut enfin commencer. Sans plus attendre le professeur donne les premiers exercices. Étant donné la situation il termine en disant que si Anna a besoin d’un coup de main il l’aiderait. Ne sachant pas ce qu’elle a pu travailler ou non, il préfère intervenir en cas de. Un peu gêner sur le moment, il se tait et retourne à son bureau.
Les autres cours se ressemblent. Tous les profs demandent des nouvelles. En soi c’est compréhensible mais, un peu dérangeant à un moment. De toute façon c’est le temps de quelques jours pensait-elle. Le midi ses amies voulaient manger avec elle. Un proposition est faite. Elle mange à la cantine et rentre chez elle après. Pourquoi pas, c’est une bonne idée.  La jeune fille décline pour le premier jour mais propose de la faire vendredi. C’est le dernier jour de la semaine, idéal pour le faire. Et au pire elles vont manger dehors. Un petit fast-food ne serait pas de refus, tiens.

Les amies acceptent avec plaisir l’invitation. Elles s’organisent pour avoir un mot de leur parents disant qu’elles ne mangent pas au collège. Plutôt est le mieux. Heureusement que c’est pas aussi strict dans cet établissement. Parfois certaines écoles ne l’autorisent pas. Après ce n’est pas une fin en soi. Après tout l’école est faite pour apprendre en premier.

Enfin bon ce n’est pas le propos ici. La bande est contente de pouvoir se voir même si ce n’est que la demi-journée. Le reste de la semaine se passe plutôt bien. Pas de ressenti de fatigue. La jeune femme n’en fait pas trop non plus. Au vu des récents événements vaut mieux pas. Il en est de même pour les autres semaines de ce mois ce n’est pas des plus simples par moment de ne venir que la matinée. La jeune femme aimerais reprendre un rythme normal.
Cela serait plus simple. Elle ne perdrait pas de temps dans les révisions de cours. La compréhension des leçons seraient plus simple. Elle y gagne beaucoup.

Ce n’est que le 7ème moi. Il faut tenir encore deux petits moi. Elle ne voit le médecin qu’au bout des quatre semaines. Cela permettra de voir si le bébé va bien et si une reprise totale est envisageable. S’il y a un quelconque risque pour l’enfant ou la mère, c’est repos forcé. C’est préférable dans un pareil cas. Elle est assez jeune pour avoir un enfant niveau physique. Pour le reste c’est une autre affaire. Il faut suivre cela comme une personne qui serait plus âgé. Certaines tranches d’âge ont plus de risque que d’autres même si on est à labris de rien quelque soit l’année, la personne. C’est assez aléatoire en faite.

Le temps passe si vite. Le soir avant le rendez-vous le jeune couple se retrouve pour profiter d’un temps ensemble. Ils regardent un petit film dans le salon. Les parents les observent de loin, posé dans la salle à manger. Le père profite de ce moment pour discuter avec la mère. C’est un instant de bonheur figé dans le temps. Lorsque le film se fini le silence se fait entendre. Le jeune homme embrasse sa bien aimé avant de l’aider à aller dans sa chambre. Ils échangent quelques mots, un dernier baiser avant qu’Olli ne rentre chez lui. Les parents d’Anna le ramènent chez lui. Le lendemain toute la famille se retrouve chez le médecin pour voir si tout va bien.

A priori rien à signaler. Tout est bon, le bébé va bien, la mère aussi. Tout est en ordre. L’accord pour faire des journées complètes est donné. La reprise des cours complète est donc prévu ce lundi. La jeune femme est ravi de cette nouvelle. Des le retour dans la voiture elle saisi son téléphone pour envoyer un message a toutes ses amies. Celles-ci sont contente d’entendre ça.

Les retrouvailles ne seront que de courtes durées. Le huitième mois se passe plutôt bien. Le souci est que la fatigue se fait ressentir au bout d’à peine deux semaines. La futur maman décide de se reposer le plus possible après les cours mais, ce n’est pas très bon malgré cela. À la troisième semaine un matin elle ne se réveille pas à l’heure. Personne ne s’en rend compte. Ses parents sont parti au travail sans se poser de question. Après tout elle connaissait son emploi du temps. Se réveiller une à deux heures plus tard lui avait fait du bien. Enfin, presque. C’est le téléphone de la maison qui l’avait réveillé. Au bout du fil la CPE qui appelait pour savoir ou elle était. Anna avait du dire qu’elle ne se sentait pas bien pour justifier cette absence.

Un simple mot et tout c’est arrangé. La jeune fille se remet au lit avant de se rendre compte qu’il faudrait se lever pour aller prendre un petit déjeuner. Elle décide de faire quelque chose de simple. Du lait et des céréales. Et pourquoi pas devant la télévision. Après tout une journée à ne rien faire lui ferait du bien.
Cette panne de réveil était une chance finalement. C’est la première et la dernière se dit-elle. Il ne faut pas faire ce genre de chose trop souvent. Il est vrai que dans son cas ce n’est pas simple. Tout peut arriver. Enfin bon, après un bon petit-déjeuner la jeune femme se pose dans le canapé du salon pour regarder un film.

Elle ne fait pas que regarder la télévision. Même si elle n’est pas en cours il faut qu’elle travaille. Les devoirs sont fait pour le reste de la semaine. Le temps lui parait long pour une fois. Elle décide alors d’aller se mettre dans son lit et faire une sieste. Un peu de musique douce et hop ! Pas le temps de finir la première chanson. Les yeux se ferment petit à petit jusqu’à la plonger dans le pays des rêves. Un instant plus tard, réveillé par la faim, la jeune femme se lève en direction de la cuisine. Manger est important surtout quand on est plus seul.
Le reste de la journée se termine dans le calme et la détente. Un bon bain pour se détendre avant l’arrivée des parents. Ils ne posent pas de questions lorsqu’ils passent le pas de la porte. Le fait qu’Anna soi la leur parait normal.

C’est comme si elle n’était pas là ce jour-là En fait c’est surtout que les deux parents avaient beaucoup de travail aujourd’hui. Ils sont un peu fatigué ce qui donne un état moins normal qu’à l’habitude. Et au vu de l’état de la jeune femme, il est possible qu’ils ne disent rien parce qu’ils savent que ça n’aura pas de conséquence.

Le dîner se passe dans le calme. Pas de problème particulier. Les discussions vont bon train. Au menu des pâtes et du poulet. Rien d’extraordinaire ce soir-la. Ça reste tout de même bon. Le trio prends le temps d’échanger quelques mots.
La fatigue gagne petit à petit Anna. Après un bon repas elle file dans sa chambre pour se poser devant un livre. Un peu de musique, une petite lumière et la soirée peut commencer. Au bout d’une heure les yeux commencent à se fermer petit à petit. Le livre est fermé, la musique coupé puis la lumière éteinte. Cette nuit lui fait beaucoup de bien. Le lendemain matin lorsque le réveil sonne pas de panne. Heureusement d’ailleurs, elle se serait senti mal de louper encore une journée.

Les semaines restantes se ressemblaient à peu de choses près. La fatigue toujours bien présente. Mais cette foi-ci pas de panne de réveil. Lorsqu’Anna Arrive dans son établissement, tout le monde la regarde. C’est bien la première fois qu’un étudiant se trouve dans une tel situation. Ils regardent surtout son corps transformé par la grossesse. Seul ses amis ne le voient pas comme tel.
Elle finit par se mettre en colère et demander pourquoi ces regards insistants. Les gens ne savent que répondre à cela. Elle hurle alors que ce n’est pas la peine de la dévisager. Ce n’est qu’un corps qui a grossi, rien de plus. Les gens retournent à leur discussion, occupations avant d’entrer dans l’enceinte du bâtiment. Heureusement il ne reste que deux ou trois jours avant le rendez-vous du huitième mois avec le médecin. Elle arrive à son point de rupture. Encore une semaine comme ça et elle finit par se transformer en belle au bois dormant pour une durée indéterminé.

Le samedi arrive en un éclair. Pour plus de simplicité c’est le matin que tout se passe. La sage-femme contrôle si tout va bien. Voyant l’état de la jeune femme, elle demande à revenir à une demi-journée d’étude. Un certificat est délivré dans la foulée. Cette foi-ci au lieu de venir le matin, ce serait l’après-midi.
C’est une bonne solution pour dormir un peu plus. Ça ne veut pas dire se lever une heure avant le départ non plus. Mais un petit plus pour l’énergie.

Après vérification tout va bien. Le bébé grandit bien, il est en pleine forme. Pour ce qui est du sexe, rien a changé. Des fois il peut y avoir un retard de développement et le sexe peut se développer très en retard. Ce n’est pas commun pour une grossesse. Cela arrive dans de rare cas. Une fois une jeune maman a eu la surprise à son écho de contrôle du neuvième mois de se voir dire que c’était un garçon. Fort heureusement elle l’a bien prit.

Enfin bon c’est assez rare. Peu de chance que cela se produise.
Étant donné que c’est la fin de la grossesse la sage-femme demande a revoir Anna dans deux semaines au lieu d’un moi comme d’habitude. Il faut vérifier que tout se passe bien. Dans le cas ou il y aurait un souci, l’intervention serait plus rapide. Il faut parer à toute éventualité.
La majeur partie du temps Anna doit rester au lit pour éviter toute complication possible. Quelques petites sorties au parc avec Olli. Ils s’assoient dans l’herbe, échangent quelques mots, regardent le ciel. Ils passent un moment à écouter bébé qui donne des petits coup dans le ventre. Un tableau magnifique.
Quelques photos sont prises pour immortaliser le moment. Le jeune couple aimerait bien faire des petites folies dans la cabane de la futur maman mais, ce n’est pas possible. En l’état actuelle des choses il vaut mieux éviter. Le jeune homme lui dis que lorsque la petite sera arrivé ils fêteront ça tout les deux.
Une idée qui les ravis. [...]

Le rendez-vous de la seconde semaine ne se fait pas attendre.  Rien a signaler. Le bébé se développe normalement. Tout va pour le mieux. La fatigue est redescendu à un niveau inférieur. La jeune femme peut aller en cours uniquement les après midi jusqu’à la dernière semaine. Lorsqu’elle y entrera, dans cette dernière ligne droite, il faudra rester à la maison. Étant donné que c’est une grossesse à risque il vaut mieux éviter de se trouver dehors. Si quelque chose arrive-il sera plus difficile d’intervenir. Tout le monde est préparé à ce qui pourrait se produire. La famille a suivi des cours spécialisés.

Ce n’est pas, rien ce genre de chose. Il faut aussi prendre en compte la localisation de la maison dans laquelle vie la jeune femme. Elle se trouve dans un grand appartement de 200m²  environ. Il est monté sur deux étages. Pour plus de simplicité sa chambre a été déplacer au premier étage. Elle se trouve à droite du salon. Pas loin de tout finalement. Il y a un ascenseur et un escalier qui desservent son étage. Le dernier de l’immeuble. Il doit y avoir 5 étages tout au plus. Ce n’est pas très haut mais, suffisant. Les pièces sont assez grandes. Ça permet de circuler correctement dans l’espace. Le premier étage est plus adapté que le second, uniquement accessible via un escalier. Ce n’est pas très pratique. Il faudra faire des aménagements pour que la jeune femme puisse rester au premier étage quelque temps. Une fois que la récupération est fini, elle devrait pouvoir retourner au second étage. Les changements se ferons en fonction de l’évolution.

Plus tard dans la journée le jeune couple se retrouve pour regarder une série. Ils ont entendu parler d’un programme qui parlerais d’ados parents dans un ton assez joyeux et drôle. C’est un bon moyen de voir les choses sous un autre angle. Ils gardent en tête que ce n’est pas la réalité. Rien ne sert de copier ce qui se fait à l’écran. De toute façon il y a encore du temps pour penser à tout ça.

La journée se termine dans la joie et le bonne humeur. Olli ne pouvant rester, donne un dernier baiser à sa copine et se met en direction de sa maison. La jeune femme va dans sa chambre pour se poser, lire un livre avant de dormir. Elle avait prit un petit dîner avant. Repas assez gros pour deux mais, court.

Par moments elle ne se trouve pas assez grosse. Enfin elle remarque qu’elle prend peu de poids. Pourtant son ventre est bien gros. S’il faut tout le poids vient du bébé. La petite fille prend tout ce qui est bon signe. Il faut voir après la naissance ce que ça donnera. Ce jour est attendu. La jeune futur maman est un peu pressé de donner naissance. Malgré le stress, la peur, les questionnements qui viennent par rapport à ce jour. Elle ne sait pas comment cela va se passer. Tout pleins de questions lui viennent à l’esprit. De temps en temps pour comprendre, se rassurer elle demande à sa mère. La belle-mère est aussi mise à contribution. Pas aussi souvent mais, dès qu’une interrogation survient au moment où elle est dans les parages. Et c’est important de faire participer tout le monde.

Un instant plus tard la jeune Anna s’endort son livre à la main. L’entendre tomber la réveille quelque peu en sursaut. Elle le range, éteint la lumière, s’endort de nouveau même pas 5 minutes après. Le dimanche se passe tout doucement. La jeune femme prends le temps de se réveiller. Un bon petit déjeuner et la journée peut commencer. Le livre entamé le soire précédent est reprit dès qu’Anna arrive dans sa chambre. Un peu de musique pour accompagner cette session et une petite bougie parfumé. Elle en a quelques-unes adapté pour les femmes enceintes. La fenêtre est ouverte pendant que la bougie brûle.  Le froid gagnant la pièce, la jeune Anna éteint la flamme de la bougie avant d’aller fermer la fenêtre. Malgré le fait qu’elle soit sous la couette, le froid se fait sentir.

Elle ne veut pas être malade avant l’accouchement. Il ne lui reste que deux semaines normalement. Le jour du terme elle devra aller faire un examen de contrôle. Il s’agit de voir comment ça va, s’il faut attendre, déclencher le travail ou s’il est en cours. Il est déjà arrivé qu’une femme soit en travail et ne sente rien. Dans ce cas ça peut être dangereux autant pour elle que pour le bébé. Dans ce cas il vaut mieux faire très attention. Et au moindre doute la famille peut appeler la maternité pour poser une question. La mère d’Anna connaît, sait des choses mais, ne peut pas l’aider sur tout. Chaque cas est différent. On ne peut pas les traiter de la même façon.

Le week-end fini, il est temps de reprendre le chemin de l’école. Le matin est totalement libre. La jeune femme peut faire ce dont elle a envie. L’après midi est consacré a ses études. Les professeurs qui ne la voient pas le matin lui font passer les cours par le biais de son copain pour qu’elle puisse les rattraper. Dès qu’il y avait un exercice a rendre elle le faisait puis le donnait à Olli pour que les profs puissent l’avoir en temps et en heure. Elle sait que dans quelques jours les cours seront mis en stand-by. En fin le temps de l’hospitalisation et de la récupération. Ce sont les médecins qui doivent décider de sa date de retour normalement.

Le samedi suivant les parents d’Anna organisent une sortie en famille. Petite balade dans le parc, restaurent le midi et séance photo l’après midi. Ils prennent le temps d’apprécié chaque moment de cette journée. C’est comme un tableau peint à la main. Tous les détails se voient au fil du travail de l’artiste.
Marcher au ralenti, regarder le paysage respirer l’aire des fleurs. Le doux parfum des roses.

Le soir lorsque le trio rentre à la maison le dîner est prêt. Ils ont commandé à manger pour éviter de faire la cuisine.  Ils avaient une envie de burgers. Ce n’est pas un repas courant. Une fois de temps en temps pour le plaisir leur suffit largement. Ils savourent chaque bouchée de ce délicieux moment. Ces moments font le plus grand bien à la jeune femme. Le repos n’est pas que physique dans certains cas. Il est aussi mental. Si la personne est stressé, angoissé, les conséquences peuvent être lourdes parfois. On sous-estime beaucoup le mental par moment. Pourtant il est la cause de bien des maux.

Cela joue beaucoup dans des cas de grossesse. C’est pour cela que les médecins sont la. Ils rassurent les parents pour éviter des complications. Lors de traumatisme grave, ce sont des psychologues spécialisés qui sont conseillé.
Une fois le moment terminé, la petite famille se pose devant un bon film. La futur maman commençant à s’endormir, ils mettent pause et l’aident à aller au lit. En un clin d'œil Anna s’endort. Le dimanche est plus tranquille lors du réveil. Rester au lit le temps d’émerger, regarder des vidéos pour passer quelques instants.

Le petit-déjeuner se prend très tard ce matin-là La jeune femme a eu l’idée de faire un brunch. Tout est fait pour être zen. Après ce moment la jeune femme prend un livre qu’elle a commencé dans la semaine. Il est assez gros. 500 pages, quelque chose comme ça. Le temps de le finir peut être long selon la vitesse de lecture.  Elle le reprend au niveau ou elle c’est arrêté, sa dernière lecture. Une centaine de pages environ. Ne lisant que quelques pages par jour, elle avance lentement en semaine. La priorité va aux devoirs en règle générale.

Les études restent une priorité tant qu’elle le peu. Ne pouvant pas aller en cours totalement, le travail personnel prime. La jeune femme sait qu’elle aura du retard lors de l’accouchement. Il y a un temps de récupération qui n’est pas négligeable.
Il y a tout de même des jours ou elle ne fait rien. Le stress de l’école peut être un accélérateur voir un déclencheur. Dans son cas ce n’est pas trop grave car elle est en fin, toute fin de grossesse mais si elle peut aller jusqu’au terme, les choses n’iront que mieux. Ce sera le plus naturel possible. Les médecins ont expliqué qu’à ce stade il était possible que la jeune femme ait des contractions. Si elles ne sont pas rapprochées de moins de 5 minutes, ce n’est pas grave. Par contre s’il y en a tout les 4 à 5 minutes en continu pendant plus de deux heures, il faut aller à la maternité. Cela veut dire que le travail a commencé. Avec toutes les informations en main, pas de risque de se tromper ou de venir pour rien. Il peut tout de même arriver qu’il y ai des contractions de faux travail. Elles sont exactement comme les vraies mais, n’ont aucune action. On ne peut pas vraiment le savoir même s’il arrive que certaines personnes le détecte. Ce n’est pas courent.
La Arponneuse
Lundi matin après une bonne nuit de sommeil, Anna se réveille en pleine forme. Elle n’est pas fatigué. Un bon repas et prête pour attaquer cette journée. Il ne lui reste que peu de jours avant la date officiel du terme. Selon les médecins c’est le vendredi.
Il ne reste pas beaucoup a attendre si tout se passe comme prévu. Dans la logique la jeune femme doit aller faire un contrôle à la maternité le lendemain du terme si le jour il ne se passe rien.

