Il pleuvait du vert, du bleu sur la pierre ocre. Deux doigts pour saisir une mort certaine, trois pour trouver ce que je pensais salutaire.
Rien en fait, parmi ces deux propositions n'étais sain, juste, ni beau.

Ce que je fais ici n'est qu'habitude, à retourner inlassablement les mêmes pierres, y retrouver les mêmes torts, en faire les mêmes kerns.
Sur le chemin de la vie je suis au point mort, ou presque.
Dans le vide, un guet perdu, aux dalles flottantes, bordées de mûriers, oliviers, cerisiers, amandiers, vignes sauvages, racines à nues, tout se délite, terres de schiste que certains voudraient gorger d'eau.

D'autres deduisent le mal des maux, solace disent-ils, les deux se valent, rien sans rien.


Le ver est dans la pomme, la pomme tombée de l'arbre et l'œil guette.

"Doux jardin", deux hères oubliés se séparent, chantant le temple béni. (sentiers du déni).

Lui, de son côté :
Pénitent impuissant, ne trouve rien d'autre que fuir, chasser l'El Dorado, tout chez lui transpire le mensonge, la fausse lutte, la complaisance :
"Ici où ailleurs, maintenant où jamais, comme ça et pas autrement !"

Elle, de son côté :
Est libre et s'en vas, n'attends plus, ne reviendra pas. Pas de victoire à la Pyhrrus, pas de drames. Juste ce qu'elle appelle : "La vie".

La pomme, sur le sol :
L'autre qui la ronge.
Son flanc arraché.
"Combien de temps ?"

Le ver, dans la chaire :
La vie. La vie. La vie. La vie.
Un doute seulement.
"Serais-je, moi aussi, maudit ?"

Je, sur le bord de la route
Pierres,
Feuille,
Stylo,
Cendre.
"Serais-je, moi aussi, libéré ?"