Anna profite de sa matinée de libre pour vérifier que sa valise est bien prête. Elle y ajoute la touche finale. Une fois bouclée elle sera posé la ou il sera le pus simple pour la prendre. Il ne faut pas perdre de temps si jamais le bébé arrive.
Les copines de la futur maman lui envoi un petit SMS pour prendre de ses nouvelles avant de lui demander s’il est possible de passer la voire dans les jours qui arrivent. Elle ont une surprise pour elle a ce qu’il parait. Depuis que tout le monde sait pour cet heureuse événement, il ne leur tarde qu’une chose, offrir un cadeau aux futurs parents. Le mercredi parait un bon jour. Il leur est demander de venir en fin d’après midi. Ça permet de passer un meilleur moment.
Les parents donnent leur accord pour la visite. Ils proposent de prendre un goûter dans le même temps.

Tout le monde est ravi de cette rencontre. Ce ne sera pas compliqué, un peu de soda, quelques biscuits et beaucoup de rire. Ils vont profiter de ce moment car il pourrait être le dernier avant un bout de temps. La jeune femme devrait être indisponible quelque temps après avoir donner naissance à son enfant.
Tout dépend de son temps de récupération.

La journée fini Anna se prépare à aller dormir. Un bon pyjama bien chaud, brossage de dents et au lit. Elle continue la lecture de son livre avant de tomber de sommeil et tout éteindre. Elle pose l’ouvrage sur son chevet, met un peu de musique. Moins d’une demi-heure plus tard elle n’est plus éveillé. Profondément endormie on ne l’entend plus. On pourrais penser à une princesse endormie.
Le lendemain rien de particulier. Un mardi avec un cours d’art plastique et de sport. Étant donné qu’elle ne peut en faire, elle peut arriver plus tard. Les élèves ne comprennent pas vraiment l’intérêt d’un cours de sport juste après un repas. Ils n’ont pas vraiment le choix. Lors du cours d’art la jeune femme se sent un peu fatigué. Pas comme d’habitude mais, légèrement. Elle ne s’en inquiète pas plus que ça. La professeur donne aux élèves une consigne de travail assez sympa. Ils doivent dessiner leur avenir. Ils peuvent dessiner quelque chose de réaliste ou inventer un futur au choix. La seule obligation dans l’invention est d’inclure un élément réel quel qu’il soit. Ce jour là les parents d’Anna décident d’aller la chercher. D’habitude elle prend le bus mais ils se son dit qu’en ce moment valait mieux éviter de prendre les transports en communs. Ils auraient voulu le faire le lundi mais, le travail les avaient retenu. Ils ne pouvaient le quitter plus tôt.
Pour que la surprise soit meilleurs ils étaient passé à la boulangerie pour lui prendre son goûter préféré. Une chocolatine et un croissant avec un bon jus de fruit.

Lorsqu’elle traverse le portail, ses yeux se posent sur sa mère. La jeune femme esquisse un sourire puis marche en direction de celle-ci avant de voir que son père est lui aussi présent. Les hormones se font sentir d’une telle façon que la jeune femme à les larmes aux yeux de bonheur. Mélanger à la fatigue on dirait qu’il c’est passer quelque chose de grave. Sa mère lui demande si tout va bien:
« Ma chérie, ça va?!
- Oui, oui. C’est juste les hormones ! Je suis contente de vous voire ici. Je ne m’y attendais pas, c’est tout.
- D’accord, je comprends. On a amener le goûter.
- Oh chouette! Merci ! (le sourire aux lèvres.)»

La famille monte dans la voiture en direction de la maison. Entre deux échanges Anna mange ses viennoiseries. C’est un délice. Elle raconte sa petite journée sans inclure les détails. Lors de leur arrivé, sans détours elle file dans sa chambre en disant qu’elle se sent fatigué. Lire lui fera du bien.

Pendant que la jeune femme n’est pas dans la pièce de vie la mère à une idée qui lui vient. Pour une fois pourquoi pas manger dans le lit directement. Cela éviterait des déplacements inutiles. Pour le dîner c’est pas de prise de tête. Ils commandent du fast-food et se font livrer à domicile. Tout est mis sur un plateau, transporter dans la chambre de la futur maman. La petite troupe mange devant la télévision. Le père a pris des fauteuils qu’il a installer à cotés du lit. La mère et la fille se sont installé confortablement de chaque côté du plumard. Une bonne comédie pour rire et accompagner tout ça.

Avant la fin du film, le père se rend compte que la jeune femme c’est endormie. Le couple range sans bruit les couverts et autres objets utilisé pour le dîner. En dernier lieu. La mère remet la couette sur la jeune femme et lui donne un baiser sur le front. Les parents se posent devant un autre film dans le salon avant de se préparer pour aller dormir. Ils se brossent les dents seulement au moment d’aller dormir. Parfois pendant les soirées télés ils mangent du chocolat, des biscuits ou autre sucrerie délicieuse. C’est pour ça qu’ils ne le font pas directement après le repas du soir. Ça leur évite de devoir le refaire. Ce n’est pas dérangeant pour autant mais, plus adapté ainsi. Tout le monde se met au lit. Le sommeil les attrape au vol.
Mercredi matin les parents se réveillent assez tôt pour partir travailler. Plus tôt ils y vont, moins tard ils sortent le soir. Tant que le boulot est fait, les horaires importent peu finalement.
Vers dix heures Anna se réveille. Elle ne se rend pas compte de l’heure. Dans un état un peu second à cause de la fatigue. La jeune femme peine à se lever. D’habitude ce n’est pas aussi difficile. Mais elle ne pense pas que c’est anormal. Étant donné qu’elle est par moment moins énergique, aucune inquiétude ne survient. Une fois levé, elle va dans la cuisine prendre un bon petit déjeuner. Un gros bol de céréales. Une fois fini, elle file prendre un bon bain dans la salle de bain pour se détendre. Le tout accompagner de musique. La jeune femme est impatiente de retrouver ses amis. Après un instant de relaxation, il est temps de s’habiller. Un tee-shirt large et un jogging feront l’affaire. Le tout noire. C’est la couleur qui attire la chaleur. Lorsqu’elle est prête, un aller simple vers la chambre, une tasse de chocolat chaud à la main.

«Heureusement que c’est mercredi» se dit-elle. Pas besoin d’aller en cours, de se stresser pour se préparer, rien à penser si ce n’est le repas de midi. Tout va pour le mieux pour le moment. Entre deux passages télé, le bébé bouge. Anna en profite pour lui parler, caresser son ventre. Pendant la publicité elle lui chante des chansons. En fin de matinée, le bébé se calme un peu. Il est temps pour la jeune Anna d’aller se préparer à manger. Au moment de se lever, c’est toujours aussi difficile qu’au réveil. Cela dit si elle approche du terme c’est peut être normal. Après tout chaque cas est différents. On peut être bien comme pas mais ça ne veut pas dire qu’il y a un problème quelconque. À cet instant précis, une subite envie d’aller au toilette la prend. Sans précipitation elle y va. Un liquide transparent sort en quantité. Sur le moment elle ne réalise pas ce qui se passe. C’est classique que ça soit translucide par moment. Ce n’est pas à chaque fois jaune foncé/clair. Le liquide avait aussi une légère teinte rose. Pensant que c’était des règles, elle met une serviette hygiénique.

Les médecins ont expliqué que dans certains cas les femmes enceintes pouvaient avoir leur règles. C’est un cas très rare qui peut survenir. Il n’y à pas d’explication scientifique clair étant donné que ce n’est pas fréquent. Il n’y a qu’en recensent de multiple cas qu’il est possible d’effectuer une recherche plus poussé. Rien ne peut inquiéter Anna. Elle se dirige vers la cuisine pour faire réchauffer son déjeuner. Il est mangé devant la télévision dans la chambre pour plus de confort. Pendant le repas, la jeune femme sent que son ventre la tire très légèrement. Rien de vraiment gênant. Cela vient une première fois. Ça ne dure que quelques secondes. Elle pense alors que sa position ne doit pas être bonne. Après avoir changer de place elle reprend le repas.

Une dizaine de minutes plus tard la gêne revient. Toujours une durée de quelques secondes. Rien d’alarmant. Elle songe à prendre son téléphone mais ne le trouve pas dans les parages. «C’est pas de bon augure» se dit-elle. Une fois fini, elle met son assiette sur le chevet qui se trouve à côté. Anna s’allonge, éteint la télé et mets un peu de musique pour s’endormir et faire une petite sieste. Après tout le repos ne peut que lui faire du bien. La sensation de tiraillement revient. Cette fois-ci elle est un peu plus présente, longue. Elle ne comprend pas trop ce qui se passe. Il lui faut prendre son téléphone ou au moins aller chercher le fixe qui se trouve dans le salon pour appeler un médecin, la maternité et demander si c’est normal ou s’il faut venir la chercher pour l’emmener à l’hôpital. Au moment où elle essaie de se lever, impossible. Son ventre la tire une fois de plus. Se sentant prise au piège elle décide d’essayer de ne pas y penser, de faire un temps calme. Il n’est qu’une heure de l’après-midi. Les parents ne sont pas sensé arriver avant quatre heures et demie normalement. Il faut tenir jusque-là.

Elle finit par s’endormir non sans mal. Son ventre la tire par moment mais, de façon aléatoire. C’est-à-dire que ce n’est pas régulier du tout. Il peut le faire une fois en dix minutes comme deux, ou pas. La seule chose c’est que lorsque ça arrive c’est plus fort que la foi précédente. Pas de beaucoup mais assez pour ressentir la différence. Pendant son sommeil on peut observer son ventre qui se contracte. Le fait d’être endormie lui permet de ne pas trop le ressentir.

À son réveil trois heures plus tard ce n’est pas un simple tiraillement qui la surprend mais une douleur vive, un peu intense qui dure bien quelques minutes. Pendant cette phase il est important de respirer. Anna inspire profondément puis expire dans le même schéma. Il ne reste qu’une demi-heure avant l’arrivé de ses parents. Ainsi qu’une heure avant celle de ses amis. Il lui ai impossible de se lever, de faire le moindre mouvement. C’est comme si elle était attaché à son lit, prisonnière. C’est une lutte constante pour ne pas hurler. La douleur s’intensifie à mesure que les contractions arrivent. La jeune femme le comprends assez rapidement. C’est dans ces moments qu’elle aimerais ne pas être comme ça mais, elle comprends aussi que son bébé est sur le point d’arriver ce qui la met en joie. Ça ne se voit pas sur son visage mais, elle n’en pense pas moins.

À 16 h 30 la mère ouvre la porte d’entrée:
«Bonjour ! C’est moi ! Je suis rentré.
- Bon-jour ! (saccadé à cause de la douleur.)»
La mère ressent qu’il y a un problème. Lorsqu’elle se dirige vers la chambre de sa fille, le père passe le pas de la porte d’entrée à son tour. Il demande ou se trouve sa fille qui vient d’être rejointe par sa mère dans sa chambre.
La mère donne leur position avant de demander a sa fille ce qui se passe.
Une contraction arrive au même instant. Un cri brut sors de la bouche de la jeune femme. Aussi tôt elle essaie de respirer le plus profondément possible. Le père fait irruption dans la pièce sans se poser de question.
Les parents comprennent ce qui se passe. Leur petite fille est sur le point d’arriver. Ils demandent à Anna depuis quand elle est dans cet état. La réponse est flou. Elle explicite aussi qu’elle n’a pas pu prendre le téléphone pour appeler quoique ce soit. Les choses s’accélèrent un peu. La mère saisi son portable pour appeler la maternité qui leur dit de venir le plus vite possible. À 17 h passé le père porte la jeune femme jusqu’à la porte de l’ascenseur. Lorsqu’ils arrivent dans le couloir, ils croisent les amis d’Anna qui ne réalise pas ce qui arrive. Une des filles demande pourquoi ils transportent la jeune Anna ainsi. La famille monte dans l’appareil et sans trop de détail dit que le bébé est en route.

La jeune femme est installer allonger à l’arrière de la voiture se tordant de douleur. Chaque contraction est plus forte que la précédente. Rien ne laisser présager ça pourtant. Fort heureusement la maternité n’est pas très loin. Ils ne mettent que dix minutes pour y arriver. La futur maman est prise en charge sans plus attendre. Malheureusement elle ne peut pas recevoir de péridurale. Le col est trop ouvert. Il est presque à dix, le produit n’aura pas le temps d’agir suffisamment. D’urgence elle est conduite en salle d’accouchement. En quelques minutes les dix centimètres sont atteints. Il n’est pas possible de revenir en arrière. Le médecin présent l’aide le plus possible à se détendre. Il lui explique la marche à suivre pendant qu’une infirmière va à la rencontre des futurs grands-parents pour leur donner un état de la situation.

Tout se passe bien pour l’instant. Rien à signaler. La mise au monde prend un peu plus de temps que ce que prévoyait la sage-femme. Rien d’alarmant pour autant. Il n’y a pas besoin d’utiliser d’aide, le bébé descend bien. Le ralentissement est dû à l’état de fatigue avancé d’Anna. C’est une jeune femme courageuse qui est ici. Après plus de deux heures de travail, c’est le soulagement. La petite fille est enfin là. Le temps d’un coup d'œil, d’annoncer le nom: Méré, avant le trou noir.


Anna tombe dans le coma juste après avoir prononcé le nom de sa fille. Personne ne s’y était préparé. Les médecins emporte Méré dans la salle de soin pour lui faire les premiers examens pendant que la jeune maman est mise sous oxygène. Elle respire toute seul mais, pas correctement. Ils lui mette une canule nasale pour l’aider un peu. Après nettoyage la jeune femme est conduite dans sa chambre. On la branche à un appareil qui analyse son activité cérébrale. Cela permet de déterminer le type du coma. Les parents sont aussitôt prévenu de la situation. On leur dit de ne pas s’inquiéter, que tout va rentrer dans l’ordre. C’est un cas assez rare qui peut arriver. En général les femmes se réveillent au bout de deux ou trois jours. Pour changer d’atmosphère on leur présente leur petite fille. Ils peuvent la regarder le temps de la fin des examens. Elle est ensuite installer dans son berceau.

Le jeune papa est appelé dans les minutes qui suivent. Il est conduit sur les lieux une demi-heure après avoir raccrocher. Il va rencontrer sa fille pour la première fois.
À son arrivé la sage-femme lui propose de faire un peau à peau ainsi que de lui donner le premier biberon. La scène est prise en photo par les grands-parents qui sont émus. C’est comme un tableau parfait. Le moment reste gravé dans le marbre. Enfin pas réellement mais, tout comme. Ce sont des photos qui les suivront toute leur vie. Il n’y a pas que le bébé qui est au cœur de la pensée du jeune Olli. Après ce beau moment, il demande à aller voir Anna. Lorsqu’il la trouve endormi, les larmes montent. Tout ce mélange entre la joie, le bonheur d’avoir pu rencontrer Méré et la tristesse de trouver sa copine dans le coma. Il lui prend la main, la serre fort. Un baiser sur le front et quelques larmes sont versées. Il ne se sent pas très bien de la voir dans cet état. Malheureusement il ne peut rien faire mise à part attendre son réveil.

La famille reste un peu pour observer le nouveau-né avant de rentrer. Seul Olli reste pour passer la nuit. Il pourra donner le biberon à Méré, s’en occuper un peu et apprendre les essentiels. Ses parents le laissent un peu inquiet de ce qui pourrait se passer.

La pression fini par redescendre lorsque la jeune mère se réveille une semaine plus tard. Une infirmière qui est en train de vérifier ses constantes l’observe se réveiller. Elle envoie un message au médecin qui suit la jeune mère pour le prévenir du changement d’état. C’est une bonne nouvelle pour tout le monde.
Après plusieurs minutes la jeune femme parvient a ouvrir pleinement les yeux.
Pour s’assurer que tout va bien, le médecin lui pose quelques questions. Elle ne peux répondre correctement. Son corps est très faible. Il lui ai alors proposer de cligner des yeux pour répondre. Une fois la vérification faite, tout est en ordre. La famille d’Anna est appelé même pas une heure après. Tout le monde se réjouit de cette nouvelle.

Étant donne l’heure, il n’est pas possible de venir. C’est dans la soirée que toute la troupe se réunit dans la chambre d’hôpital pour voir comment ça va. Soulager de savoir que tout va bien, ils peuvent rentrer le cœur léger. Tout le monde se porte à merveille. Méré prend du poids comme il faut, Anna se remet petit à petit. Le corps change mais assez peu. Lorsqu’elle est en moyen de parlé même si ce n’est que très lentement, une question se pose «pourquoi mon ventre est toujours gros?» pensant que ça devrait être beaucoup moins gonflé après un accouchement. La sage-femme lui répond simplement «cela dépend des femmes, certaines dégonflent plus rapidement que d’autres. Nous ne sommes toutes pareils.» le fait est que le coma a pu aussi ralentir le processus par la même occasion. Tout de petit détails à prendre en considération.

Le week-end qui suit le réveil se passe dans la joie et le bonne humeur. La jeune maman a assez de force pour pouvoir tenir Méré dans ses bras. Une grande première emplie d’émotion. Olli est là pour assister à cette première fois. Il n’a pas les mots pour décrire ce qui se passe. Personne ne le peut. Il n’y a pas d’age pour de tels sentiments.

Après quelques minutes passé dans les bras de maman, le nouveau-né est posé dans son berceau. Anna commence à ressentir une gêne au ventre. Elle ne comprend pas trop ce qui lui arrive. Elle demande à son copain d’aller chercher un médecin. Le temps qu’il revienne, le lit de la jeune maman est recouvert d’un liquide légèrement rougeâtre translucide. La gêne c’est transformer en douleur. Le jeune homme ne sais pas ce qui se passe. Il est inquiet mais, reste là pour le soutient. Ne sachant que faire il reste de côté pour laisser place au spécialiste. Après un rapide examen il s’avère qu’un second enfant est en route. Anna est transporter d’urgence en salle de travail accompagner d’Olli. En chemin on leur explique la cause de ce second accouchement. Arrivé dans la pièce préparé en urgence, une échographie et un monitoring sont effectué. Le nourrisson se porte bien. Cette fois-ci la jeune femme peut bénéficier d’une péridurale.

Étant donné que les choses vont très vite, ils n’attendent pas avant de la lui poser. Elle pourra se détendre plus facilement. Son corps est très réactif. Les effets se ressentent peu de temps après la pause. Tout s’enchaîne à une vitesse impressionnante. Les grands-parents sont contacter par le fils qui ne sait pas vraiment comment annoncer cela. Deux petits enfants, bonne ou mauvaise chose, c’est avec appréhension que cet appel se déroule. Tout le groupe se réunit devant la salle d’accouchement. Les parents demandent comment ça à pu se produire. Après une courte histoire, ça se décante dans le bon sens. Ils sourient avant de verser une larme. C’est à la fois rapide et émouvant.

Le jeune papa retourne soutenir sa copine. Tout se déroule à merveille. Après deux heures d’attente, Billie pointe le bout de son nez. «C’est un très joli prénom» dit la sage-femme. Les larmes aux yeux le couple découvre leur seconde fille. Après une rencontre pleine d’émotion, la jeune maman tombe de fatigue. Ce n’est pas la première fois. Les médecins demandent au jeune homme de sortir de la salle. Il en profite pour faire les présentations à sa famille/belle famille. Billie petite sœur de Méré apparaît derrière la vitre de la salle de soin. L’émotion est bien présente.

«Il va falloir faire quelques changements dans la chambre d’Anna» disent ses parents. En effet un lit de plus ce n’est pas rien dans une pièce. Enfin bref, tous profite du moment de bonheur. Ils passent faire un bisou à leur fille avant de entrer à la maison. Tout ce répète une seconde fois en quelque sorte. Ils savent que ce n’est que l’histoire de quelques jours. Sachant qu’elle est entre de bonnes mains ils peuvent partir l’esprit tranquille.

Cinq jours après l’accouchement Anna commence a bouger un peu les doigts. Lorsqu’Olli entre dans la pièce il aperçoit les mouvements très petits. Il appelle un soignant pour faire constater ce qui se passe. Après quelques heures ses yeux commencent à s’ouvrir petit à petit. Elle ne peu pas bouger pour le moment. Son corps a besoin de récupérer. Un kiné vient tous les jours la faire travailler pour ne pas perdre ses capacités. Elle ne peut pas tenir de chose dans ses mains. Ses bras ne sont pas assez fort. Le peu de temps de coma à eu des conséquences légères. D’ici quelques jours elle devrait pouvoir marcher un peu.
Son ventre est moins gros qu’avant son accouchement. Elle sait que ça prendra du temps avant de revenir à la normal. La sage-femme lui a explicité que le ventre devrait commencer à dégonfler d’ici quelques jours normalement.

Le temps passe, de petites choses reviennent. La jeune maman peut prendre ses filles dans ses bras. Elle leur donne le biberon. Marcher est encore un peu difficile mais à force d’acharnement ça finira par revenir. Ce n’est qu’une question de temps. Après deux semaines d’hospitalisation Anna se regarde dans le miroir. Elle à cette impression que son ventre n’a pas changer d’un pouce. On dirait même qu’il a grossit. Elle en fait part à l’infirmière lors de sa visite de contrôle.

La jeune interne lui dit qu’elle va en parler au médecin. Quelques minutes après la visite, le spécialiste arrive pour voir ce qui se passe. Il demande à la jeune femme ce qui se passe. Elle peine encore à parler normalement mais, arrive à lui raconter. Pour commencer on lui fait une échographie. Le médecin remarque qu’il y a présence d’un autre bébé. Cette fois-ci il est beaucoup moins développé que les deux autres. Sur le coup une question lui traverse l’esprit. «Avez-vous fait l’amour plusieurs fois sans protection? Je suis désolé pour la question mais il me faut cette information pour pouvoir poser le diagnostic.»

La réponse ne se fait pas attendre. «Oui, trois ou quatre fois».
Tous les événements sont maintenant clair. «Je vais vous expliquer ce qui se passe. C’est un cas très rare mais, cela arrive. La première fois que vous avez fait l’amour tu était dans la période ou tu pouvais tomber enceinte. Lorsque tu as dû le refaire quelques jours plus tard, il devait y avoir une autre possibilité que ça se produise. Par la suite un ou deux mois plus tard au vu du développement embryonnaire une autre fenêtre c’est ouverte. En gros tu as conçu trois bébés. Comment on a fait pour ne pas les voire? C’est là que c’est très rare mais possible. Ce qui c’est passé est simple. Ils se sont développer les uns derrières les autres chacun dans leur propre poches. Le premier donc Méré était devant. Elle cachait les deux autres qui se sont développé un peu comme lors d’un dénis de grossesse. Ton corps a par la suite camouflé les deux autres embryons. On ne les voyaient pas lors des échographies et aucun battement de cœur n’était perceptible. Je sais que ça peu paraître complètement absurde mais pourtant c’est bien ce qui c’est produit. Maintenant il va falloir faire des examens pour voir si tout va bien, déterminer l’âge de ce bébé ainsi que le sexe.
Après une écho de datation il s’avère que le bébé a six mois environ. Le terme serait dans trois mois, voir un peu moins. La jeune femme est surprise. Elle n’a pas eu le temps de réaliser lorsque Billie est arrivé qu’un troisième est en préparation.

Pour plus de sécurité il sera pratiqué des examens complémentaire histoire de vérifier qu’il n’y aurait pas un autre embryon caché. Normalement ils évitent certains types de contrôles pendant une grossesse pour ne pas engendrer de soucis mais, ils n’ont pas de choix. Dans ce genre de situation, il n’est pas possible de faire autrement.

Le lendemain la jeune femme part pour une petite série de vérifications. Les réponses arrivent dans la journée. Tout est négatif. Aucun autre bébé. C’est le troisième et dernier a priori. Ils disent qu’il y a une infime chance pour qu’un autre petit être se cache. Avec les appareils utilisés difficile de se cacher ou se protéger. S’il y en avait eu un autre il aurait été vu de suite. Il est temps à présent pour Anna de se reposer. Il lui faut digérer toutes ses informations.

Elle commence à s’endormir. Sans s’en rendre compte elle fait un rêve qui tourne au cauchemar. Dans celui-ci elle voit ses enfants. Au début tout se passe bien puis ils disparaissent comme si on les lui enlevaient. Elle se réveille en panique total. La respiration est saccadé, très forte. Une psychologue se dirigeant vers son bureau l’entend et cours voir ce qui se passe. Elle la trouve en pleine crise de panique. Le premier réflexe est de lui dire de respirer profondément. Il faut la calmer le plus rapidement possible. Après quelques minutes le rythme respiratoire redevient normal. La praticienne se présente avant d’entamer une discussion. Anna se présente à son tour pensant que c’est nécessaire. Les deux femmes discutent deux bonnes heures voire même plus au vu du débit de parole réduit et lent de la jeune maman. Cet échange permet d’apaiser le cauchemar et surtout la crainte de la perte des enfants. Après tout ce n’est qu’un rêve.

La jeune femme peut se rendormir tranquillement mais avant, la psy lui dit que si elle a besoin elle peut la solliciter pour une petite discussion. Le bureau est ouvert. Et si elle ne peut pas se déplacer c’est pas grave, on viendra à elle.
Elle n’est pas obligé, c’est uniquement si elle le veut. La psy repart après en direction de son bureau. Même si la jeune femme c’est calmé il faudra vérifier qu’elle ne refasse pas de crise. Dans son état il n’est pas possible de prendre de médicaments sans risque pour le bébé.
Fort heureusement elle arrive a géré sans, enfin pour la première. Ne sachant si une autre peut survenir, il faut voir au jour le jour. Le repos est de mise lorsque le corps est faible. C’est pour ça qu’il ne faut pas qu’il subisse de crise quelconque. Parfois ce n’est pas aussi simple que ça mais, malgré ça, le moins de risque est prit.

Le lendemain la famille passe rendre visite à Anna, Méré et Billie. Les petites filles sont en pleines forme. La jeune maman a une mine un peu grise. Ils lui demandent comment elle se porte avant de lui demander comment vont les filles. La réponse est: «on peu mieux». La jeune femme ce sens un peu plus en forme qu’avant. Avant qu’ils ne puisse entamer une conversation plus profonde la sage-femme débarque dans la pièce pour annoncer la nouvelle à la famille.
Étant donné que la jeune maman le sait déjà pas la peine de sortir de la chambre.
«Il y a eu du nouveau. Nous n’avons pas pu vous le dire plus tôt les examens n’ont étaient réalisé qu’hier suite à un souci relaté par mademoiselle Anna. Elle nous à dit ne pas voir de changement quant à la grosseur de son ventre. Il ne reviendrait pas à son état normal. Normalement il devrait déjà avoir dégonflé un peu. Même si ce n’est pas de beaucoup, cela devrait être visible. Or il grossit plus qu’il ne dégonfle. Nous avons donc procédé à des examens de contrôles spéciaux. Il ne s’agit pas d’échographie classique car malheureusement dans son cas elle n’aurait pas permit de voir ce qui se passait dans son corps. Le second bébé était tellement bien caché qu’il était impossible de le voir avec une méthode classique. Nous avons donc utilisé des techniques moins conventionnelles qui sont déconseillé au femmes enceintes car comportent des risques mais nous n’avions pas le choix.

Les examens ont révélé la présence d’un troisième embryon. Je vous explique ce qui c’est passe. Cela ne va pas être simple à entendre mais c’est la nature. Ce qui est arrivé est assez rare. En gros lorsque le jeune couple a fait l’amour, ils devaient être dans une période propice a la fécondation et elle à eu lieu en plus des précédentes. Il y a du avoir un retard de nidation après la première fécondation ce qui à laisser place a une seconde et une troisième quelques mois plus tard. Pour ce troisième bébé nous estimons la grossesse a six mois. Il reste donc trois mois avant accouchement.»

Personne ne réagit. Ils ne trouve pas les mots concernant la situation. Perdu entre la joie d’avoir un autre petit enfant et l’incompréhension de la situation. Ils finissent par esquisser un sourire. Ils vont serrer Anna dans leur bras. Ils sont contents pour elle. C’est sûre qu’ils auraient préférer avoir des petits enfants dans un autre contexte mais, c’est la vie. Les parents de la jeune femme pensent alors au nouvel aménagement de la chambre. Il faut aussi adapté au fauteuil roulant. La jeune femme n’a pas le droit de marcher longtemps. La moindre fatigue, contrariété ne serait pas bonne pour le bébé. D’ailleurs c’est aussi une fille. Elle devrait arriver pendant les vacances d’été. Ça laisse le temps au jeune couple de lui choisir un prénom.

Le médecin laisse tout le monde pour continuer ses visites. Après quelques échanges, des rires tout le monde laisse Anna se reposer. Elle en a bien besoin. Si tout se passe bien elle devrais pouvoir sortir dans une semaine, deux tout au plus. Un infirmière devrait passer à la maison pour l’aider à faire ses soins. Seul c’est un peu compliqué. Elle sera la aussi pour la faire travailler et éviter qu’elle ne perde ses capacités physiques. Le but est de rester active sans en faire, plus qu’il n‘en faut.

Le soir après toutes les visites la psychologue passe pour discuter un peu avec la jeune maman. Elle veut voir si tout va bien. Après un échange rapide elle repart en direction de son bureau. Se rendant compte que pour le moment ce n’est pas un besoin, la psy ne s’attarde pas plus. Parfois il faut attendre de voir avant de tenter quoique ce soit. Cela peut braquer une personne. C’est beaucoup plus difficile de l’aider par la suite. Ce sont pleins de choses à penser avant d’entamer quelque chose.

Le temps passe relativement vite. Pour que le retour à la maison se passe bien il faut s’assurer qu’il n’y a pas de risque. C’est finalement au bout de deux semaines que la jeune femme peut sortir. Elle sera alité pour la fin de sa grossesse avec possibilité de sortie mais, en fauteuil uniquement. Il est délivré une carte provisoire pour permettre aux parents de la jeune femme de se garer sur des places spéciales lors de leurs sorties. Elle n’est utilisable que lorsqu’Anna est présente. On lui donne un fauteuil provisoire lors de sa sortie.
Il n’est pas permanent, normalement la jeune femme ne devrait pas avoir de souci poste accouchement.

À sa sortie la maman retrouve l’air frais de dehors. Rester au lit oui, mais au bout d’un moment ça commence à faire long. Les parents du couple sont contents de la voir en dehors de sa chambre d’hôpital. Son copain l’embrasse avec passion. Méré et Billie sortent dehors pour la première fois. Bien couvertes on les installes dans la voiture pour le trajet. Tout le monde se retrouve chez les parents d’Anna pour un dîner de famille. Ce soir c’est pas compliqué, ils commandent ce qu’ils veulent sur internet et se font livrer.
Un détail auquel ils n’avaient pas pensé, les cours. Il faudra tout rattraper l’année suivante. Il ne sera pas possible de passer le brevet cette année. La moyenne générale permettrait d’aller au lycée sans soucis mais le brevet manquerait. Elle devra donc attendre avant de pouvoir le passer. Cela lui laissera plus de temps pour s’y préparer. Après un bon dîner, un film et au lit.

Olli rentre avec ses parents. Le temps de faire un dernier bisou à ses enfants, et hop, dans la voiture. [...]

Après le retour de l’hôpital, les jours se ressemblent. Lever, petit déjeuner, soins, télévision, déjeuner, lecture, dîner, film, dormir. Entre tout ça il y a les soins des nouveaux nés. Étant donné que tout le monde travaille ou est en cours elle peut difficilement sortir. Deux à trois fois par semaine l’infirmière qui vient pour ses soins l’emmène se balader dans le parc qui se trouve pas loin.

Avec le temps qui se réchauffe pas trop de soleil est vivement recommandé. Les week-ends c’est sortie en famille. Anna sort avec ses parents, Méré et Billie un samedi sur deux. Le second c’est avec ses beaux-parents et Olli. Plusieurs fois par semaine Il vient le soir pour voir les filles, s’en occuper avec Anna. Ils forment un beau duo. Les petites filles sont aussi laissé de temps en temps à leur grand-parent. Cela permet au couple de passer un peu de temps seul.
L’été et les vacances ne sont plus très loin. Il ne reste que deux semaines environ. Étant donné que le jeune homme passe le brevet, il se concentre sur les révisions. La semaine il travaille, le samedi il vient voir sa petite famille et le dimanche il révise encore. Tout le monde le soutient comme il peu. Ils sont tous sûres qu’il l’aura avec mention. Il faudra attendre pour le savoir. Les résultats ne tombent que trois semaines après les examens. Le stress est bien présent.

D’ordinaire il n’est pas de la partie mais il y a une pression de la part des professeurs ainsi que des élèves qui sont dans les classes supérieurs. Il faut y être pour comprendre que ce n’est pas si compliqué qu’il parait. Après les résultats du brevet le jeune homme peut souffler. Avant il reste une part de stress. Il ne sait pas s’il a réussi ou non. Un peu d’attente, beaucoup de question. Finalement c’est dans la poche. Il a la mention très bien en bonus. Il ne s’y attendait pas. Pour fêter ça un dîner au restaurent est organisé. Tout le monde se met sur son 31 pour l’occasion. Anna met une jolie robe et des sandales. Olli porte un short et un tee-shirt avec des baskets. Pour les femmes une robe chic qui s’accorde avec le costume des hommes.

Tout le monde se retrouve devant le restaurent vers dix-neuf heures. Une agréable soirée en prévision. Au fil du repas l’ambiance est joyeuse. Tout le monde rigole à table... Les regards des clients se posent tous sur la jeune femme qui est en fauteuil.

Re: Les joies de l'amour

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Lundi matin après une bonne nuit de sommeil, Anna se réveille en pleine forme. Elle n’est pas fatigué. Un bon repas et prête pour attaquer cette journée. Il ne lui reste que peu de jours avant la date officiel du terme. Selon les médecins c’est le vendredi.
Il ne reste pas beaucoup a attendre si tout se passe comme prévu. Dans la logique la jeune femme doit aller faire un contrôle à la maternité le lendemain du terme si le jour il ne se passe rien.

Anna profite de sa matinée de libre pour vérifier que sa valise est bien prête. Elle y ajoute la touche finale. Une fois bouclée elle sera posé la ou il sera le pus simple pour la prendre. Il ne faut pas perdre de temps si jamais le bébé arrive.
Les copines de la futur maman lui envoi un petit SMS pour prendre de ses nouvelles avant de lui demander s’il est possible de passer la voire dans les jours qui arrivent. Elle ont une surprise pour elle a ce qu’il parait. Depuis que tout le monde sait pour cet heureuse événement, il ne leur tarde qu’une chose, offrir un cadeau aux futurs parents. Le mercredi parait un bon jour. Il leur est demander de venir en fin d’après midi. Ça permet de passer un meilleur moment.
Les parents donnent leur accord pour la visite. Ils proposent de prendre un goûter dans le même temps.

Tout le monde est ravi de cette rencontre. Ce ne sera pas compliqué, un peu de soda, quelques biscuits et beaucoup de rire. Ils vont profiter de ce moment car il pourrait être le dernier avant un bout de temps. La jeune femme devrait être indisponible quelque temps après avoir donner naissance à son enfant.
Tout dépend de son temps de récupération.

La journée fini Anna se prépare à aller dormir. Un bon pyjama bien chaud, brossage de dents et au lit. Elle continue la lecture de son livre avant de tomber de sommeil et tout éteindre. Elle pose l’ouvrage sur son chevet, met un peu de musique. Moins d’une demi-heure plus tard elle n’est plus éveillé. Profondément endormie on ne l’entend plus. On pourrais penser à une princesse endormie.
Le lendemain rien de particulier. Un mardi avec un cours d’art plastique et de sport. Étant donné qu’elle ne peut en faire, elle peut arriver plus tard. Les élèves ne comprennent pas vraiment l’intérêt d’un cours de sport juste après un repas. Ils n’ont pas vraiment le choix. Lors du cours d’art la jeune femme se sent un peu fatigué. Pas comme d’habitude mais, légèrement. Elle ne s’en inquiète pas plus que ça. La professeur donne aux élèves une consigne de travail assez sympa. Ils doivent dessiner leur avenir. Ils peuvent dessiner quelque chose de réaliste ou inventer un futur au choix. La seule obligation dans l’invention est d’inclure un élément réel quel qu’il soit. Ce jour là les parents d’Anna décident d’aller la chercher. D’habitude elle prend le bus mais ils se son dit qu’en ce moment valait mieux éviter de prendre les transports en communs. Ils auraient voulu le faire le lundi mais, le travail les avaient retenu. Ils ne pouvaient le quitter plus tôt.
Pour que la surprise soit meilleurs ils étaient passé à la boulangerie pour lui prendre son goûter préféré. Une chocolatine et un croissant avec un bon jus de fruit.

Lorsqu’elle traverse le portail, ses yeux se posent sur sa mère. La jeune femme esquisse un sourire puis marche en direction de celle-ci avant de voir que son père est lui aussi présent. Les hormones se font sentir d’une telle façon que la jeune femme à les larmes aux yeux de bonheur. Mélanger à la fatigue on dirait qu’il c’est passer quelque chose de grave. Sa mère lui demande si tout va bien:
« Ma chérie, ça va?!
- Oui, oui. C’est juste les hormones ! Je suis contente de vous voire ici. Je ne m’y attendais pas, c’est tout.
- D’accord, je comprends. On a amener le goûter.
- Oh chouette! Merci ! (le sourire aux lèvres.)»

La famille monte dans la voiture en direction de la maison. Entre deux échanges Anna mange ses viennoiseries. C’est un délice. Elle raconte sa petite journée sans inclure les détails. Lors de leur arrivé, sans détours elle file dans sa chambre en disant qu’elle se sent fatigué. Lire lui fera du bien.

Pendant que la jeune femme n’est pas dans la pièce de vie la mère à une idée qui lui vient. Pour une fois pourquoi pas manger dans le lit directement. Cela éviterait des déplacements inutiles. Pour le dîner c’est pas de prise de tête. Ils commandent du fast-food et se font livrer à domicile. Tout est mis sur un plateau, transporter dans la chambre de la futur maman. La petite troupe mange devant la télévision. Le père a pris des fauteuils qu’il a installer à cotés du lit. La mère et la fille se sont installé confortablement de chaque côté du plumard. Une bonne comédie pour rire et accompagner tout ça.

Avant la fin du film, le père se rend compte que la jeune femme c’est endormie. Le couple range sans bruit les couverts et autres objets utilisé pour le dîner. En dernier lieu. La mère remet la couette sur la jeune femme et lui donne un baiser sur le front. Les parents se posent devant un autre film dans le salon avant de se préparer pour aller dormir. Ils se brossent les dents seulement au moment d’aller dormir. Parfois pendant les soirées télés ils mangent du chocolat, des biscuits ou autre sucrerie délicieuse. C’est pour ça qu’ils ne le font pas directement après le repas du soir. Ça leur évite de devoir le refaire. Ce n’est pas dérangeant pour autant mais, plus adapté ainsi. Tout le monde se met au lit. Le sommeil les attrape au vol.
Mercredi matin les parents se réveillent assez tôt pour partir travailler. Plus tôt ils y vont, moins tard ils sortent le soir. Tant que le boulot est fait, les horaires importent peu finalement.
Vers dix heures Anna se réveille. Elle ne se rend pas compte de l’heure. Dans un état un peu second à cause de la fatigue. La jeune femme peine à se lever. D’habitude ce n’est pas aussi difficile. Mais elle ne pense pas que c’est anormal. Étant donné qu’elle est par moment moins énergique, aucune inquiétude ne survient. Une fois levé, elle va dans la cuisine prendre un bon petit déjeuner. Un gros bol de céréales. Une fois fini, elle file prendre un bon bain dans la salle de bain pour se détendre. Le tout accompagner de musique. La jeune femme est impatiente de retrouver ses amis. Après un instant de relaxation, il est temps de s’habiller. Un tee-shirt large et un jogging feront l’affaire. Le tout noire. C’est la couleur qui attire la chaleur. Lorsqu’elle est prête, un aller simple vers la chambre, une tasse de chocolat chaud à la main.

«Heureusement que c’est mercredi» se dit-elle. Pas besoin d’aller en cours, de se stresser pour se préparer, rien à penser si ce n’est le repas de midi. Tout va pour le mieux pour le moment. Entre deux passages télé, le bébé bouge. Anna en profite pour lui parler, caresser son ventre. Pendant la publicité elle lui chante des chansons. En fin de matinée, le bébé se calme un peu. Il est temps pour la jeune Anna d’aller se préparer à manger. Au moment de se lever, c’est toujours aussi difficile qu’au réveil. Cela dit si elle approche du terme c’est peut être normal. Après tout chaque cas est différents. On peut être bien comme pas mais ça ne veut pas dire qu’il y a un problème quelconque. À cet instant précis, une subite envie d’aller au toilette la prend. Sans précipitation elle y va. Un liquide transparent sort en quantité. Sur le moment elle ne réalise pas ce qui se passe. C’est classique que ça soit translucide par moment. Ce n’est pas à chaque fois jaune foncé/clair. Le liquide avait aussi une légère teinte rose. Pensant que c’était des règles, elle met une serviette hygiénique.

Les médecins ont expliqué que dans certains cas les femmes enceintes pouvaient avoir leur règles. C’est un cas très rare qui peut survenir. Il n’y à pas d’explication scientifique clair étant donné que ce n’est pas fréquent. Il n’y a qu’en recensent de multiple cas qu’il est possible d’effectuer une recherche plus poussé. Rien ne peut inquiéter Anna. Elle se dirige vers la cuisine pour faire réchauffer son déjeuner. Il est mangé devant la télévision dans la chambre pour plus de confort. Pendant le repas, la jeune femme sent que son ventre la tire très légèrement. Rien de vraiment gênant. Cela vient une première fois. Ça ne dure que quelques secondes. Elle pense alors que sa position ne doit pas être bonne. Après avoir changer de place elle reprend le repas.

Une dizaine de minutes plus tard la gêne revient. Toujours une durée de quelques secondes. Rien d’alarmant. Elle songe à prendre son téléphone mais ne le trouve pas dans les parages. «C’est pas de bon augure» se dit-elle. Une fois fini, elle met son assiette sur le chevet qui se trouve à côté. Anna s’allonge, éteint la télé et mets un peu de musique pour s’endormir et faire une petite sieste. Après tout le repos ne peut que lui faire du bien. La sensation de tiraillement revient. Cette fois-ci elle est un peu plus présente, longue. Elle ne comprend pas trop ce qui se passe. Il lui faut prendre son téléphone ou au moins aller chercher le fixe qui se trouve dans le salon pour appeler un médecin, la maternité et demander si c’est normal ou s’il faut venir la chercher pour l’emmener à l’hôpital. Au moment où elle essaie de se lever, impossible. Son ventre la tire une fois de plus. Se sentant prise au piège elle décide d’essayer de ne pas y penser, de faire un temps calme. Il n’est qu’une heure de l’après-midi. Les parents ne sont pas sensé arriver avant quatre heures et demie normalement. Il faut tenir jusque-là.

Elle finit par s’endormir non sans mal. Son ventre la tire par moment mais, de façon aléatoire. C’est-à-dire que ce n’est pas régulier du tout. Il peut le faire une fois en dix minutes comme deux, ou pas. La seule chose c’est que lorsque ça arrive c’est plus fort que la foi précédente. Pas de beaucoup mais assez pour ressentir la différence. Pendant son sommeil on peut observer son ventre qui se contracte. Le fait d’être endormie lui permet de ne pas trop le ressentir.

À son réveil trois heures plus tard ce n’est pas un simple tiraillement qui la surprend mais une douleur vive, un peu intense qui dure bien quelques minutes. Pendant cette phase il est important de respirer. Anna inspire profondément puis expire dans le même schéma. Il ne reste qu’une demi-heure avant l’arrivé de ses parents. Ainsi qu’une heure avant celle de ses amis. Il lui ai impossible de se lever, de faire le moindre mouvement. C’est comme si elle était attaché à son lit, prisonnière. C’est une lutte constante pour ne pas hurler. La douleur s’intensifie à mesure que les contractions arrivent. La jeune femme le comprends assez rapidement. C’est dans ces moments qu’elle aimerais ne pas être comme ça mais, elle comprends aussi que son bébé est sur le point d’arriver ce qui la met en joie. Ça ne se voit pas sur son visage mais, elle n’en pense pas moins.

À 16 h 30 la mère ouvre la porte d’entrée:
«Bonjour ! C’est moi ! Je suis rentré.
- Bon-jour ! (saccadé à cause de la douleur.)»
La mère ressent qu’il y a un problème. Lorsqu’elle se dirige vers la chambre de sa fille, le père passe le pas de la porte d’entrée à son tour. Il demande ou se trouve sa fille qui vient d’être rejointe par sa mère dans sa chambre.
La mère donne leur position avant de demander a sa fille ce qui se passe.
Une contraction arrive au même instant. Un cri brut sors de la bouche de la jeune femme. Aussi tôt elle essaie de respirer le plus profondément possible. Le père fait irruption dans la pièce sans se poser de question.
Les parents comprennent ce qui se passe. Leur petite fille est sur le point d’arriver. Ils demandent à Anna depuis quand elle est dans cet état. La réponse est flou. Elle explicite aussi qu’elle n’a pas pu prendre le téléphone pour appeler quoique ce soit. Les choses s’accélèrent un peu. La mère saisi son portable pour appeler la maternité qui leur dit de venir le plus vite possible. À 17 h passé le père porte la jeune femme jusqu’à la porte de l’ascenseur. Lorsqu’ils arrivent dans le couloir, ils croisent les amis d’Anna qui ne réalise pas ce qui arrive. Une des filles demande pourquoi ils transportent la jeune Anna ainsi. La famille monte dans l’appareil et sans trop de détail dit que le bébé est en route.

La jeune femme est installer allonger à l’arrière de la voiture se tordant de douleur. Chaque contraction est plus forte que la précédente. Rien ne laisser présager ça pourtant. Fort heureusement la maternité n’est pas très loin. Ils ne mettent que dix minutes pour y arriver. La futur maman est prise en charge sans plus attendre. Malheureusement elle ne peut pas recevoir de péridurale. Le col est trop ouvert. Il est presque à dix, le produit n’aura pas le temps d’agir suffisamment. D’urgence elle est conduite en salle d’accouchement. En quelques minutes les dix centimètres sont atteints. Il n’est pas possible de revenir en arrière. Le médecin présent l’aide le plus possible à se détendre. Il lui explique la marche à suivre pendant qu’une infirmière va à la rencontre des futurs grands-parents pour leur donner un état de la situation.

Tout se passe bien pour l’instant. Rien à signaler. La mise au monde prend un peu plus de temps que ce que prévoyait la sage-femme. Rien d’alarmant pour autant. Il n’y a pas besoin d’utiliser d’aide, le bébé descend bien. Le ralentissement est dû à l’état de fatigue avancé d’Anna. C’est une jeune femme courageuse qui est ici. Après plus de deux heures de travail, c’est le soulagement. La petite fille est enfin là. Le temps d’un coup d'œil, d’annoncer le nom: Méré, avant le trou noir.


Anna tombe dans le coma juste après avoir prononcé le nom de sa fille. Personne ne s’y était préparé. Les médecins emporte Méré dans la salle de soin pour lui faire les premiers examens pendant que la jeune maman est mise sous oxygène. Elle respire toute seul mais, pas correctement. Ils lui mette une canule nasale pour l’aider un peu. Après nettoyage la jeune femme est conduite dans sa chambre. On la branche à un appareil qui analyse son activité cérébrale. Cela permet de déterminer le type du coma. Les parents sont aussitôt prévenu de la situation. On leur dit de ne pas s’inquiéter, que tout va rentrer dans l’ordre. C’est un cas assez rare qui peut arriver. En général les femmes se réveillent au bout de deux ou trois jours. Pour changer d’atmosphère on leur présente leur petite fille. Ils peuvent la regarder le temps de la fin des examens. Elle est ensuite installer dans son berceau.

Le jeune papa est appelé dans les minutes qui suivent. Il est conduit sur les lieux une demi-heure après avoir raccrocher. Il va rencontrer sa fille pour la première fois.
À son arrivé la sage-femme lui propose de faire un peau à peau ainsi que de lui donner le premier biberon. La scène est prise en photo par les grands-parents qui sont émus. C’est comme un tableau parfait. Le moment reste gravé dans le marbre. Enfin pas réellement mais, tout comme. Ce sont des photos qui les suivront toute leur vie. Il n’y a pas que le bébé qui est au cœur de la pensée du jeune Olli. Après ce beau moment, il demande à aller voir Anna. Lorsqu’il la trouve endormi, les larmes montent. Tout ce mélange entre la joie, le bonheur d’avoir pu rencontrer Méré et la tristesse de trouver sa copine dans le coma. Il lui prend la main, la serre fort. Un baiser sur le front et quelques larmes sont versées. Il ne se sent pas très bien de la voir dans cet état. Malheureusement il ne peut rien faire mise à part attendre son réveil.

La famille reste un peu pour observer le nouveau-né avant de rentrer. Seul Olli reste pour passer la nuit. Il pourra donner le biberon à Méré, s’en occuper un peu et apprendre les essentiels. Ses parents le laissent un peu inquiet de ce qui pourrait se passer.

La pression fini par redescendre lorsque la jeune mère se réveille une semaine plus tard. Une infirmière qui est en train de vérifier ses constantes l’observe se réveiller. Elle envoie un message au médecin qui suit la jeune mère pour le prévenir du changement d’état. C’est une bonne nouvelle pour tout le monde.
Après plusieurs minutes la jeune femme parvient a ouvrir pleinement les yeux.
Pour s’assurer que tout va bien, le médecin lui pose quelques questions. Elle ne peux répondre correctement. Son corps est très faible. Il lui ai alors proposer de cligner des yeux pour répondre. Une fois la vérification faite, tout est en ordre. La famille d’Anna est appelé même pas une heure après. Tout le monde se réjouit de cette nouvelle.

Étant donne l’heure, il n’est pas possible de venir. C’est dans la soirée que toute la troupe se réunit dans la chambre d’hôpital pour voir comment ça va. Soulager de savoir que tout va bien, ils peuvent rentrer le cœur léger. Tout le monde se porte à merveille. Méré prend du poids comme il faut, Anna se remet petit à petit. Le corps change mais assez peu. Lorsqu’elle est en moyen de parlé même si ce n’est que très lentement, une question se pose «pourquoi mon ventre est toujours gros?» pensant que ça devrait être beaucoup moins gonflé après un accouchement. La sage-femme lui répond simplement «cela dépend des femmes, certaines dégonflent plus rapidement que d’autres. Nous ne sommes toutes pareils.» le fait est que le coma a pu aussi ralentir le processus par la même occasion. Tout de petit détails à prendre en considération.

Le week-end qui suit le réveil se passe dans la joie et le bonne humeur. La jeune maman a assez de force pour pouvoir tenir Méré dans ses bras. Une grande première emplie d’émotion. Olli est là pour assister à cette première fois. Il n’a pas les mots pour décrire ce qui se passe. Personne ne le peut. Il n’y a pas d’age pour de tels sentiments.

Après quelques minutes passé dans les bras de maman, le nouveau-né est posé dans son berceau. Anna commence à ressentir une gêne au ventre. Elle ne comprend pas trop ce qui lui arrive. Elle demande à son copain d’aller chercher un médecin. Le temps qu’il revienne, le lit de la jeune maman est recouvert d’un liquide légèrement rougeâtre translucide. La gêne c’est transformer en douleur. Le jeune homme ne sais pas ce qui se passe. Il est inquiet mais, reste là pour le soutient. Ne sachant que faire il reste de côté pour laisser place au spécialiste. Après un rapide examen il s’avère qu’un second enfant est en route. Anna est transporter d’urgence en salle de travail accompagner d’Olli. En chemin on leur explique la cause de ce second accouchement. Arrivé dans la pièce préparé en urgence, une échographie et un monitoring sont effectué. Le nourrisson se porte bien. Cette fois-ci la jeune femme peut bénéficier d’une péridurale.

Étant donné que les choses vont très vite, ils n’attendent pas avant de la lui poser. Elle pourra se détendre plus facilement. Son corps est très réactif. Les effets se ressentent peu de temps après la pause. Tout s’enchaîne à une vitesse impressionnante. Les grands-parents sont contacter par le fils qui ne sait pas vraiment comment annoncer cela. Deux petits enfants, bonne ou mauvaise chose, c’est avec appréhension que cet appel se déroule. Tout le groupe se réunit devant la salle d’accouchement. Les parents demandent comment ça à pu se produire. Après une courte histoire, ça se décante dans le bon sens. Ils sourient avant de verser une larme. C’est à la fois rapide et émouvant.

Le jeune papa retourne soutenir sa copine. Tout se déroule à merveille. Après deux heures d’attente, Billie pointe le bout de son nez. «C’est un très joli prénom» dit la sage-femme. Les larmes aux yeux le couple découvre leur seconde fille. Après une rencontre pleine d’émotion, la jeune maman tombe de fatigue. Ce n’est pas la première fois. Les médecins demandent au jeune homme de sortir de la salle. Il en profite pour faire les présentations à sa famille/belle famille. Billie petite sœur de Méré apparaît derrière la vitre de la salle de soin. L’émotion est bien présente.

«Il va falloir faire quelques changements dans la chambre d’Anna» disent ses parents. En effet un lit de plus ce n’est pas rien dans une pièce. Enfin bref, tous profite du moment de bonheur. Ils passent faire un bisou à leur fille avant de entrer à la maison. Tout ce répète une seconde fois en quelque sorte. Ils savent que ce n’est que l’histoire de quelques jours. Sachant qu’elle est entre de bonnes mains ils peuvent partir l’esprit tranquille.

Cinq jours après l’accouchement Anna commence a bouger un peu les doigts. Lorsqu’Olli entre dans la pièce il aperçoit les mouvements très petits. Il appelle un soignant pour faire constater ce qui se passe. Après quelques heures ses yeux commencent à s’ouvrir petit à petit. Elle ne peu pas bouger pour le moment. Son corps a besoin de récupérer. Un kiné vient tous les jours la faire travailler pour ne pas perdre ses capacités. Elle ne peut pas tenir de chose dans ses mains. Ses bras ne sont pas assez fort. Le peu de temps de coma à eu des conséquences légères. D’ici quelques jours elle devrait pouvoir marcher un peu.
Son ventre est moins gros qu’avant son accouchement. Elle sait que ça prendra du temps avant de revenir à la normal. La sage-femme lui a explicité que le ventre devrait commencer à dégonfler d’ici quelques jours normalement.

Le temps passe, de petites choses reviennent. La jeune maman peut prendre ses filles dans ses bras. Elle leur donne le biberon. Marcher est encore un peu difficile mais à force d’acharnement ça finira par revenir. Ce n’est qu’une question de temps. Après deux semaines d’hospitalisation Anna se regarde dans le miroir. Elle à cette impression que son ventre n’a pas changer d’un pouce. On dirait même qu’il a grossit. Elle en fait part à l’infirmière lors de sa visite de contrôle.

La jeune interne lui dit qu’elle va en parler au médecin. Quelques minutes après la visite, le spécialiste arrive pour voir ce qui se passe. Il demande à la jeune femme ce qui se passe. Elle peine encore à parler normalement mais, arrive à lui raconter. Pour commencer on lui fait une échographie. Le médecin remarque qu’il y a présence d’un autre bébé. Cette fois-ci il est beaucoup moins développé que les deux autres. Sur le coup une question lui traverse l’esprit. «Avez-vous fait l’amour plusieurs fois sans protection? Je suis désolé pour la question mais il me faut cette information pour pouvoir poser le diagnostic.»

La réponse ne se fait pas attendre. «Oui, trois ou quatre fois».
Tous les événements sont maintenant clair. «Je vais vous expliquer ce qui se passe. C’est un cas très rare mais, cela arrive. La première fois que vous avez fait l’amour tu était dans la période ou tu pouvais tomber enceinte. Lorsque tu as dû le refaire quelques jours plus tard, il devait y avoir une autre possibilité que ça se produise. Par la suite un ou deux mois plus tard au vu du développement embryonnaire une autre fenêtre c’est ouverte. En gros tu as conçu trois bébés. Comment on a fait pour ne pas les voire? C’est là que c’est très rare mais possible. Ce qui c’est passé est simple. Ils se sont développer les uns derrières les autres chacun dans leur propre poches. Le premier donc Méré était devant. Elle cachait les deux autres qui se sont développé un peu comme lors d’un dénis de grossesse. Ton corps a par la suite camouflé les deux autres embryons. On ne les voyaient pas lors des échographies et aucun battement de cœur n’était perceptible. Je sais que ça peu paraître complètement absurde mais pourtant c’est bien ce qui c’est produit. Maintenant il va falloir faire des examens pour voir si tout va bien, déterminer l’âge de ce bébé ainsi que le sexe.
Après une écho de datation il s’avère que le bébé a six mois environ. Le terme serait dans trois mois, voir un peu moins. La jeune femme est surprise. Elle n’a pas eu le temps de réaliser lorsque Billie est arrivé qu’un troisième est en préparation.

Pour plus de sécurité il sera pratiqué des examens complémentaire histoire de vérifier qu’il n’y aurait pas un autre embryon caché. Normalement ils évitent certains types de contrôles pendant une grossesse pour ne pas engendrer de soucis mais, ils n’ont pas de choix. Dans ce genre de situation, il n’est pas possible de faire autrement.

Le lendemain la jeune femme part pour une petite série de vérifications. Les réponses arrivent dans la journée. Tout est négatif. Aucun autre bébé. C’est le troisième et dernier a priori. Ils disent qu’il y a une infime chance pour qu’un autre petit être se cache. Avec les appareils utilisés difficile de se cacher ou se protéger. S’il y en avait eu un autre il aurait été vu de suite. Il est temps à présent pour Anna de se reposer. Il lui faut digérer toutes ses informations.

Elle commence à s’endormir. Sans s’en rendre compte elle fait un rêve qui tourne au cauchemar. Dans celui-ci elle voit ses enfants. Au début tout se passe bien puis ils disparaissent comme si on les lui enlevaient. Elle se réveille en panique total. La respiration est saccadé, très forte. Une psychologue se dirigeant vers son bureau l’entend et cours voir ce qui se passe. Elle la trouve en pleine crise de panique. Le premier réflexe est de lui dire de respirer profondément. Il faut la calmer le plus rapidement possible. Après quelques minutes le rythme respiratoire redevient normal. La praticienne se présente avant d’entamer une discussion. Anna se présente à son tour pensant que c’est nécessaire. Les deux femmes discutent deux bonnes heures voire même plus au vu du débit de parole réduit et lent de la jeune maman. Cet échange permet d’apaiser le cauchemar et surtout la crainte de la perte des enfants. Après tout ce n’est qu’un rêve.

La jeune femme peut se rendormir tranquillement mais avant, la psy lui dit que si elle a besoin elle peut la solliciter pour une petite discussion. Le bureau est ouvert. Et si elle ne peut pas se déplacer c’est pas grave, on viendra à elle.
Elle n’est pas obligé, c’est uniquement si elle le veut. La psy repart après en direction de son bureau. Même si la jeune femme c’est calmé il faudra vérifier qu’elle ne refasse pas de crise. Dans son état il n’est pas possible de prendre de médicaments sans risque pour le bébé.
Fort heureusement elle arrive a géré sans, enfin pour la première. Ne sachant si une autre peut survenir, il faut voir au jour le jour. Le repos est de mise lorsque le corps est faible. C’est pour ça qu’il ne faut pas qu’il subisse de crise quelconque. Parfois ce n’est pas aussi simple que ça mais, malgré ça, le moins de risque est prit.

Le lendemain la famille passe rendre visite à Anna, Méré et Billie. Les petites filles sont en pleines forme. La jeune maman a une mine un peu grise. Ils lui demandent comment elle se porte avant de lui demander comment vont les filles. La réponse est: «on peu mieux». La jeune femme ce sens un peu plus en forme qu’avant. Avant qu’ils ne puisse entamer une conversation plus profonde la sage-femme débarque dans la pièce pour annoncer la nouvelle à la famille.
Étant donné que la jeune maman le sait déjà pas la peine de sortir de la chambre.
«Il y a eu du nouveau. Nous n’avons pas pu vous le dire plus tôt les examens n’ont étaient réalisé qu’hier suite à un souci relaté par mademoiselle Anna. Elle nous à dit ne pas voir de changement quant à la grosseur de son ventre. Il ne reviendrait pas à son état normal. Normalement il devrait déjà avoir dégonflé un peu. Même si ce n’est pas de beaucoup, cela devrait être visible. Or il grossit plus qu’il ne dégonfle. Nous avons donc procédé à des examens de contrôles spéciaux. Il ne s’agit pas d’échographie classique car malheureusement dans son cas elle n’aurait pas permit de voir ce qui se passait dans son corps. Le second bébé était tellement bien caché qu’il était impossible de le voir avec une méthode classique. Nous avons donc utilisé des techniques moins conventionnelles qui sont déconseillé au femmes enceintes car comportent des risques mais nous n’avions pas le choix.

Les examens ont révélé la présence d’un troisième embryon. Je vous explique ce qui c’est passe. Cela ne va pas être simple à entendre mais c’est la nature. Ce qui est arrivé est assez rare. En gros lorsque le jeune couple a fait l’amour, ils devaient être dans une période propice a la fécondation et elle à eu lieu en plus des précédentes. Il y a du avoir un retard de nidation après la première fécondation ce qui à laisser place a une seconde et une troisième quelques mois plus tard. Pour ce troisième bébé nous estimons la grossesse a six mois. Il reste donc trois mois avant accouchement.»

Personne ne réagit. Ils ne trouve pas les mots concernant la situation. Perdu entre la joie d’avoir un autre petit enfant et l’incompréhension de la situation. Ils finissent par esquisser un sourire. Ils vont serrer Anna dans leur bras. Ils sont contents pour elle. C’est sûre qu’ils auraient préférer avoir des petits enfants dans un autre contexte mais, c’est la vie. Les parents de la jeune femme pensent alors au nouvel aménagement de la chambre. Il faut aussi adapté au fauteuil roulant. La jeune femme n’a pas le droit de marcher longtemps. La moindre fatigue, contrariété ne serait pas bonne pour le bébé. D’ailleurs c’est aussi une fille. Elle devrait arriver pendant les vacances d’été. Ça laisse le temps au jeune couple de lui choisir un prénom.

Le médecin laisse tout le monde pour continuer ses visites. Après quelques échanges, des rires tout le monde laisse Anna se reposer. Elle en a bien besoin. Si tout se passe bien elle devrais pouvoir sortir dans une semaine, deux tout au plus. Un infirmière devrait passer à la maison pour l’aider à faire ses soins. Seul c’est un peu compliqué. Elle sera la aussi pour la faire travailler et éviter qu’elle ne perde ses capacités physiques. Le but est de rester active sans en faire, plus qu’il n‘en faut.

Le soir après toutes les visites la psychologue passe pour discuter un peu avec la jeune maman. Elle veut voir si tout va bien. Après un échange rapide elle repart en direction de son bureau. Se rendant compte que pour le moment ce n’est pas un besoin, la psy ne s’attarde pas plus. Parfois il faut attendre de voir avant de tenter quoique ce soit. Cela peut braquer une personne. C’est beaucoup plus difficile de l’aider par la suite. Ce sont pleins de choses à penser avant d’entamer quelque chose.

Le temps passe relativement vite. Pour que le retour à la maison se passe bien il faut s’assurer qu’il n’y a pas de risque. C’est finalement au bout de deux semaines que la jeune femme peut sortir. Elle sera alité pour la fin de sa grossesse avec possibilité de sortie mais, en fauteuil uniquement. Il est délivré une carte provisoire pour permettre aux parents de la jeune femme de se garer sur des places spéciales lors de leurs sorties. Elle n’est utilisable que lorsqu’Anna est présente. On lui donne un fauteuil provisoire lors de sa sortie.
Il n’est pas permanent, normalement la jeune femme ne devrait pas avoir de souci poste accouchement.

À sa sortie la maman retrouve l’air frais de dehors. Rester au lit oui, mais au bout d’un moment ça commence à faire long. Les parents du couple sont contents de la voir en dehors de sa chambre d’hôpital. Son copain l’embrasse avec passion. Méré et Billie sortent dehors pour la première fois. Bien couvertes on les installes dans la voiture pour le trajet. Tout le monde se retrouve chez les parents d’Anna pour un dîner de famille. Ce soir c’est pas compliqué, ils commandent ce qu’ils veulent sur internet et se font livrer.
Un détail auquel ils n’avaient pas pensé, les cours. Il faudra tout rattraper l’année suivante. Il ne sera pas possible de passer le brevet cette année. La moyenne générale permettrait d’aller au lycée sans soucis mais le brevet manquerait. Elle devra donc attendre avant de pouvoir le passer. Cela lui laissera plus de temps pour s’y préparer. Après un bon dîner, un film et au lit.

Olli rentre avec ses parents. Le temps de faire un dernier bisou à ses enfants, et hop, dans la voiture. [...]

Après le retour de l’hôpital, les jours se ressemblent. Lever, petit déjeuner, soins, télévision, déjeuner, lecture, dîner, film, dormir. Entre tout ça il y a les soins des nouveaux nés. Étant donné que tout le monde travaille ou est en cours elle peut difficilement sortir. Deux à trois fois par semaine l’infirmière qui vient pour ses soins l’emmène se balader dans le parc qui se trouve pas loin.

Avec le temps qui se réchauffe pas trop de soleil est vivement recommandé. Les week-ends c’est sortie en famille. Anna sort avec ses parents, Méré et Billie un samedi sur deux. Le second c’est avec ses beaux-parents et Olli. Plusieurs fois par semaine Il vient le soir pour voir les filles, s’en occuper avec Anna. Ils forment un beau duo. Les petites filles sont aussi laissé de temps en temps à leur grand-parent. Cela permet au couple de passer un peu de temps seul.
L’été et les vacances ne sont plus très loin. Il ne reste que deux semaines environ. Étant donné que le jeune homme passe le brevet, il se concentre sur les révisions. La semaine il travaille, le samedi il vient voir sa petite famille et le dimanche il révise encore. Tout le monde le soutient comme il peu. Ils sont tous sûres qu’il l’aura avec mention. Il faudra attendre pour le savoir. Les résultats ne tombent que trois semaines après les examens. Le stress est bien présent.

D’ordinaire il n’est pas de la partie mais il y a une pression de la part des professeurs ainsi que des élèves qui sont dans les classes supérieurs. Il faut y être pour comprendre que ce n’est pas si compliqué qu’il parait. Après les résultats du brevet le jeune homme peut souffler. Avant il reste une part de stress. Il ne sait pas s’il a réussi ou non. Un peu d’attente, beaucoup de question. Finalement c’est dans la poche. Il a la mention très bien en bonus. Il ne s’y attendait pas. Pour fêter ça un dîner au restaurent est organisé. Tout le monde se met sur son 31 pour l’occasion. Anna met une jolie robe et des sandales. Olli porte un short et un tee-shirt avec des baskets. Pour les femmes une robe chic qui s’accorde avec le costume des hommes.

Tout le monde se retrouve devant le restaurent vers dix-neuf heures. Une agréable soirée en prévision. Au fil du repas l’ambiance est joyeuse. Tout le monde rigole à table... Les regards des clients se posent tous sur la jeune femme qui est en fauteuil.
La Arponneuse
Ils ne peuvent s’empêcher de jeter un coup d'œil comme s’ils n’avaient jamais vu ça de leur vie. Elle ne sait pas comment le prendre mais, demande à ce que le repas continue en ignorant ces inconnus. Ce ne sont pas des personnes qu’elle connaît et elle ne préfère pas savoir ce qui se trame dans leur esprit. Le repas suit son cour dans le calme et la joie. Ils trinquent tous au brevet d’Olli. Pour cette occasion c’est une nourrisse qui à été engagé pour garder les petites. C’est assez tôt mais il valait mieux. Sortir à peine quelques semaines après la naissance n’est pas très bon pour le système immunitaire.

Après le dessert le groupe se met en route vers la sortie. Un dernier au revoir et tout le monde repart chez soi. Pendant la nuit Anna se réveille pour s’occuper de ses bébés. Tout est fait pour qu’elle puisse aller rapidement. Les biberons sont disposé sur un petit plan de travail avec de l’eau déjà versé dedans. La poudre de lait est dans une boite déjà dosée. Tout est posé bien en évidence ce qui permet d’aller rapidement. Il n’y a que le transfert dans le fauteuil qui est un peu délicat. Elle prend un petit temps mais une fois dedans tout roule.

C’est à peu près la même chose tous les jours. Elle est très heureuse pour le moment. Il ne lui reste plus beaucoup de temps avant le terme de cette dernière grossesse. Enfin ce qu’elle espère être la dernière. Non pas qu’elle n’aime pas mais, c’est assez particulier comme contexte. Le ventre ne grossit pas trop par rapport à la première par contre. Les médecins lui ont explicité que le bébé n’étais pas à la place habituelle. C’est donc tout à fait normal.
Il doit rester environ trois semaines. Les derniers examens sont très bon. Bébé est en pleine forme.


Pendant ce temps Olli planifie une surprise pour Anna. Il est amoureux depuis le premier jour ou il l’a rencontrer. Il a deux enfants avec elle, un troisième est en route. Bref on ne peut espérer mieux. Après une discussion avec ses parent et ceux de sa copine il est temps d’aller un peu plus loin dans leur relation. Ce n’est en aucun cas une proposition des adultes. Le jeune homme a mûrement réfléchit cette idée. Il souhaite demander sa bien aimé ne mariage. Ils ne se marieraient pas dans un an ou quelque mois. Ils attendraient d’être majeur et organiserais une belle cérémonie. Il obtient donc le consentement de tout le monde. Avec ses économies il décide d’investir dans une bague dans un premier temps. Au vu du pris son père lui propose de l’aider. Finalement pas besoin. La mère retrouve un cadeau de sa grand-mère qui serait encore plus symbolique que d’acquérir une bague. C’est un bijou qui normalement se donne aux hommes de la famille pour qu’ils puissent demander la main des femmes qu’ils aiment. Une belle bague avec un diamant. La transmission n’avait pas pu se faire car il n’y avait eu que des femmes ces dernières générations. Olli est le premier garçon depuis trois ou quatre environ.

Il ne revient pas du cadeau qui lui ai fait. La bague est magnifique. C’est sûre qu’elle plaira à la jeune femme. Elle est bien sur accompagner d’un très bel écrin en velours noir. Le souci qui se pause est comment faire la demande. Si un membre de la famille proche se trouve la, elle risque de se douter de quelque chose. Ils pensent alors a un membre plus éloigné. Le parrain de la jeune femme ne l’a pas vu, ce serait une bonne occasion. Après avoir obtenu son numéro, le jeune papa appelle ben. Heureux d’apprendre la nouvelle, il dit aussitôt oui. Pour ne pas perdre de temps il réserve des billets de trains pour venir le week-end suivant.

La jeune femme est prévenu de cette visite un peu en avance. Elle se réjouit de le revoir après plusieurs mois. Il ne vit pas à côté ce qui rend les visites plus espacés. Il va enfin rencontré les petites filles de sa filleule. Pour le moment la supercherie fonctionne. Ça ne l’est pas entièrement non plus. Étant donné qu’il y aura cette rencontre et Anna le verra. L’arrivée se fait le vendredi dans la soirée. Ça laisse du temps pour se reposer. Le lendemain le trio doit aller se balader dans un centre commercial. Il y a la clim, des belles boutiques et quelques animations de prévues normalement.

À l’arrivé du parrain la jeune femme est très contente. Peu de temps après les retrouvailles, elle part dormir. La fatigue est présente. Il a eu le temps de voir les petites filles en train de dormir. Pendant que la jeune maman est au lit ils en profitent pour discuter de la petite surprise de demain. C’est un bel événement qui arrive. Vers onze heures tout le monde va dormir. Il faut être prêt pour demain.

La journée s’annonce bien. Lors de son réveil, un peu tardif Anna est un peu plus en forme que la veille. Après avoir fait la bise à tout le monde, petit-déjeuner. L’infirmière arrive en fin de matinée pour ses soins. Pas de temps à perdre. Une bonne douche fraîche plus tard, la jeune femme ce sens beaucoup mieux. Il fait un peu plus frais. Une bonne discussion en famille en même temps que les soins des filles. Le temps passe assez vite ce matin. L’heure du repas arrive en un clin d'œil. Ce midi c’est pas compliqué. Des pâtes avec des œufs sur le plat. Aussitôt servi, aussitôt mangé. Tout le monde apprécie cette petite dînette rapide. Rien de spécial mais, c’est parfois la simplicité qui est la meilleurs.

Un café plus tard et hop, dans la voiture. Anna se fait conduire par son parrain pour une sortie à deux. Ils passent récupérer son copain. Il faut faire un peu connaissance de la famille. Tous trois arrivent dans le centre commercial, climé. Ça va leur faire du bien. Une bonne balade dans les boutiques du premier étage, une pose pour boire de l’eau et un petit tour au second étage. C’est le programme de l’après-midi.

Après une bonne heure de lèche-vitrine le trio se pose pas loin d’un groupe de musique. Ils jouent des chansons spéciales été. Olli se met à genoux comme dans les demandes en mariage de films romantiques. Il se met à parler de son amour pour Anna, de ce qu’il aime, ce qu’il voudrait. Quelques mots plus tard il sort un écrin qu’il ouvre et fait sa demande. «Veux-tu m’épouser lorsque nous seront majeur ?» La jeune femme se met à pleurer puis dit oui. Les gens qui ont assisté à la scène applaudissent tandis-que le parrain verse une petite larme.

Le jeune homme passe la bague au doigt de sa futur femme avant de se relever. Le couple accompagné du parrain se dirige vers quelques dernières boutiques avant de rentrer à la maison. Dès que la jeune femme traverse la porte tous les regards sont porté sur sa main. Elle présente le bijou à sa mère en premier. Son père est le dernier à découvrir la nouvelle. Il faut fêter ça. Pour l’occasion ils se font livrer un bon dîner. C’est avec un restaurent italien qu’ils passent commande. Des pennes carbonara, des tortis bolognaises... Le menu leur met l’eau à la bouche. [...]

Il ne reste plus qu’une semaine avant le terme. Les soins se font toujours à domicile. Un moment d’échange entre Anna et son infirmière. Elle arrive a faire des choses mais pour éviter toute source de fatigue elle est aidé dans beaucoup de domaine. Pour le moment elle ne fait plus de devoirs. Étant donné que le brevet est reporté pour la jeune femme. C’est une source de stresse en moins. Elle compte tout de même rattraper tout ça et le passer. C’est important pour la suite des études. L’avantage de son collège est que si elle a une bonne moyenne sur l’année elle peut passer en seconde même sans le brevet. Elle s’inscrit en candidate libre et le passe pendant cette nouvelle année.

Avant que ça ne ruine le moment les deux femmes passent à un autre sujet de discussion. Quelque chose de plus léger. La chaleur qu’il fait par exemple. Mêlé à la fatigue ça ne fait pas bon ménage. Ça ne gâchera pas pour autant la journée. Un petit ventilateur dans le salon et le tour est joué. C’est comme résoudre un puzzle. Le temps ne change pas de la semaine. Pas une goutte de pluie ne tombe. Le week-end par contre est un peu plus frais. Il pleut quelques minutes sans plus. Juste pour dire de mouiller un peu l’herbe du jardin. Ce n’est pas suffisant pour les plantes. Malgré ça elles sont fleuries et colorées. L’entretien est régulier, réalisé par un jardinier. Il y en a peu mais, assez pour engager un spécialiste. Disons que les parents aiment ça mais n’ont pas le temps d’entretenir certaines des plantes. Lorsqu’il faut arroser ils ont quelques minutes mais, pour des choses plus spécifiques c’est compliqué.

Mise à par ça les amies d’Anna viennent lui rendre une petite visite. Ça fait un petit moment qu’elles ne l’ont pas vue. Le groupe est triste de ne pas l’avoir en cours mais, comprend le pourquoi. Pour passer un bon moment le dimanche toutes les filles vont au parc qui est pas très loin de l’immeuble. Il y a beaucoup d’arbre, d’ombre. C’est l’endroit idéal pour se poser au frais. Une grande bouteille d’eau pour accompagner cet instant entre copines. Elles parlent de tout et de rien, rigolent. Méré et Billie ne sont pas oublié. Tout ce qui est nécessaire est glissé dans leur poussette. La meilleure amie d’Anna s’occupe des petites filles le temps du trajet. Les parents arrivent quelques minutes plus tard et proposent d’emmener leur petite fille en balade pour laisser le groupe discuter tranquillement.

Il faut encore trouver un équilibre. La jeune femme a encore plusieurs années devant elle. Ce n’est qu’en expérimentant que les choses viendrons. Après un instant de détente il est temps de rentrer à la maison. Les amies se disent au revoir devant les portes de l’immeuble avant de partir chacune de leurs côté.
La meilleure ami d’Anna la raccompagne jusqu’à sa porte avant de prendre la route. Elle n’habite pas loin. En moins de cinq minutes à pied elle arrive à destination.
Le parrain demande comment c’est passé cette sortie. Il reste dîner avant d’aller à la gare prendre le train. Le boulot ne lui permet pas de rester plus longtemps.
Ce soir, c’est repas maison. Une quiche lorraine pour faire simple. Ils n’ont pas trop le temps pour faire un bon repas. Le lendemain il faut déjà retourner au boulot.

Le temps est passer tellement vite que c’est comme si le parrain d’Anna venait d’arriver. Elle ne c’est pas rendu compte de l’heure mais, il fallait qu’il aille à la gare rapidement. Ils commandent un taxi pour ne pas laisser la jeune femme seule à la maison. Lorsqu’elle entend les mots voitures, chauffeur, la jeune mère crie stop d’un coup d’un seul. « Allez avec lui à la gars, je peux rester seul quelques minutes. Il ne sera pas tout seul pour attendre son train comme ça.»

Au début le couple est pas très partant mais, sous l’insistance de leur fille, accepte. La commande est annulé aussitôt. Après un gros câlin le trio descend en direction de la voiture. Pendant ce temps La jeune femme va dans sa chambre s’occuper de ses petites. Une fois endormies, elle se transfert dans son lit pour continuer sa lecture. Moins d’une heure plus tard elle s’endort la lumière allumé, livre posé, ouvert, sur son ventre. Lorsque ses parents entrent dans sa chambre, ils ne peuvent s’empêcher ce l’admirer. Ils referment son livre, posent une couverture sur elle avant d’éteindre la lumière. Un baiser sur le front et ils filent regarder un film dans le salon. Pendant la nuit Anna se lève pour s’occuper de ses filles. Dès que c’est fini elle se remet au lit sans attendre. La fatigue est plus présente que les jours précédents. Sur le moment elle ne sait pas ce qui se passe. Enfin elle ne réalise pas. C’est pas simple de savoir surtout quand c’est en plein milieu de la nuit.

Le fait est que lorsque le réveil à lieu pendant une phase de sommeil profonde, on est fatigué plus que la normal. Donc rien d’alarmant. Le lundi matin la jeune femme se réveille aussi exténué que pendant la nuit. Tout ce qu’elle fait est ralenti. C’est pire qu’un film dans lequel on diffuse un passage au ralenti. Elle ne sais pas trop ce qui se passe donc elle décide en priorité de s’occuper de ses filles avant de se remettre au lit. Un petit souci se pose, elle ne sait pas ou se trouve son téléphone. Au bout de deux minutes elle se rappelle qu’il est dans le salon. Un peu loin pour aller le chercher. Pour le moment ce n’est que de la fatigue donc pas nécessaire d’aller le chercher. En plus l’infirmière doit passer pour lui faire ses soins. Ce jour là la soignante ne passe que dans l’après-midi. Quelques urgences le matin et des rendez-vous qu’elle ne peut déplacer. Fort heureusement il ne fait pas trop chaud. Une bouteille d’eau sur la table de chevet lui permet de rester hydrater.

Une fois au lit, Anna allume la télévision pour se détendre, se vider la tête.
Le temps de trouver une série à regarder son ventre commence à devenir un peu tendu/dure. Ce n’est pas très long, quelques secondes à peine. Sur le moment elle pense que c’est dû à sa posture. Elle se met bien allongé dans son lit pour ne pas appuyer sur son ventre. De temps en temps son ventre se contracte. Comme la première fois ça va crescendo. Lorsqu’elle essaie de se lever impossible. Tout son bas du dos et du ventre se contracte. Elle est bloqué dans sa chambre sans moyen de contact. Il lui aurait fallu son ordinateur à côté pour contacter une de ses amies via les réseaux sociaux mais il se trouve sur son bureau qui est inaccessible. Les contractions ont commencé ce qui veut dire que l’accouchement peut survenir à n’importe quel moment.

Au plus le temps avance au plus la douleur s’intensifie. Malgré les exercices de respiration, rien ne change. Elle a de plus en plus mal. En début d’après midi vers treize heures les choses commencent à s’accélérées un peu. Les contractions sont de plus en plus fortes et douloureuses. La jeune femme essai de ne pas hurler trop fort mais, ce n’est pas simple. C’est comme si elle recevait de puissantes décharges dans tout le corps mais, concentrés dans le ventre.
Une demi-heure passe et l’infirmière passe la porte. « C’est moi, je suis la! Désolé du retard, mes rendez-vous du matin ont pris plus de temps que prévu»

«Aaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhh! (Un hurlement de douleur s’échappe de la bouche d'Anna.) Ho ho ho ho ho ho ho!» Elle crie encore plus fort qu’au paravent.

Sans réfléchir la soignante cours dans sa chambre:
« Qu’est ce qui se passe?!
- Aaaaahhhhhhhhhhhh ! J’ai maaaaaaaaal ! Elle arriiiiiiiive ! woooah !
- D’accord ! Respire comme un petit chien ! Je vais regarder ou ça en est.»

L’infirmière examine le col de la jeune femme. Il se trouve qu’il est bien ouvert. Tout va très vite. Elle appelle en urgence la maternité en demandant de préparer une salle d’urgence. Elle allait arriver rapidement avec une patiente prête à donner naissance. Dès que l’appel est fini, Anna est mise sur son fauteuil roulant. Il ne faut pas tarder. Elle est installer à l’arrière de la voiture en position allongé ce qui permet de la soulager un peu. Tout ce qui peut aider est bon à prendre. Rien n’est oublié. En quelques minutes la jeune maman arrive à l’hôpital. Dès que la voiture s’arrête un brancard franchi les portes aussi vite que possible. La jeune femme hurlant de douleur est transporter d’urgence dans une salle d’accouchement. Après examen son col est dilaté à huit centimètres. Le bébé est très bas, les contractions très intenses. Tout ça accélère le travail. Cette foi-ci il est encore plus rapide que la première fois. En l’espace de moins d’une heure après son arrivée Anna donne naissance à Aly. La famille est appelé entre temps pour éviter des problèmes. Méré et Billie ont été transporté avec Anna pour ne pas rester seule à la maison sans surveillance. On ne sait ce qui pourrait arriver.

Lors de la présentation d’Aly la jeune maman n’a pas le temps de faire quoique ce soit. Le fait est que son corps à été mis à rude épreuve. Elle tombe donc dans un coma profond au moment où on lui montre le nouveau-né. Il est emporter en salle de soin pendant que les soignant s’occupent de la jeune femme pour la transporter au plus vite dans une chambre de soins. Le soir les parents, beaux-parents et Olli arrivent à l’accueil du centre hospitalier ou on leur demande de patienter quelques minutes le temps que les médecins arrivent.

Même pas trente secondes plus tard une femme arrive et les appelle. Une fois posé dans une salle privé on leur explicite la situation. Tout le monde est pas très bien sur le coup. Ils savent tout de même que ce n’est qu’une histoire de quelques jours. Olli demande à rencontrer Aly. Il s’en veut un peu de ne pas avoir été présent. La sage-femme lui fait comprendre qu’il n’a pas à s’en vouloir. Ce n’est pas de sa faute. C’est la nature. Il n’y peut rien. Lors de cette rencontre on lui propose de faire du peau à peau ainsi que de donner le premier biberon à sa fille. Ce n’est pas le premier qu’il donne alors il accepte volontiers. On le mitraille de photos pendant ce moment de bonheur. C’est comme si le temps était figé. Ils admirent la scène sans dire un mot. Bébé finit par s’endormir après avoir fait un petit rot.

Il repose Aly dans son lit pour aller voir Anna dans sa chambre. Le premier a entrer est son copain. Il lui prend la main et lui donne un baiser sur le front avant de lui dire quelques mots. Ensuite ce sont les parents qui entrent pour observer impuissant ce qui se passe. Ils se remontent le moral en se disant que c’est une battante, dans quelques jours elle sera réveiller en pleine forme.

Cette foi-ci son corps a été mis à rude épreuve. Il a eu plus de mal a se remettre que les accouchements précédents. Amis et familles venaient la voir plusieurs fois la première semaine. Pendant la seconde les parents commençaient à perdre un peu espoir. C’est finalement un dimanche après quinze jours que la jeune femme ouvre les yeux. Elle ne comprends pas trop ou elle est lorsqu’elle se réveille seule dans une chambre qui ne ressemble en rien à la sienne. Elle réalise alors qu’elle est à l’hôpital. Elle ne parvient pas à bouger au départ mais, arrive à tourner la tête vers le bouton d’appel des infirmières. Elle tente de l’atteindre avec son visage. Au plus proche de la télécommande elle sort sa langue pour essayer d’atteindre le bouton qui se trouve à moins d’un centimètre d’elle. Sa technique marche au bout de plus d’un quart d’heure. Son corps fonctionne au ralenti complet.

Une femme arrive rapidement dans la chambre pour voir comment ça va. Anna peine à sortir un mot. On lui explicite alors ce qui c’est passé. On prévient son entourage du réveil. Ils retrouvent le sourire. Les fois précédentes n’avaient duré qu’une semaine voir moins. Le délai passé leur semblaient pire. Sans perdre de temps ils prennent la voiture, se mettant en direction de l’hôpital. Étant donné l’état de la jeune femme la première visite ne peut pas être très longue. C’est une obligation des médecins. Elle permet de ne pas causer de stress, d’augmentation du rythme cardiaque. Il faut rester dans un environnement calme quelque jours avant de pouvoir recevoir des visites plus longues. Cela ne fait pas plaisir à la famille. La bonne nouvelle par contre est que Méré et Billie peuvent quitter l’hôpital avec leur grand-parent. Elle ne sont ici que par ce qu’il n’y a pas eu d’autre choix. Il n’y a donc pas d’obligation de rester.

Lors de l’arrivé dans la chambre tout le monde souri. Ses parents l’embrassent sur le front.
«Ça va?
- oui (ne parvient pas à dire plus.)»
Ils lui disent qu’ils ont eu peur parce que son coma était plus long que les. Pas de réponse en retour. Sur le coup ils ne comprennent pas très bien ce qui se passe. L’infirmière qui passe leur donne quelques informations. «Elle n’est pas en mesure de parler pour le moment, tout son corps est affaibli dont ses muscles du visage.» Une fois l’information digéré, ils changent de visage. La mine triste laisse place à la joie. Ils échangent quelques mots et donnent un dernier bisou à Anna avant de prendre leur petite fille pour les ramener à la maison. Ce ne sera pas de tout repos de s’en occuper. D’habitude c’est la jeune maman qui le fait. Malheureusement ce n’est pas possible pour l’instant. Et puis ils sont quand même content. Avoir leur petites filles à la maison est plus rassurant.

Après le départ des visiteurs la jeune femme s’endort. La fatigue a le dessus sur le reste. Pendant une phase de sommeil profonde un rêve survient. Lors de son commencement c’est ce qu’il parait. Elle se voit s’occuper de ses trois enfants dans sa chambre. Un grand espace aménager exprès pour. À un moment elle regarde ses filles disparaître. Elle ne comprend pas pourquoi mais une personne les lui enlève.

Ce cauchemar la réveille en sursaut. Elle commence à paniquer, faire une crise d’angoisse. La jeune femme respire difficilement. Sur le moment c’est surprenant. La psychologue qui l’a rencontré lors de son précédant séjour passe pas loin de sa chambre et entend le bruit. Ni une ni deux, elle cours vers celle-ci pour voir ce qui s’y passe. Pas besoin de poser de questions pour comprendre ce qui se passe.

Dès qu’elle franchit la porte elle dit «calme-toi, respire profondément! Inspire... expire!» La jeune femme s’exécute sans discuter. Après quelques respirations la crise s’apaise.
La praticienne lui demande ce qui est arrivé. Il faut un certains temps à Anna pour expliciter ce qui vient de se produire. Les deux femmes passent la soirée à échanger. Au bout d’un moment la jeune mère s’endort. La psychologue sort de la chambre tout en discrétion pour ne pas la réveiller. Ne pouvant pas manger il est administré de la nourriture liquide par une sonde nasogastrique à la jeune femme. Elle ne pourra manger normalement que lorsque son corps se sera rétablit. Pas nécessairement un rétablissement total mais, du moment que son système digestif fonctionne et qu’elle est en capacité de mastiquer il n’y a pas de contre-indication. Comme tout cela se fera progressivement.

Au réveil le lendemain ça va mieux. Pas de cauchemar ni autre frayeur. Pour s’assurer que tout va bien, elle reçoit la visite d’une infirmière. Rien à signaler. Les choses se remettent dans l’ordre. Après deux ou trois jours de repos, la fatigue est bien redescendu. La jeune femme se sentant mieux essaie de bouger ses jambes pour changer de position. Elles ne répondent pas. Rien ne bouge. Elle se met à crier, pleurer, hurler de plus belle. Une aide-soignante arrive presque en courant. «Qu’est ce qui se passe?» les larmes, les cris reprennent de plus belle. «je...ne...sens...plus...mes...jambes.» «Elles...ne...répondent...plus.»

La soignante ne comprends pas trop ce qu’Anna lui raconte. Tant bien que mal elle pointe du doigt ses jambes tout en disant que ça ne répond plus. À la seconde ou le message passe, le médecin est appeler en urgence. Il faut faire une radio du dos au plus vite. La jeune femme pleure toujours. On ne sait pas ce qui lui ai arriver. L’aide-soignante ne sachant comment diminuer les pleurs de la jeune femme demande l’intervention d’un spécialiste. La psychologue rejoint la chambre aussi rapidement que possible. Sa présence a un effet apaisant. Immédiatement l’adolescente tente de faire l’exercice de respiration. Complètement paniqué, elle peine a se calmer. Quelques minutes de discussion permettent de la détendre avant les radios.

Le résultat tombe dans l’après midi. C’est le médecin de garde qui vient lui annoncer la nouvelle.

«J’ai eu les résultats des examens. Ce que vous avez est assez rare. Je vais vous expliquer. En fait ce qui c’est passé est une complication dû à la grossesse. Nous ne pouvions pas la prévoir. Pour la faire courte, le premier bébé était tout devant dans le ventre. C’est-à-dire qu’il était collé à la paroi du ventre. Comme si on collait un objet à la peau à l’extérieur. Le second bébé quant à lui se trouvait derrière, au milieu mais, d’après les résultats de l’accouchement il devait être bas. Le dernier, totalement caché se trouvait collé à la colonne vertébrale. Étant donné que les deux petites sœurs de Méré se trouvaient derrière un peu serré, la colonne à pas pu supporter. Elle a du se tordre un peu avant de revenir en place. Cette pression a causé un choc à la moelle qui est endommagé. Pour le moment on ne peut savoir si vous remarcherez un jour. Il faudra voir si le corps se remet ou non. Il est possible que vous remarchiez un jour mais, je ne peux vous dire quand»

Les larmes coulent, pas un mot sort. La famille d’Anna est prévenu un peu plus tard dans la journée. Dès qu’ils apprennent la nouvelle ils viennent lui rendre visite pour la réconforter. À leur arrivée, la psychologue les attend pour discuter. Elle leur explicite que pour le moment il vaut mieux éviter de venir voir la jeune femme. Il faut d’abord qu’elle digère la nouvelle.

Au fil des jours l’état d’Anna ne s’améliore que très peu. La fatigue disparaît petit à petit. Elle en profite pour s’occuper de la petite dernière. Aly est resté à l’hôpital un peu plus longtemps que la moyenne pour permettre à sa mère de s’occuper l’esprit.

Le père de la jeune maman profite du fait qu’elle ne soit pas là pour engager une entreprise, chargée d’effectuer des travaux au premier étage. Il faut adapter l’espace au nouveau handicap ainsi que pour les petits enfants.

Le séjour de la jeune femme dure environ deux mois et demis. Il faut le temps qu’elle reprennent du muscle, de la force dans le haut du corps ainsi qu’au niveau du mental. On lui a appris une nouvelle hygiène de vie. Plusieurs fois par semaine elle doit se rendre dans l’aile de rééducation de l’hôpital pour ses soins. Une fois tout les deux mois on doit contrôler sa colonne à la demande des médecins. Cela commence après la sortie, le retour à la maison. Pour faciliter les déplacements il y a un monte escalier qui est installer. Il faut apprendre a faire un transfert du fauteuil fers le siège du monte escalier. Pour éviter les accidents avec la chaise roulante, une barrière comme celle pour enfant est installé en haut des escaliers.
Une fois Anna installé sur le siège, son fauteuil est transporter en haut par son père. Ils l’installent dans la bonne position puis la conduisent à sa nouvelle chambre. Elle ne se doute de rien. Lorsqu’elle ouvre la porte «surprise !»
Sa bouche est grande ouvert devant cet immense chambre. Aucun mot ne sort pendant quelques secondes. «Ça te plaît ?» demande sa mère. Elle acquiesce en guise de réponse. Le temps de tout observer, comprendre est un peu lent.

Un grand «merciiiii!» sort d’un coup. Elle n’a pas les mots pour décrire ce qu’elle ressent. Ses filles sont en train de dormir chacune dans leur lit. C’est tellement mignon que la jeune maman en a les larmes aux yeux. Ses parents la laissent seul dans ce nouvel espace pour qu’elle puisse se l’approprié. Il ne lui faut pas longtemps pour tout trouver/mémoriser. Elle saisi son téléphone pour annoncer la nouvelle à Olli. Le jeune homme s’empresse de récupérer la veste qui se trouve sur sa chaise de bureau. Il se met en route pour aller voir ça.
Il découvre ce nouvel environnement avec autant de surprise que sa copine au paravent. Ils vont pouvoir s’occuper de leur famille au mieux.
Il reste le handicap d’Anna a gérer mais ils ne s’en font pas. Au bout d’un temps cela deviendra presque banale. Pas dans le sens ou ce n’est rien mais plutôt dans le sens ou ils sauront comment faire avec. Il n’y aura pas de gêne.
Et puis pour le moment ils ne se posent pas la question de l’avenir. Il y a encore deux ans pour y penser. Pour le moment ils profitent de ce qui est présent. C’est le plus important. La jeune femme continue la psychothérapie pour apprivoiser son handicap. Cela l’aide beaucoup.

Re: Les joies de l'amour

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Ils ne peuvent s’empêcher de jeter un coup d'œil comme s’ils n’avaient jamais vu ça de leur vie. Elle ne sait pas comment le prendre mais, demande à ce que le repas continue en ignorant ces inconnus. Ce ne sont pas des personnes qu’elle connaît et elle ne préfère pas savoir ce qui se trame dans leur esprit. Le repas suit son cour dans le calme et la joie. Ils trinquent tous au brevet d’Olli. Pour cette occasion c’est une nourrisse qui à été engagé pour garder les petites. C’est assez tôt mais il valait mieux. Sortir à peine quelques semaines après la naissance n’est pas très bon pour le système immunitaire.

Après le dessert le groupe se met en route vers la sortie. Un dernier au revoir et tout le monde repart chez soi. Pendant la nuit Anna se réveille pour s’occuper de ses bébés. Tout est fait pour qu’elle puisse aller rapidement. Les biberons sont disposé sur un petit plan de travail avec de l’eau déjà versé dedans. La poudre de lait est dans une boite déjà dosée. Tout est posé bien en évidence ce qui permet d’aller rapidement. Il n’y a que le transfert dans le fauteuil qui est un peu délicat. Elle prend un petit temps mais une fois dedans tout roule.

C’est à peu près la même chose tous les jours. Elle est très heureuse pour le moment. Il ne lui reste plus beaucoup de temps avant le terme de cette dernière grossesse. Enfin ce qu’elle espère être la dernière. Non pas qu’elle n’aime pas mais, c’est assez particulier comme contexte. Le ventre ne grossit pas trop par rapport à la première par contre. Les médecins lui ont explicité que le bébé n’étais pas à la place habituelle. C’est donc tout à fait normal.
Il doit rester environ trois semaines. Les derniers examens sont très bon. Bébé est en pleine forme.


Pendant ce temps Olli planifie une surprise pour Anna. Il est amoureux depuis le premier jour ou il l’a rencontrer. Il a deux enfants avec elle, un troisième est en route. Bref on ne peut espérer mieux. Après une discussion avec ses parent et ceux de sa copine il est temps d’aller un peu plus loin dans leur relation. Ce n’est en aucun cas une proposition des adultes. Le jeune homme a mûrement réfléchit cette idée. Il souhaite demander sa bien aimé ne mariage. Ils ne se marieraient pas dans un an ou quelque mois. Ils attendraient d’être majeur et organiserais une belle cérémonie. Il obtient donc le consentement de tout le monde. Avec ses économies il décide d’investir dans une bague dans un premier temps. Au vu du pris son père lui propose de l’aider. Finalement pas besoin. La mère retrouve un cadeau de sa grand-mère qui serait encore plus symbolique que d’acquérir une bague. C’est un bijou qui normalement se donne aux hommes de la famille pour qu’ils puissent demander la main des femmes qu’ils aiment. Une belle bague avec un diamant. La transmission n’avait pas pu se faire car il n’y avait eu que des femmes ces dernières générations. Olli est le premier garçon depuis trois ou quatre environ.

Il ne revient pas du cadeau qui lui ai fait. La bague est magnifique. C’est sûre qu’elle plaira à la jeune femme. Elle est bien sur accompagner d’un très bel écrin en velours noir. Le souci qui se pause est comment faire la demande. Si un membre de la famille proche se trouve la, elle risque de se douter de quelque chose. Ils pensent alors a un membre plus éloigné. Le parrain de la jeune femme ne l’a pas vu, ce serait une bonne occasion. Après avoir obtenu son numéro, le jeune papa appelle ben. Heureux d’apprendre la nouvelle, il dit aussitôt oui. Pour ne pas perdre de temps il réserve des billets de trains pour venir le week-end suivant.

La jeune femme est prévenu de cette visite un peu en avance. Elle se réjouit de le revoir après plusieurs mois. Il ne vit pas à côté ce qui rend les visites plus espacés. Il va enfin rencontré les petites filles de sa filleule. Pour le moment la supercherie fonctionne. Ça ne l’est pas entièrement non plus. Étant donné qu’il y aura cette rencontre et Anna le verra. L’arrivée se fait le vendredi dans la soirée. Ça laisse du temps pour se reposer. Le lendemain le trio doit aller se balader dans un centre commercial. Il y a la clim, des belles boutiques et quelques animations de prévues normalement.

À l’arrivé du parrain la jeune femme est très contente. Peu de temps après les retrouvailles, elle part dormir. La fatigue est présente. Il a eu le temps de voir les petites filles en train de dormir. Pendant que la jeune maman est au lit ils en profitent pour discuter de la petite surprise de demain. C’est un bel événement qui arrive. Vers onze heures tout le monde va dormir. Il faut être prêt pour demain.

La journée s’annonce bien. Lors de son réveil, un peu tardif Anna est un peu plus en forme que la veille. Après avoir fait la bise à tout le monde, petit-déjeuner. L’infirmière arrive en fin de matinée pour ses soins. Pas de temps à perdre. Une bonne douche fraîche plus tard, la jeune femme ce sens beaucoup mieux. Il fait un peu plus frais. Une bonne discussion en famille en même temps que les soins des filles. Le temps passe assez vite ce matin. L’heure du repas arrive en un clin d'œil. Ce midi c’est pas compliqué. Des pâtes avec des œufs sur le plat. Aussitôt servi, aussitôt mangé. Tout le monde apprécie cette petite dînette rapide. Rien de spécial mais, c’est parfois la simplicité qui est la meilleurs.

Un café plus tard et hop, dans la voiture. Anna se fait conduire par son parrain pour une sortie à deux. Ils passent récupérer son copain. Il faut faire un peu connaissance de la famille. Tous trois arrivent dans le centre commercial, climé. Ça va leur faire du bien. Une bonne balade dans les boutiques du premier étage, une pose pour boire de l’eau et un petit tour au second étage. C’est le programme de l’après-midi.

Après une bonne heure de lèche-vitrine le trio se pose pas loin d’un groupe de musique. Ils jouent des chansons spéciales été. Olli se met à genoux comme dans les demandes en mariage de films romantiques. Il se met à parler de son amour pour Anna, de ce qu’il aime, ce qu’il voudrait. Quelques mots plus tard il sort un écrin qu’il ouvre et fait sa demande. «Veux-tu m’épouser lorsque nous seront majeur ?» La jeune femme se met à pleurer puis dit oui. Les gens qui ont assisté à la scène applaudissent tandis-que le parrain verse une petite larme.

Le jeune homme passe la bague au doigt de sa futur femme avant de se relever. Le couple accompagné du parrain se dirige vers quelques dernières boutiques avant de rentrer à la maison. Dès que la jeune femme traverse la porte tous les regards sont porté sur sa main. Elle présente le bijou à sa mère en premier. Son père est le dernier à découvrir la nouvelle. Il faut fêter ça. Pour l’occasion ils se font livrer un bon dîner. C’est avec un restaurent italien qu’ils passent commande. Des pennes carbonara, des tortis bolognaises... Le menu leur met l’eau à la bouche. [...]

Il ne reste plus qu’une semaine avant le terme. Les soins se font toujours à domicile. Un moment d’échange entre Anna et son infirmière. Elle arrive a faire des choses mais pour éviter toute source de fatigue elle est aidé dans beaucoup de domaine. Pour le moment elle ne fait plus de devoirs. Étant donné que le brevet est reporté pour la jeune femme. C’est une source de stresse en moins. Elle compte tout de même rattraper tout ça et le passer. C’est important pour la suite des études. L’avantage de son collège est que si elle a une bonne moyenne sur l’année elle peut passer en seconde même sans le brevet. Elle s’inscrit en candidate libre et le passe pendant cette nouvelle année.

Avant que ça ne ruine le moment les deux femmes passent à un autre sujet de discussion. Quelque chose de plus léger. La chaleur qu’il fait par exemple. Mêlé à la fatigue ça ne fait pas bon ménage. Ça ne gâchera pas pour autant la journée. Un petit ventilateur dans le salon et le tour est joué. C’est comme résoudre un puzzle. Le temps ne change pas de la semaine. Pas une goutte de pluie ne tombe. Le week-end par contre est un peu plus frais. Il pleut quelques minutes sans plus. Juste pour dire de mouiller un peu l’herbe du jardin. Ce n’est pas suffisant pour les plantes. Malgré ça elles sont fleuries et colorées. L’entretien est régulier, réalisé par un jardinier. Il y en a peu mais, assez pour engager un spécialiste. Disons que les parents aiment ça mais n’ont pas le temps d’entretenir certaines des plantes. Lorsqu’il faut arroser ils ont quelques minutes mais, pour des choses plus spécifiques c’est compliqué.

Mise à par ça les amies d’Anna viennent lui rendre une petite visite. Ça fait un petit moment qu’elles ne l’ont pas vue. Le groupe est triste de ne pas l’avoir en cours mais, comprend le pourquoi. Pour passer un bon moment le dimanche toutes les filles vont au parc qui est pas très loin de l’immeuble. Il y a beaucoup d’arbre, d’ombre. C’est l’endroit idéal pour se poser au frais. Une grande bouteille d’eau pour accompagner cet instant entre copines. Elles parlent de tout et de rien, rigolent. Méré et Billie ne sont pas oublié. Tout ce qui est nécessaire est glissé dans leur poussette. La meilleure amie d’Anna s’occupe des petites filles le temps du trajet. Les parents arrivent quelques minutes plus tard et proposent d’emmener leur petite fille en balade pour laisser le groupe discuter tranquillement.

Il faut encore trouver un équilibre. La jeune femme a encore plusieurs années devant elle. Ce n’est qu’en expérimentant que les choses viendrons. Après un instant de détente il est temps de rentrer à la maison. Les amies se disent au revoir devant les portes de l’immeuble avant de partir chacune de leurs côté.
La meilleure ami d’Anna la raccompagne jusqu’à sa porte avant de prendre la route. Elle n’habite pas loin. En moins de cinq minutes à pied elle arrive à destination.
Le parrain demande comment c’est passé cette sortie. Il reste dîner avant d’aller à la gare prendre le train. Le boulot ne lui permet pas de rester plus longtemps.
Ce soir, c’est repas maison. Une quiche lorraine pour faire simple. Ils n’ont pas trop le temps pour faire un bon repas. Le lendemain il faut déjà retourner au boulot.

Le temps est passer tellement vite que c’est comme si le parrain d’Anna venait d’arriver. Elle ne c’est pas rendu compte de l’heure mais, il fallait qu’il aille à la gare rapidement. Ils commandent un taxi pour ne pas laisser la jeune femme seule à la maison. Lorsqu’elle entend les mots voitures, chauffeur, la jeune mère crie stop d’un coup d’un seul. « Allez avec lui à la gars, je peux rester seul quelques minutes. Il ne sera pas tout seul pour attendre son train comme ça.»

Au début le couple est pas très partant mais, sous l’insistance de leur fille, accepte. La commande est annulé aussitôt. Après un gros câlin le trio descend en direction de la voiture. Pendant ce temps La jeune femme va dans sa chambre s’occuper de ses petites. Une fois endormies, elle se transfert dans son lit pour continuer sa lecture. Moins d’une heure plus tard elle s’endort la lumière allumé, livre posé, ouvert, sur son ventre. Lorsque ses parents entrent dans sa chambre, ils ne peuvent s’empêcher ce l’admirer. Ils referment son livre, posent une couverture sur elle avant d’éteindre la lumière. Un baiser sur le front et ils filent regarder un film dans le salon. Pendant la nuit Anna se lève pour s’occuper de ses filles. Dès que c’est fini elle se remet au lit sans attendre. La fatigue est plus présente que les jours précédents. Sur le moment elle ne sait pas ce qui se passe. Enfin elle ne réalise pas. C’est pas simple de savoir surtout quand c’est en plein milieu de la nuit.

Le fait est que lorsque le réveil à lieu pendant une phase de sommeil profonde, on est fatigué plus que la normal. Donc rien d’alarmant. Le lundi matin la jeune femme se réveille aussi exténué que pendant la nuit. Tout ce qu’elle fait est ralenti. C’est pire qu’un film dans lequel on diffuse un passage au ralenti. Elle ne sais pas trop ce qui se passe donc elle décide en priorité de s’occuper de ses filles avant de se remettre au lit. Un petit souci se pose, elle ne sait pas ou se trouve son téléphone. Au bout de deux minutes elle se rappelle qu’il est dans le salon. Un peu loin pour aller le chercher. Pour le moment ce n’est que de la fatigue donc pas nécessaire d’aller le chercher. En plus l’infirmière doit passer pour lui faire ses soins. Ce jour là la soignante ne passe que dans l’après-midi. Quelques urgences le matin et des rendez-vous qu’elle ne peut déplacer. Fort heureusement il ne fait pas trop chaud. Une bouteille d’eau sur la table de chevet lui permet de rester hydrater.

Une fois au lit, Anna allume la télévision pour se détendre, se vider la tête.
Le temps de trouver une série à regarder son ventre commence à devenir un peu tendu/dure. Ce n’est pas très long, quelques secondes à peine. Sur le moment elle pense que c’est dû à sa posture. Elle se met bien allongé dans son lit pour ne pas appuyer sur son ventre. De temps en temps son ventre se contracte. Comme la première fois ça va crescendo. Lorsqu’elle essaie de se lever impossible. Tout son bas du dos et du ventre se contracte. Elle est bloqué dans sa chambre sans moyen de contact. Il lui aurait fallu son ordinateur à côté pour contacter une de ses amies via les réseaux sociaux mais il se trouve sur son bureau qui est inaccessible. Les contractions ont commencé ce qui veut dire que l’accouchement peut survenir à n’importe quel moment.

Au plus le temps avance au plus la douleur s’intensifie. Malgré les exercices de respiration, rien ne change. Elle a de plus en plus mal. En début d’après midi vers treize heures les choses commencent à s’accélérées un peu. Les contractions sont de plus en plus fortes et douloureuses. La jeune femme essai de ne pas hurler trop fort mais, ce n’est pas simple. C’est comme si elle recevait de puissantes décharges dans tout le corps mais, concentrés dans le ventre.
Une demi-heure passe et l’infirmière passe la porte. « C’est moi, je suis la! Désolé du retard, mes rendez-vous du matin ont pris plus de temps que prévu»

«Aaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhh! (Un hurlement de douleur s’échappe de la bouche d'Anna.) Ho ho ho ho ho ho ho!» Elle crie encore plus fort qu’au paravent.

Sans réfléchir la soignante cours dans sa chambre:
« Qu’est ce qui se passe?!
- Aaaaahhhhhhhhhhhh ! J’ai maaaaaaaaal ! Elle arriiiiiiiive ! woooah !
- D’accord ! Respire comme un petit chien ! Je vais regarder ou ça en est.»

L’infirmière examine le col de la jeune femme. Il se trouve qu’il est bien ouvert. Tout va très vite. Elle appelle en urgence la maternité en demandant de préparer une salle d’urgence. Elle allait arriver rapidement avec une patiente prête à donner naissance. Dès que l’appel est fini, Anna est mise sur son fauteuil roulant. Il ne faut pas tarder. Elle est installer à l’arrière de la voiture en position allongé ce qui permet de la soulager un peu. Tout ce qui peut aider est bon à prendre. Rien n’est oublié. En quelques minutes la jeune maman arrive à l’hôpital. Dès que la voiture s’arrête un brancard franchi les portes aussi vite que possible. La jeune femme hurlant de douleur est transporter d’urgence dans une salle d’accouchement. Après examen son col est dilaté à huit centimètres. Le bébé est très bas, les contractions très intenses. Tout ça accélère le travail. Cette foi-ci il est encore plus rapide que la première fois. En l’espace de moins d’une heure après son arrivée Anna donne naissance à Aly. La famille est appelé entre temps pour éviter des problèmes. Méré et Billie ont été transporté avec Anna pour ne pas rester seule à la maison sans surveillance. On ne sait ce qui pourrait arriver.

Lors de la présentation d’Aly la jeune maman n’a pas le temps de faire quoique ce soit. Le fait est que son corps à été mis à rude épreuve. Elle tombe donc dans un coma profond au moment où on lui montre le nouveau-né. Il est emporter en salle de soin pendant que les soignant s’occupent de la jeune femme pour la transporter au plus vite dans une chambre de soins. Le soir les parents, beaux-parents et Olli arrivent à l’accueil du centre hospitalier ou on leur demande de patienter quelques minutes le temps que les médecins arrivent.

Même pas trente secondes plus tard une femme arrive et les appelle. Une fois posé dans une salle privé on leur explicite la situation. Tout le monde est pas très bien sur le coup. Ils savent tout de même que ce n’est qu’une histoire de quelques jours. Olli demande à rencontrer Aly. Il s’en veut un peu de ne pas avoir été présent. La sage-femme lui fait comprendre qu’il n’a pas à s’en vouloir. Ce n’est pas de sa faute. C’est la nature. Il n’y peut rien. Lors de cette rencontre on lui propose de faire du peau à peau ainsi que de donner le premier biberon à sa fille. Ce n’est pas le premier qu’il donne alors il accepte volontiers. On le mitraille de photos pendant ce moment de bonheur. C’est comme si le temps était figé. Ils admirent la scène sans dire un mot. Bébé finit par s’endormir après avoir fait un petit rot.

Il repose Aly dans son lit pour aller voir Anna dans sa chambre. Le premier a entrer est son copain. Il lui prend la main et lui donne un baiser sur le front avant de lui dire quelques mots. Ensuite ce sont les parents qui entrent pour observer impuissant ce qui se passe. Ils se remontent le moral en se disant que c’est une battante, dans quelques jours elle sera réveiller en pleine forme.

Cette foi-ci son corps a été mis à rude épreuve. Il a eu plus de mal a se remettre que les accouchements précédents. Amis et familles venaient la voir plusieurs fois la première semaine. Pendant la seconde les parents commençaient à perdre un peu espoir. C’est finalement un dimanche après quinze jours que la jeune femme ouvre les yeux. Elle ne comprends pas trop ou elle est lorsqu’elle se réveille seule dans une chambre qui ne ressemble en rien à la sienne. Elle réalise alors qu’elle est à l’hôpital. Elle ne parvient pas à bouger au départ mais, arrive à tourner la tête vers le bouton d’appel des infirmières. Elle tente de l’atteindre avec son visage. Au plus proche de la télécommande elle sort sa langue pour essayer d’atteindre le bouton qui se trouve à moins d’un centimètre d’elle. Sa technique marche au bout de plus d’un quart d’heure. Son corps fonctionne au ralenti complet.

Une femme arrive rapidement dans la chambre pour voir comment ça va. Anna peine à sortir un mot. On lui explicite alors ce qui c’est passé. On prévient son entourage du réveil. Ils retrouvent le sourire. Les fois précédentes n’avaient duré qu’une semaine voir moins. Le délai passé leur semblaient pire. Sans perdre de temps ils prennent la voiture, se mettant en direction de l’hôpital. Étant donné l’état de la jeune femme la première visite ne peut pas être très longue. C’est une obligation des médecins. Elle permet de ne pas causer de stress, d’augmentation du rythme cardiaque. Il faut rester dans un environnement calme quelque jours avant de pouvoir recevoir des visites plus longues. Cela ne fait pas plaisir à la famille. La bonne nouvelle par contre est que Méré et Billie peuvent quitter l’hôpital avec leur grand-parent. Elle ne sont ici que par ce qu’il n’y a pas eu d’autre choix. Il n’y a donc pas d’obligation de rester.

Lors de l’arrivé dans la chambre tout le monde souri. Ses parents l’embrassent sur le front.
«Ça va?
- oui (ne parvient pas à dire plus.)»
Ils lui disent qu’ils ont eu peur parce que son coma était plus long que les. Pas de réponse en retour. Sur le coup ils ne comprennent pas très bien ce qui se passe. L’infirmière qui passe leur donne quelques informations. «Elle n’est pas en mesure de parler pour le moment, tout son corps est affaibli dont ses muscles du visage.» Une fois l’information digéré, ils changent de visage. La mine triste laisse place à la joie. Ils échangent quelques mots et donnent un dernier bisou à Anna avant de prendre leur petite fille pour les ramener à la maison. Ce ne sera pas de tout repos de s’en occuper. D’habitude c’est la jeune maman qui le fait. Malheureusement ce n’est pas possible pour l’instant. Et puis ils sont quand même content. Avoir leur petites filles à la maison est plus rassurant.

Après le départ des visiteurs la jeune femme s’endort. La fatigue a le dessus sur le reste. Pendant une phase de sommeil profonde un rêve survient. Lors de son commencement c’est ce qu’il parait. Elle se voit s’occuper de ses trois enfants dans sa chambre. Un grand espace aménager exprès pour. À un moment elle regarde ses filles disparaître. Elle ne comprend pas pourquoi mais une personne les lui enlève.

Ce cauchemar la réveille en sursaut. Elle commence à paniquer, faire une crise d’angoisse. La jeune femme respire difficilement. Sur le moment c’est surprenant. La psychologue qui l’a rencontré lors de son précédant séjour passe pas loin de sa chambre et entend le bruit. Ni une ni deux, elle cours vers celle-ci pour voir ce qui s’y passe. Pas besoin de poser de questions pour comprendre ce qui se passe.

Dès qu’elle franchit la porte elle dit «calme-toi, respire profondément! Inspire... expire!» La jeune femme s’exécute sans discuter. Après quelques respirations la crise s’apaise.
La praticienne lui demande ce qui est arrivé. Il faut un certains temps à Anna pour expliciter ce qui vient de se produire. Les deux femmes passent la soirée à échanger. Au bout d’un moment la jeune mère s’endort. La psychologue sort de la chambre tout en discrétion pour ne pas la réveiller. Ne pouvant pas manger il est administré de la nourriture liquide par une sonde nasogastrique à la jeune femme. Elle ne pourra manger normalement que lorsque son corps se sera rétablit. Pas nécessairement un rétablissement total mais, du moment que son système digestif fonctionne et qu’elle est en capacité de mastiquer il n’y a pas de contre-indication. Comme tout cela se fera progressivement.

Au réveil le lendemain ça va mieux. Pas de cauchemar ni autre frayeur. Pour s’assurer que tout va bien, elle reçoit la visite d’une infirmière. Rien à signaler. Les choses se remettent dans l’ordre. Après deux ou trois jours de repos, la fatigue est bien redescendu. La jeune femme se sentant mieux essaie de bouger ses jambes pour changer de position. Elles ne répondent pas. Rien ne bouge. Elle se met à crier, pleurer, hurler de plus belle. Une aide-soignante arrive presque en courant. «Qu’est ce qui se passe?» les larmes, les cris reprennent de plus belle. «je...ne...sens...plus...mes...jambes.» «Elles...ne...répondent...plus.»

La soignante ne comprends pas trop ce qu’Anna lui raconte. Tant bien que mal elle pointe du doigt ses jambes tout en disant que ça ne répond plus. À la seconde ou le message passe, le médecin est appeler en urgence. Il faut faire une radio du dos au plus vite. La jeune femme pleure toujours. On ne sait pas ce qui lui ai arriver. L’aide-soignante ne sachant comment diminuer les pleurs de la jeune femme demande l’intervention d’un spécialiste. La psychologue rejoint la chambre aussi rapidement que possible. Sa présence a un effet apaisant. Immédiatement l’adolescente tente de faire l’exercice de respiration. Complètement paniqué, elle peine a se calmer. Quelques minutes de discussion permettent de la détendre avant les radios.

Le résultat tombe dans l’après midi. C’est le médecin de garde qui vient lui annoncer la nouvelle.

«J’ai eu les résultats des examens. Ce que vous avez est assez rare. Je vais vous expliquer. En fait ce qui c’est passé est une complication dû à la grossesse. Nous ne pouvions pas la prévoir. Pour la faire courte, le premier bébé était tout devant dans le ventre. C’est-à-dire qu’il était collé à la paroi du ventre. Comme si on collait un objet à la peau à l’extérieur. Le second bébé quant à lui se trouvait derrière, au milieu mais, d’après les résultats de l’accouchement il devait être bas. Le dernier, totalement caché se trouvait collé à la colonne vertébrale. Étant donné que les deux petites sœurs de Méré se trouvaient derrière un peu serré, la colonne à pas pu supporter. Elle a du se tordre un peu avant de revenir en place. Cette pression a causé un choc à la moelle qui est endommagé. Pour le moment on ne peut savoir si vous remarcherez un jour. Il faudra voir si le corps se remet ou non. Il est possible que vous remarchiez un jour mais, je ne peux vous dire quand»

Les larmes coulent, pas un mot sort. La famille d’Anna est prévenu un peu plus tard dans la journée. Dès qu’ils apprennent la nouvelle ils viennent lui rendre visite pour la réconforter. À leur arrivée, la psychologue les attend pour discuter. Elle leur explicite que pour le moment il vaut mieux éviter de venir voir la jeune femme. Il faut d’abord qu’elle digère la nouvelle.

Au fil des jours l’état d’Anna ne s’améliore que très peu. La fatigue disparaît petit à petit. Elle en profite pour s’occuper de la petite dernière. Aly est resté à l’hôpital un peu plus longtemps que la moyenne pour permettre à sa mère de s’occuper l’esprit.

Le père de la jeune maman profite du fait qu’elle ne soit pas là pour engager une entreprise, chargée d’effectuer des travaux au premier étage. Il faut adapter l’espace au nouveau handicap ainsi que pour les petits enfants.

Le séjour de la jeune femme dure environ deux mois et demis. Il faut le temps qu’elle reprennent du muscle, de la force dans le haut du corps ainsi qu’au niveau du mental. On lui a appris une nouvelle hygiène de vie. Plusieurs fois par semaine elle doit se rendre dans l’aile de rééducation de l’hôpital pour ses soins. Une fois tout les deux mois on doit contrôler sa colonne à la demande des médecins. Cela commence après la sortie, le retour à la maison. Pour faciliter les déplacements il y a un monte escalier qui est installer. Il faut apprendre a faire un transfert du fauteuil fers le siège du monte escalier. Pour éviter les accidents avec la chaise roulante, une barrière comme celle pour enfant est installé en haut des escaliers.
Une fois Anna installé sur le siège, son fauteuil est transporter en haut par son père. Ils l’installent dans la bonne position puis la conduisent à sa nouvelle chambre. Elle ne se doute de rien. Lorsqu’elle ouvre la porte «surprise !»
Sa bouche est grande ouvert devant cet immense chambre. Aucun mot ne sort pendant quelques secondes. «Ça te plaît ?» demande sa mère. Elle acquiesce en guise de réponse. Le temps de tout observer, comprendre est un peu lent.

Un grand «merciiiii!» sort d’un coup. Elle n’a pas les mots pour décrire ce qu’elle ressent. Ses filles sont en train de dormir chacune dans leur lit. C’est tellement mignon que la jeune maman en a les larmes aux yeux. Ses parents la laissent seul dans ce nouvel espace pour qu’elle puisse se l’approprié. Il ne lui faut pas longtemps pour tout trouver/mémoriser. Elle saisi son téléphone pour annoncer la nouvelle à Olli. Le jeune homme s’empresse de récupérer la veste qui se trouve sur sa chaise de bureau. Il se met en route pour aller voir ça.
Il découvre ce nouvel environnement avec autant de surprise que sa copine au paravent. Ils vont pouvoir s’occuper de leur famille au mieux.
Il reste le handicap d’Anna a gérer mais ils ne s’en font pas. Au bout d’un temps cela deviendra presque banale. Pas dans le sens ou ce n’est rien mais plutôt dans le sens ou ils sauront comment faire avec. Il n’y aura pas de gêne.
Et puis pour le moment ils ne se posent pas la question de l’avenir. Il y a encore deux ans pour y penser. Pour le moment ils profitent de ce qui est présent. C’est le plus important. La jeune femme continue la psychothérapie pour apprivoiser son handicap. Cela l’aide beaucoup.
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